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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 08:11
Portes ouvertes du GAMSTAT à Valence Chabeuil

Cet hélicoptère gazelle est exposé au Auchan de Guilhérand Granges. Une bonne publicité pour les portes ouvertes du GAM-STAT qui auront lieu le 3 juillet sur l'aérodrome de Valence Chabeuil. Ouverture à 10h, fermeture 18h.

Portes ouvertes du GAMSTAT à Valence Chabeuil
Portes ouvertes du GAMSTAT à Valence Chabeuil
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 18:35

Extrait JO du 30 décembre 2014:
Article 87 L’article L. 253 ter du même code est ainsi modifié: Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Une durée d’au moins quatre mois de service effectuée au titre des conflits, opérations ou missions mentionnés au premier alinéa du présent article est reconnue équivalente à la participation aux actions de feu ou de combat prévue au cinquième alinéa de l’article L. 253 bis. »
II. – Le 2o du II du présent article entre en vigueur à compter du 1er octo
bre 2015.

A compter du 1° octobre 2015, les combattants ayant séjourné pendant 120 jours continus ou non sur un ou plusieurs théatres d'opérations, sont éligibles à la carte du combattant quelque soit leur unité d'appartenance.

Ils doivent en faire la demande auprès de leur Direction départementale de l 'ONAC en utilisant l imprimé CERFA 15409*01 téléchargeable sur le site de l'ONAC avec le lien Demande CC-TRN CERFA 15409*01 et documents annexes.


feuille complementaire Etat des services

Commentaires :

La carte du combattant est régie par le code des pensions militaires d invalidité dans ses articles L253 et L254; R223 à R235.

L'article 87 de la LOI no2014-1654 du 29 décembre 2014 de finances pour 2015 indique que 120 jours d OPEX équivalent à cinq actions de feu qui permettent de prétendre à la carte. Cette mesure prend effet le 1° octobre 2015.

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 09:48

Assemblée générale des Combattants Volontaires de la Drôme, Valence le 5 mars 2016

L’ordre du jour est le suivant :

  • Ouverture de l’assemblée générale,
  • approbation du compte-rendu de l’AG 2015,
  • point sur l’effectif et les activités,
  • situation financière,
  • élection du bureau,
  • activités futures.

La section Drôme Ardèche se porte bien malgré une baisse notable de l’effectif due à plusieurs facteurs que je cite chaque année et que je rappelle :

  • le départ, suite à décès où surtout à incapacité à se déplacer, des plus anciens (39-45 et Indochine) qui constituaient un fort contingent,
  • la moindre implication des plus jeunes.

À ce jour la section compte 177 adhérents dont 2 veuves. Depuis mars 2015, 13 compagnons nous ont quittés dont André PETIT, vice-président d’honneur de la section, ancien résistant FFI et officier de la Légion d’honneur, il était un passeur de mémoire écouté et respecté. 13 adhérents ont été radiés ou ont démissionné, l’effectif est toujours en diminution. Le recrutement est faible, 6 nouveaux adhérents, peu de jeunes nous rejoignent, ils ne s’investissent d’ailleurs pas plus dans les associations des anciens des OPEX.

La section a aussi son blog dont je suis le webmaster, son adresse est http://fncv-drome.over-blog.com . Facile à créer et à utiliser, il permet l’information des adhérents et des extérieurs, en particuliers les cérémonies se déroulant à Valence et Bourg les Valence y sont annoncées ainsi que les changements dans les droits des anciens combattants.

Concernant les activités nous avons tenu notre assemblée générale à la Maison de la Vie Associative (MVA) de Valence le 14 mars 2015 en présence du vice-président du conseil général et du député de la circonscription, des présidents ou représentants de 14 associations amies et de près de 70 adhérents. Le bureau est resté pratiquement inchangé, Daniel CUOQ est le nouveau vice-président responsable du secteur de CREST.

L’assemblée générale a été suivie d’un repas dansant animé par un groupe de Jazz au cours duquel fut réalisée une évocation de la mémoire de Paul BERANGER, compagnon décédé qui a légué à la section une forte somme d’argent qu’il a été décidé de destiner aux actions sociales (aides aux adhérents, colis de Noël…), au devoir de mémoire (cérémonies, stèles commémoratives, plaques mortuaires….) et aux activités (voyages, visites, loto….).

Nous avons réalisé un voyage à BARCELONE du 21 au 25 octobre 2015 avec des adhérents de l’amicale des anciens de l’ALAT , un excellent moment convivial, amical et très instructif. Notre guide et interprète était notre secrétaire générale et mon épouse Ana BRAULT, Catalane née à BARCELONE.

Nous continuons aussi bien sûr à soutenir nos camarades dans le besoin, à participer à un maximum de cérémonies pour honorer nos morts et entretenir le devoir de mémoire et à accompagner nos défunts à leur dernière demeure.

Le siège de la fédération des combattants volontaires ayant cessé d’envoyer des colis de Noël aux plus nécessiteux d’entre nous, la section a repris à son compte cette action sociale.

