Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 15:25

 

René Nicolas, combattant volontaire, ancien des Forces Navales Françaises Libres, est décédé le 26 mars 2012. Il avait  participé à l'opération OVERLORD le 6 juin 1944 à bord de la frégate l'Aventure.

Il est titulaire de la Légion d'Honneur, de la Médaille Militaire, de la Croix de Guerre 39-45 avec citation à l'ordre de l'armée, Croix du combattant volontaire.

Ses obsèques ont eu lieu le 30 mars en l'église d'Etoile sur Rhône en présence de sa famille, de ses amis et d'une forte délégation d'anciens combattants. L'éloge funèbre, reproduite ci dessous, a été rédigée et lue par le général (2S) Paul BONNET, ancien président de la société d'entraide des membres de la Légion d'Honneur de Valence.

 

"René Nicolas au nom de la société d’entraide des membres de la Légion d’Honneur, de l’association des médaillés militaires, des anciens des forces navales françaises libres, des Combattants volontaires, mais aussi de tous les anciens combattants, amis et parents qui ont tenu par leur présence à vous rendre un dernier hommage, j’ai la délicate tache de rappeler vos activités dans la Résistance et celles au service des Forces Françaises de la France Libre dans la terrible période qu’a traversé notre patrie au cours des années 1940-1945. Il y a deux ans vous aviez témoigné de votre engagement dans  un livre Mon combat pour la Liberté.

Vous êtes né le 26 avril 1915 à Quimperlé (Finistère), après vos études supérieures à l’Ecole d’Electricité Violet, vous êtes appelé  en 1935 au service militaire, vous demandez à servir dans la Marine, où vous servez comme sous-marinier jusqu’à votre démobilisation en Janvier 1939. Après un embarquement de courte durée sur un paquebot vous êtes embauché à l’Union d’Electricité, section transport d’énergie Haute Tension, à Paris

Alors que la 2ème guerre mondiale est déclarée, le 3 septembre 1939, vous êtes mobilisé pour rejoindre à Cherbourg le 1er dépôt des équipages, puis vous rejoignez Bordeaux puis Casablanca pour embarquer sur le Victoria, un patrouilleur de haute mer, à bord duquel vous participez à la drôle de guerre  en sillonnant l’océan Atlantique , la Manche et la mer du Nord

En 1940 vous êtes démobilisé et vous rejoignez votre famille à Paris occupé et vous reprenez vos activités dans la compagnie  d’électricité à Vitry où progressivement vous vous engagez dans des activités clandestines contre l’occupant, en distribuant des tracts aux portes des usines et dans les vestiaires. Refusant de vous soumettre au service du travail obligatoire, dénoncé et menacé par la gestapo, vous décidez de rejoindre le général de Gaulle à Londres.

Vous tentez une première sortie par la Belgique, mais le réseau qui vous a pris en compte est démantelé, vous êtes de retour à Paris, après avoir été arrêté  et emprisonné. Pendant cinq jours vous êtes maltraité, battu et interrogé, lorsqu’un cheminot vous aide à vous soustraire à vos geôliers, en vous embarquant dans un wagon, deux jours plus tard vous vous retrouvez à Massy et vous regagnez Paris. Vous décidez une nouvelle tentative mais cette fois par l’Espagne. Ayant franchi la frontière franco espagnole fin 1941, vous êtes arrêté par la police espagnole et jeté dans une prison à Pampelune. Après six mois d’internement dans des conditions abjectes vous êtes  déplacé vers le sud de l’Espagne où vous êtes mis en résidence surveillée. Peu après, avec l’aide de la Croix Rouge vous êtes évacué vers Casablanca, votre rêve de servir la France Libre va se réaliser, c’est ainsi qu’après plus d’une année de galère vous débarquez à Portsmouth en octobre 1942, de là vous êtes dirigé vers le camp Bir-Hakeim des forces navales française libres. Peu de temps après avoir rencontré le général de Gaulle vous êtes définitivement enrôlé dans les forces navales, votre engagement date du 1 janvier 1943 : j’ai le sentiment d’être utile pour mon pays, une seule chose compte désormais : combattre pour que la France retrouve sa liberté

 A bord de la frégate l’Aventure vous participez aux opérations d’escorte de navires de commerce entre l’Ecosse et le Canada pour parer aux éventuelles attaques de sous marins, puis c’est la chasse à l’ennemi sous marin jusqu’en mars1944.

 Enfin c’