Nous participons aussi autant que faire se peut et sans ostracisme aux assemblées générales et congrès des autres associations d’anciens combattants de Drôme Ardèche et associations amies (ANAI, APDA, ADASOR, Amicales des anciens TdM 26/07, Souvenir Français, Amicale des anciens de l’ALAT, Anciens combattants de Chomerac, SMLH, Médaillés Militaires, FNACA, Cercle algérianiste…….. ). Nous sommes aussi présents et actifs en nombre au conseil départemental des anciens combattants (2 vice-présidents, 5 membres).

Les activités futures déjà planifiées ou en projet sont les suivantes :

  • un voyage à Lyon le 9 juin avec visite du musée des confluences, les murs peints de Lyon et un repas dans un bouchon lyonnais,
  • un voyage de 4 à 5j la 3ième semaine d’octobre en Andorre ou au Pays basque espagnol ou au Tyrol,
  • notre assemblée générale qui se tiendra le 11 mars 2017

En conclusion des difficultés pour maintenir l’effectif et une dégradation du réseau d’information qui ne permet plus le suivi efficace des adhérents mais une excellente situation financière qui nous permettra pendant une dizaine d’années de soutenir et d’accompagner nos camarades qui en auront besoin.

Nous résistons donc avec optimisme.

Le bureau reste inchangé:

Président : Lieutenant-colonel (er) Michel BRAULT

Secrétaire général : Ana BRAULT

Trésorier général : Lieutenant colonel (cr) LAURENT Jean Claude

Vice-président responsable du secteur de Crest, Die, Vallée de la Drôme : - M . Daniel CUOQ

Vice-président responsable du secteur Montélimar, Pierrelatte, Nyons : Lieutenant colonel (cr) Philippe MAZEAUD

Vice-président responsable du secteur de Valence et cantons limitrophes: Lieutenant Colonel (er) Marcel ROCH

Vice-président responsable du secteur Ardèche: Emile PASQUIER

Porte-drapeaux : Gaëtan STRAGAPEDE, suppléant, Stéphane LAMBERT

Les objectifs de la section sont les suivants :

  • faire effort sur les fondamentaux (solidarité, devoir de mémoire, défense des droits)
  • recruter
  • obtenir l’éligibilité des engagés volontaires à la Croix du combattant volontaire
  • si nécessaire défendre le maintien du 11 novembre comme journée nationale d’hommage à tous les morts pour la France et du 5 décembre comme journée nationale d’hommage aux morts en AFN.
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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 13:04

Le 19 mars 1962

La Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie, fidèle à la vocation qui lui a été donnée par le législateur tient à apporter les éléments de réflexion suivants.

Les textes.

L’accord de cessez-le-feu et les déclarations gouvernementales, appelés commodément « accords d’Evian »dans la presse, furent le résultat de négociations entre une délégation française représentant le gouvernement français et une délégation algérienne, représentant le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (G.P.R.A.)

Ces négociations furent l’aboutissement d’un long processus, entamé le 14 juin 1960, lorsque le général de Gaulle appela le G.P.R.A à s'asseoir autour de la table des négociations.

Côté français, outre Louis Joxe qui dirigeait la délégation, étaientprésents :Bernard Tricot, Roland Cadet, Yves Roland-Billecart, Claude Chayet, Bruno de Leusse, Vincent Labouret, le général Jean Simon, le lieutenant-colonel Hubert de Seguins Pazzis, Robert Buron et Jean de Broglie.

Côté algérien outre Krim Belkacem qui dirigeait la délégation il y avaitSaad Dahlab, Benmostefa Benaouda dit Siamar, Lakhder Bentoubal, Taïeb Boulahrouf, Mohamed Seddik Ben Yahia, Seghir Mostefaï, Redha Malek, M'Hamed Yazid, Ahmed Boumendjel, et Ahmed Francis.

Ces accords signés le 18mars1962 à l’Hôtel du Parc àÉvian-les-Bains (Haute-Savoie, France) comportaient deux volets :

1/-Un « accord de cessez-le-feu en Algérie », officialisant la fin des opérations militaires pour le 19 mars 1962 à 12 h 00. Il était aussi inscrit dans ce texte que « toute action clandestine et contraire à l’ordre public devra prendre fin » (Article 2 § 2) et qu’une « commission mixte de cessez-le-feu » serait créée pour régler les litiges entre les deux parties (Article 6).

2/-Un corpus de textes rassemblés sous l’appellation : « Déclarations Gouvernementales du 19 mars 1962 relatives à l’Algérie », qui portait notamment sur :

- la période de transition jusqu'au référendum d'autodétermination. Pour cette période étaient mis en place un Exécutif provisoire et un Haut-Commissaire représentant l'État français

- la libération des prisonniers dans un délai de vingt jours et une mesure d'amnistie générale

- l'organisation d'un référendum d'autodétermination dans un délai minimum de trois mois et maximum de six mois.

Dans l'hypothèse où, à la suite du référendum, la solution d'indépendance serait retenue,ces textes prévoyaient :

- des dispositions générales garantissant l'amnistie et la protection contre toute discrimination en raison des actes commis à l'occasion des « événements » d'Algérie avant le cessez-le-feu (19 mars), et en raison des opinions émises avant le référendum d'autodétermination (1er juillet) ;

- des garanties prévues pour les personnes conservant le statut civil de droit français ;

- la programmation du retrait des forces militaires françaises.

Publié au Journal Officiel le 20 mars 1962 ce document fut approuvé par référendumle 8 avril 1962 par 90 % des votants, les Français de métropole ayant été les seuls à être appelés aux urnes.

Leur application.

A partir du 19 mars s’ouvre une période cruciale. En effet le cessez-le-feu a pour but d’arrêter les opérations militaires et ce faisant de faciliter la période transitoire vers l’indépendance de l’Algérie.

La réalité fut dramatiquement différente.

D’un côté le cessez-le-feu fut unilatéralement appliqué par les forces militaires françaises engagées contre le FLN et l’ALN. De l’autre les institutions mises en place furent impuissantes à arrêter le déferlement de violence touchant les populations civiles prises en otages. Le 26 mars une manifestation de soutien au réduit de Bab-el-Oued tenu par quelques « activistes » de l’Algérie française est réprimée par une unité de tirailleursdans la rue d’Isly, faisant 46 morts. D’autre part les acteurs des combats ne cessent de s’affronter, en contradiction avec l’esprit et la lettre des accords : actions de l’OAS, actions unilatérales du FLN et de l’ALN contre des militaires français, actions de répression et de représailles incessantes entre différents protagonistes. Commence également la chasse aux harkis qui sera un long calvaire. Après la fin de l’OAS, cette situation s’aggravera, même au-delà de l’indépendance algérienne. Le 5 juillet 1962 à Oran, plus de 700 Européens d’Algérie furent délibérément massacrés.Le territoire métropolitain lui-même n’a pas été épargné par cette violence post-accords d’Evian (attentats de l’OAS, règlements de comptes inter-algériens).

Dans ce contexte, il est clair que le 19 mars ne représente que la fin des opérations militaires françaises stricto sensu avec en conséquence la démobilisation progressive du contingent. Le processus politique immédiat s’avère plus négatif. En réalité, cette période correspond au début du démantèlement des principales clauses des accords d’Evian concernant les personnes et les biens. Dans un premier temps par la terreur infligée accentuant l’exode des populations européennes, puis immédiatement après le 3 juillet par les décisions de l’Algérie indépendante. Le 19 mars n’a doncaucune des caractéristiques traditionnelles d’une date d’apaisement. Il marque simplement la fin unilatérale des opérations militaires françaises qui ne seront reconnues comme guerre qu’à partir de 1999. Il marque aussi le début d’un processus politique avorté dont les conséquences pèseront sur les conditions de l’indépendance de l’Algérie et de façon plus générale, sur l’ensemble des relations franco-algériennes.

Chronologie de la réflexion sur les dates

-18 octobre 1999 : loin° 99-882 relative à la substitution, à l'expression " aux opérations effectuées en Afrique du Nord ", de l'expression " à la guerre d'Algérie ou aux combats en Tunisie et au Maroc ". Elle fixe la fin de la période de présence en Algérie pour la carte du combattant au 2 juillet 1962.

-22 janvier 2002 : proposition de loi relative à la reconnaissance du 19mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroctransmise au Sénat et non examinée.

-22 janvier 2003 : après avoir débattu avec les associations (où le 16 octobre, date du transfert des cendres du soldat inconnu d'Afrique du nord à Notre Dame de Lorette, avait également été envisagé) la commission Favier s’est prononcée pour la date du 5 décembre qui est le jour anniversaire de l'inauguration le 5 décembre 2002 du Mémorial national des morts pour la France en Algérie, Maroc et Tunisie, quai Branly à Paris, afin d’être ainsi déconnectéede toute action sur le terrain.

-26 septembre 2003 : le décret n° 2003-925 institue une journée nationale d'hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie, le 5 décembre de chaque année.

-23 février 2005 : loi2005-158 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés.

-28 février 2012 : loi n° 2012-273fixant au 11 novembrela commémoration de tous les morts pour la France. Cette loi inclut donc notamment les morts d’Indochine et d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie.

-6 décembre 2012 : loi n° 2012-1361 relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 07:44

La loi des finances pour 2016, revenus de 2015, a, pour les Anciens Combattants, revu les conditions d'âge pour obtenir la 1/2 part supplémentaire pour le calcul des Impôts sur le revenu. Au lieu des 75 ans révolus jusqu'à ce jour, cette Loi introduit un âge de 74 ans pour bénéficier de cette mesure.

Cela sous-entend pour les revenus de 2015, que vous déclarerez en 2016, que les titulaires de la Carte du Combattant, nés en 1940, qui ont donc eu 75 ans en 2015, de même que ceux qui ont eu 74 ans en 2015, vont bénéficier de cette mesure. Ils n'auront qu'une chose à faire, c'est de cocher la case W sur l'imprimé papier de déclaration des Impôts, la case Anciens Combattants réservée à cet effet. La veuve d'un titulaire de la carte du Combattant décédé, qui (normalement) a bénéficié au moins une fois de cette mesure, pourra elle aussi en profiter.

Recommandation : Toute veuve d'un titulaire de la Carte du Combattant décédé, a tout intérêt à se rapprocher de l'ONAC de son lieu de résidence (à METZ, 5, Rue de la Citadelle), et présenter une demande de délivrance d'une carte de conjoint, qui lui ouvrira d'autres droits.

Article 4 de la loi de finances pour 2016 - Abaissement de la condition d'âge pour l'obtention par les anciens combattants d'une 1/2 part supplémentaire (de 75 à 74 ans), ainsi que pour les tulaires de carte du combattant ou d'une pension militaire d'invalidité mariés ou pacsés.A l'article 195 du code général des impôts, le nombre : « 75 » est remplacé, trois fois, par le nombre : « 74 ».

Article 195 du CGI (avant / après)

1. Par dérogation aux dispositions qui précèdent, le revenu imposable des contribuables célibataires, divorcés ou veufs n'ayant pas d'enfant à leur charge, exclusive, principale ou réputée également partagée entre les parents, est divisé par 1,5 lorsque ces contribuables :

a. Vivent seuls et ont un ou plusieurs enfants majeurs ou faisant l'objet d'une imposition distincte dont ces contribuables ont supporté à titre exclusif ou principal la charge pendant au moins cinq années au cours desquelles ils vivaient seuls ;

b. Vivent seuls et ont eu un ou plusieurs enfants qui sont morts, à la condition que l'un d'eux au moins ait atteint l'âge de seize ans ou que l'un d'eux au moins soit décédé par suite de faits de guerre et que les contribuables aient supporté à titre exclusif ou principal la charge de l'un au moins de ces enfants pendant au moins cinq années au cours desquelles ils vivaient seuls ;

c. Sont titulaires, soit pour une invalidité de 40 % ou au-dessus, soit à titre de veuve, d'une pension prévue par les dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre reproduisant celles des lois des 31 mars et 24 juin 1919 ;

d. Sont titulaires d'une pension d'invalidité pour accident du travail de 40 % ou au-dessus ;

d bis. Sont titulaires de la carte d'invalidité prévue à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles ;

e. Vivent seuls et ont adopté un enfant, à la condition que, si l'adoption a eu lieu alors que l'enfant était âgé de plus de dix ans, cet enfant ait été à la charge de l'adoptant comme enfant recueilli dans les conditions prévues à l'article 196 depuis l'âge de dix ans. Cette disposition n'est pas applicable si l'enfant adopté est décédé avant d'avoir atteint l'âge de seize ans ou si l'enfant adopté n'a pas été à la charge exclusive ou principale des contribuables pendant au moins cinq années au cours desquelles ceux-ci vivaient seuls ;

f. Sont âgés de plus de 75 74ans et titulaires de la carte du combattant ou d'une pension servie en vertu des dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ; cette disposition est également applicable aux veuves, âgées de plus de 75 74ans, des personnes mentionnées ci-dessus.

2. Le quotient familial prévu à l'article 194 est augmenté d'une demi-part pour chaque enfant à charge et d'un quart de part pour chaque enfant réputé à charge égale de l'un et l'autre de ses parents, titulaire de la carte d'invalidité prévue à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles.

3. Le quotient familial prévu à l'article 194 est augmenté d'une demi-part pour les contribuables mariés, lorsque l'un ou l'autre des conjoints remplit l'une des conditions fixées aux c, d et d bis du 1.

4. Le quotient familial prévu à l'article 194 est augmenté d'une part pour les contribuables mariés invalides lorsque chacun des conjoints remplit l'une des conditions fixées aux c, d et d bis du 1.

5. Le quotient familial prévu à l'article 194 est augmenté d'une demi-part pour les contribuables célibataires, divorcés ou veufs ayant un ou plusieurs enfants à charge, que celle-ci soit exclusive, principale ou réputée également partagée entre les parents, lorsque ces contribuables remplissent l'une des conditions d'invalidité fixées aux c, d ou d bis du 1.

6. Les contribuables mariés, lorsque l'un des conjoints est âgé de plus de 75 74ans et titulaire de la carte du combattant ou d'une pension servie en vertu des dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre, bénéficient d'une demi-part supplémentaire de quotient familial.

Les contribuables qui bénéficient des dispositions des 3 ou 4 ne peuvent bénéficier des dispositions du premier alinéa.

NB : Le coût de cette mesure est évalué par le gouvernement à 44 millions d'euros qui avait formulé un avis défavorable à l'amendement parlementaire ayant introduit cet article.

Pour les revenus de 2015, à déclarer en 2016, sont donc concernés, les A/C, nés en 1940, qui ont eu 75 ans en 2015, et ceux, nés en 1941, qui ont eu 74 ans en 2015.

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 08:17
Panthéon et hommage à la Résistance :  Nous voulons de jeunes héros !
Panthéon et hommage à la Résistance :  Nous voulons de jeunes héros !

2015. Les Français commémorent le 70 ème anniversaire de la Libération. C’est avant tout le combat contre les nazis et l’envahisseur. L’Honneur de la France a été porté par tous ceux qui ont agi en ce sens. Ils ont été nombreux, certains ont eu des conduites héroïques. Un plus grand nombre encore a été victime de la barbarie sans voir l’aube de la Libération.

Des hommes et des femmes se sont engagés dans la résistance à l’occupant soit dans les Forces Françaises Libres, soit au sein des différents réseaux de l’intérieur. Ils méritent que le pays se souvienne d’eux et les cite en exemples. Les associations patriotiques et du monde combattant ont vocation à s’exprimer en ce sens. Dans leurs rangs, très nombreux sont ceux, de toutes générations, qui ont donné des gages voire même leur sang au nom de leur indéfectible attachement à la France et donc à la République.

La Libération c’est avant tout le retour du drapeau qui est le symbole même de la France. Il doit être respecté en tout temps et en tout lieu par les anciens comme par les jeunes. Le Comité National d’Entente a proposé en décembre 2014 au Président de la République cinq noms de jeunes héros, dont quatre Compagnons de la Libération, pour les faire « entrer au Panthéon » à l’occasion de la commémoration de la Libération. Aucune réponse ne lui a été faite. Il déplore cette indifférence incompréhensible mais il regrette plus encore qu’un signal ambigu soit fait à cette occasion. La Jeunesse de France a généré des héros pour libérer la patrie durant cette deuxième guerre mondiale. Pourquoi alors leur préférer, à cette occasion, une victime de la barbarie, même comme Jean Zay ? La confusion trop fréquente entre ceux qui sont des victimes, ceux qui font leur devoir et les héros, est une erreur.

Le Comité National d’Entente réaffirme, à l’occasion de la prochaine cérémonie du 27 mai au Panthéon, qu’il eut été grand de glorifier de jeunes héros dont l’attachement au drapeau national n’aurait souffert d’aucune controverse ni d’aucune ambigüité.

Nous voulons au Panthéon de jeunes héros fiers du Drapeau de la République : tel est le sens de notre communiqué !

Le Général de corps d’armée (2s) Dominique DELORT

Président du Comité National d'Entente

Associations signataires du présent communiqué

A.C.U.F. (Association des Combattants de l'Union Française)

A.E.A. (Association des Elèves de l’Ecole de l’Air)

A.E.N. (Association des Anciens de l’Ecole Navale)

A.E.T. (Association des Enfants de Troupes)

A.N.C.G.V.M. (Association Nationale des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire)

A.N.C.M. (Association Nationale des Commissaires de la Marine)

A.N.C.C.O.R. « Ceux de Cherchell »

A.N.O.C.R. (Association Nationale des Officiers de Carrière en Retraite)

ANOPEX (Association Nationale des Participants aux Opérations Extérieures)

A.N.O.R.GEND (Association Nationale des Réservistes de la Gendarmerie)

A.N.O.R.I. (Association Nationale des Réservistes de l’Infanterie)

A.N.R.A.T. (Association Nationale des Réserves de l’Armée de terre)

F.A.C.S. (Fédération des Anciens Combattants résidant hors de France)

F.N.A. (Fédération Nationale de l’Artillerie)

F.N.A.O.M. / A.C.T.D.M. (Fédération Nationale des Anciens d’Outre-Mer et Anciens Combattants TDM)

F.N.A.C. (Fédération Nationale des Amicales de Chasseurs à pieds, alpins et mécanisés)

F.N.A.P. (Fédération Nationale des Associations Parachutistes)

F.N.B.M.I.G. (Fédération Nationale des Blessés Multiples et Impotents de Guerre)

F.N.G. (Fédération Nationale du Génie)

F.N.T. (Fédération Nationale du Train)

F.R.E.S.M. (Fédération pour le Rayonnement et l’Entraide des Soldats de Montagne)

F.S.A.L.E. (Fédération des Sociétés d’Anciens de la Légion Etrangère)

L’EPAULETTE (Association des officiers de recrutement interne et sous contrat)

La Fraternelle Militaire

La Saint-Cyrienne (Association des Elèves et anciens élèves de l’Ecole Spéciale Militaire)

MINERVE (association de l’enseignement militaire supérieur, scientifique et académique)

Promotion VICTOIRE

TREFLE (Elèves et anciens élèves de l’Ecole des Officiers de Gendarmerie)

U.A.G. (Union des Aveugles de Guerre)

U.N.A.A.L.A.T. (Union Nationale des Associations de l’A.L.A.T.)

U.N.A.B.C.C. (Union Nationale de l’Arme Blindée Cavalerie et Chars)

U.N.C. (Union Nationale des Combattants)

U.N.A.C.I.T.A. (Union Nationale des Anciens Combattants d’Indochine, des T.O.E. et d’AFN)

U.N.O.R. (Union Nationale des Officiers de Réserve)

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 08:46
Compte rendu de l'assemblée générale des combattants volontaires de la Drôme
Compte rendu de l'assemblée générale des combattants volontaires de la Drôme

Assemblée générale des Combattants Volontaires de la Drôme, Valence le 14 mars 2015

L'assemblée générale s'est déroulée en présence de Pierre Jean Veyret, conseiller départemental, de Patrick Labaune, député de la Drôme, et de Pierre Viger, représentant le maire de Valence.

L’ordre du jour est le suivant :

  • Ouverture de l’assemblée générale,
  • approbation du compte-rendu de l’AG 2014,
  • point sur l’effectif et les activités,
  • situation financière,
  • élection du bureau,
  • activités futures,
  • objectifs de la section

La section se porte bien malgré une baisse notable des effectifs due à plusieurs facteurs :

  • le départ, suite à décès où surtout à incapacité à se déplacer, des plus anciens (39-45 et Indochine) qui constituaient un fort contingent,
  • la moindre implication des plus jeunes.

À ce jour 207 adhérents, depuis janvier 2014, 15 compagnons nous ont quitté et 7 ont été radiés , l’effectif est toujours en diminution. Le recrutement est faible, peu de jeunes viennent remplacer les anciens qui souhaitent se retirer car ils ne sont plus valides ou qui disparaissent. Les jeunes OPEX rejoignent plus les associations de leur ancien régiment ou des associations liées aux opérations extérieures, pourtant notre fédération pourraient les épauler car elle est encore puissante par le nombre de ses adhérents, la connaissance des dossiers et des textes de loi, son appartenance à la FNAM et son réseau parisien.

Concernant les activités nous continuons à soutenir nos camarades dans le besoin, à participer à un maximum de cérémonies pour honorer nos morts et entretenir le devoir de mémoire et à accompagner nos défunts à leur dernière demeure. En particulier la section organise, avec le souvenir français, les anciens des troupes de Marine et les anciens de l’ALAT, une cérémonie d’hommage au carré militaire du cimetière de Bourg lés Valence pour chacun des militaires tués au combat en OPEX. Nous participons aussi autant que faire se peut et sans ostracisme aux assemblées générales et congrès des autres associations d’anciens combattants de Drôme Ardèche. Nous sommes aussi présents et actifs en nombre au conseil départemental des anciens combattants ( 6 dont les 2 vice-présidents)

La section a aussi son blog dont je suis le webmaster, son adresse est http://fncv-drome.over-blog.com . Facile à créer et à utiliser, il permet l’information des adhérents et des extérieurs.

En juillet est arrivée une bonne nouvelle, un évènement qui permet d’envisager un avenir meilleur pour la section, une forte somme, correspondant au legs d’un de nos compagnons Paul Beranger à notre section, est venue grossir notre trésorerie.

Après réunion de notre conseil d’administration il a été décidé de destiner cet argent aux actions sociales (aides aux adhérents, colis de Noël…), au devoir de mémoire (cérémonies, stèles commémoratives, plaques mortuaires….) et aux activités (voyages, visites, loto….).

La section a organisé un loto le 29 novembre 2014, son assemblée générale du 14 mars 2015 sera suivie d’un repas gratuit animé par un groupe de Jazz et d’une évocation de la mémoire de Paul Beranger et enfin un voyage sera organisé à Barcelone du 21 au 25 octobre, il sera subventionné pour partie.

Pour remercier le bureau fédéral pour son aide efficace dans les démarches administratives qui ont conduit à l’obtention de ce legs, la section lui a remis un chèque de 5000€, don des combattants volontaires de la Drôme.

En conclusion des difficultés pour maintenir l’effectif et une dégradation du réseau d’information qui ne permet plus le suivi efficace des adhérents mais une excellente situation financière qui nous permettra pendant une dizaine d’années de soutenir et d’accompagner nos camarades qui en auront besoin

Nous résistons donc avec sérénité et beaucoup d’optimisme.

Le bureau reste inchangé:

Président : Lieutenant-colonel (er) Michel BRAULT

Secrétaire général : Ana BRAULT

Trésorier général : Lieutenant colonel (cr) LAURENT Jean Claude

Vice-président d’honneur : M André PETIT

Vice-président responsable du secteur de Crest, Die, Vallée de la Drôme : - M . Daniel CUOQ

Vice-président responsable du secteur Montélimar, Pierrelatte, Nyons : Lieutenant colonel (cr) Philippe MAZEAUD

Vice-président responsable du secteur de Valence et cantons limitrophes: Lieutenant Colonel (er) Marcel ROCH

Vice-président responsable du secteur Ardèche: Emile PASQUIER

Porte-drapeau : Stéphane LAMBERT

Les objectifs de la section sont les suivants :

  • faire effort sur les fondamentaux (solidarité, devoir de mémoire, défense des droits)
  • recruter
  • obtenir l’éligibilité des engagés volontaires à la Croix du combattant volontaire
  • si nécessaire défendre le maintien du 11 novembre comme journée nationale d’hommage à tous les morts pour la France et du 5 décembre comme journée nationale d’hommage aux morts en AFN.

La secrétaire Le président

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 07:01

jean zay-16c84En 2015, la France commémore le 70e anniversaire de sa libération pour laquelle des dizaines de milliers de Français acceptèrent de sacrifier leur vie afin que le drapeau tricolore remplace définitivement celui de l’occupant nazi. Pour honorer leur mémoire et faire vivre leur souvenir, est-il acceptable de choisir un ancien ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts qui, à 20 ans, traita, dans un poème, le drapeau français de « torche-cul » ?
Le 7 janvier 2015 est paru, sous le timbre du ministère de la Culture et de la Communication, le décret annonçant l’hommage de la Nation à la mémoire de quatre personnalités et le transfert des cendres de deux d’entre elles, dont Jean Zay, au Panthéon. La cérémonie est prévue le 27 mai.
Le président de la République n’a pas encore donné suite aux arguments exposés dans la lettre qui lui a été adressée par une cinquantaine d’associations représentant des centaines de milliers de citoyens et proposant, en lieu et place de Jean Zay, des jeunes résistants morts pour la France les armes à la main ou fusillés par l’ennemi. Il a maintenu Jean Zay, proposé dans la plus grande discrétion par un petit groupe d’historiens et associé à trois autres personnalités remarquables : Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion.
Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur Jean Zay, lâchement assassiné par des miliciens en 1944. Mais une victime n’est pas un héros, et le Panthéon n’est pas une récompense. C’est une référence nationale.
Par contre, le texte honteux, écrit en 1924 par un jeune homme intelligent mais trop jeune pour avoir supporté directement et personnellement les horreurs de la Grande Guerre, constitue à nos yeux un obstacle insurmontable à son entrée au Panthéon.
En effet, alors que la France célèbre le centième anniversaire de la Première Guerre mondiale rappelant l’Union sacrée de tous les Français et le sacrifice de 1 400 000 d’entre eux, morts pour leur pays et pour ce qui l’incarne, son drapeau, il serait incompréhensible et contradictoire d’honorer un homme qui, lui, a pensé et rédigé un texte montrant une telle haine envers notre emblème national.
Cette année, la France va rendre hommage aux soldats de la France Libre, à ceux de l’armée d’Afrique et de l’armée de l’ombre qui, dans leur extrême diversité, étaient réunis autour du drapeau français, sur le territoire national ou au-delà des mers, et combattaient pour ses trois couleurs, symboles de la liberté. Peut-on les insulter davantage en les rassemblant sous l’égide d’un homme qui a vomi cet emblème sacré ?
Notre pays est aujourd’hui en guerre contre le totalitarisme islamiste. Les Français se regroupent naturellement autour des symboles de la République que sont la Marseillaise et le drapeau ; le 11 janvier dernier, ils l’ont fait massivement. Au moment où la cohésion de la Nation est indispensable au succès dans le combat qui s’engage contre ceux qui veulent nous imposer leur loi et nous reprendre notre liberté, ne serait-il pas alors incongru, paradoxal voire dangereux, de présenter en exemple à une jeunesse, qui doute trop souvent de son pays, un homme qui a exprimé le dénigrement et la haine du drapeau ?
Les cinq jeunes résistants proposés par l’ASAF étaient, lors de leur mort, âgés de 17 à 22 ans. Ils incarnent le symbole de l’unité nationale. Ils faisaient fi des clivages politiques qui prévalaient alors. Certains, bien que catholiques fervents, ont combattu au sein de réseaux d’obédience communiste parce qu’ils estimaient que c’était là qu’ils défendraient le mieux leur pays. Aucun n’a tremblé devant la mort, prouvant ainsi qu’ils plaçaient l’avenir de leur pays au-dessus de leur propre vie.
Le président de la République a indiqué, en plusieurs occasions, qu’il fallait envoyer des messages en direction d’une jeunesse en attente. Or, quel plus beau message d’espoir que celui-ci cinq fois répété ? Le Panthéon ne renferme pas de jeunes personnalités ; il se présente là une extraordinaire opportunité de combler cette lacune et de rendre cette référence nationale plus représentative de la diversité française.
Monsieur le président, au moment où, plus que jamais, la Nation doit se rassembler pour relever les innombrables défis auxquels elle est confrontée, il serait incompréhensible que vous reteniez parmi les héros qui inspirent l’action des Français un homme ayant traîné dans la boue le drapeau qui, aujourd’hui, couvre le cercueil de nos soldats morts pour la France.
L’ASAF, comme un grand nombre de Français, ne peut l’accepter. L’honneur du drapeau ne se négocie pas.
Si une décision présidentielle n’intervenait pas pour modifier ce  décret, une telle forfaiture ne manquerait pas de provoquer une réelle division des Français aux conséquences imprévisibles alors que, dans le même temps, ils sont appelés à faire bloc et à avoir le souci de l’unité nationale.
La Rédaction de l’ASAF

(www.asafrance.fr)  

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 07:20

jebsheim-20150131En janvier 1945, la bataille de Colmar fait rage, dans des conditions météorologiques épouvantables. C’est que l’état-major allemand a mis les moyens pour bloquer l’avancée des forces alliés, américaines et françaises en particulier. Une localité va symboliser l’âpreté des combats : celle de Jebsheim.

Le 26 janvier, le 254e Régiment d’Infanterie de l’US Army (RIUS) fonce sur Jebsheim, qui un des verrous de la poche de Colmar. Là, il se heurte à une forte résistance du 136e régiment de Gerbirgsjäger et à l’artillerie allemande. Il est alors appuyé par des chars du Combat Command 6 (CC6) de la 5e Division blindée (DB) française ainsi que du 1er Régiment de chasseurs parachutistes (RCP), formé au Maroc et qui vient de se relever de lourdes pertes subies lors des combats précédents menés dans les Vosges.

Le chef de corps du 1er RCP de l’époque, le général Jacques Faure, écrit (*) : « Jebsheim est la clé de défense de Colmar et l’Allemand apporte la même âpreté à le défendre que l’Allié à le prendre. La lutte est impitoyable , chaque maison est une redoute, chaque soupirail cache un Panzerfaust. À peine avons-nous pris un îlot qu’un reflux de la vague nous le fait perdre. Pourtant , à la grenade, au poignard, au pistolet mitrailleur, l’avance se poursuit , lente et meurtrière ».

Plus loin, il poursuit : « Les rues sont jonchées de cadavres écrasés par les chars. Les artilleries allemandes et alliées pilonnent sans arrêt les parties du village tenues par l’ennemi. On se fusille d’une maison à l’autre, tandis que les mitrailleuses interdisent les rues et les carrefours par de longues rafales qui balaient les chaussées. Les chars nous apportent une aide efficace en pratiquant dans les maisons des brèches par où s’engouffrent nos groupes d’assaut. Les panzerfaust abandonnés par les Allemands sont immédiatement utilisés par les parachutistes. Des attaques en crochet sont menées par des sections sur les lisières Est du village. Elles permettent de prendre pied dans les maisons dont les défenseurs sont fixés par les attaques frontales des chars. Petit à petit l’ennemi lâche pied. Nous le refoulons dans la partie Sud du village et nous faisons de nombreux prisonniers ».

Mais, le 29 janvier au soir, et malgré une dernière contre-attaque allemande, le village est libéré. « Rien ne donne une idée de ce qu’est alors ce malheureux village de Jebsheim. 500 cadavres allemands en transforment les rues en un véritable charnier. Nous mêmes y avons 300 hommes hors de combat et les Américains au moins autant. Mais nous avons fait 750 prisonniers, et le 254ème R.I.U.S plus de 300. Jebsheim est bien le symbole de la fraternité franco-américaine. Il est aussi le symbole de l’héroïsme dépensé pour enfoncer le front allemand et atteindre la ligne d’où va , maintenant partir l’exploitation décisive », écrira le général de Lattre.

Depuis, les liens entre le 1er RCP et Jebsheim ont toujours été forts. Tous les ans, le régiment envoie un détachement dans cette commune alsacienne à l’occasion de la commémoration des violents combats qui y ont eu lieu.

Mais cette année sera particulière puisque Jebsheim va officiellement devenir la « ville marraine » du 1er RCP à l’occasion des cérémonies commémoratives prévues ce 31 janvier marquant les 70 ans de sa libération.

Il faut dire que, pour le 1er RCP, ces combats de la poche de Colmar prennent une place particulière dans son histoire. Son chef de corps, le colonel Bruno Helluy, dira même, en 2013, qu’elle a « gravé dans l’âme du régiment (…) l’humilité et la foi dans l’avenir » et qu’elle lui a appris « l’abnégation, le courage et le refus de la défaite quelles qu’en soient les conséquences » et que la « victoire était toujours collective, que l’action individuelle, l’héroïsme de certains n’avaient de valeur que par la force du groupe, par la cohésion de la section et l’allant de la compagnie ».

(*) Un hiver en Alsace

 

Photo : Jebhseim en 1945 (c) 1er RCP

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 18:43

atbiHocine ATBI, Harki et combattant volontaire, est décédé le samedi 17 janvier 2015. Notre compagnon et ami portait fièrement les couleurs de la France, son pays pour lequel il avait combattu pendant la guerre d'Algérie, à toutes les cérémonies depuis de nombreuses années. Il répondait toujours présent, était très actif dans les activités de la section, était toujours souriant et était apprécié et aimé de tous. Une cérémonie d'hommage à Hocine ATBI se déroulera le mardi 20 à 14h30 au cimetière de Valence. Rassemblement à 14h15 devant l'entrée principale du cimetière, avenue de Romans, pour former cortège et accompagner Hocine à sa dernière demeure et aussi témoigner notre soutien à son épouse et à sa famille.

Commémoration anniversaire de la première réunion du CNR

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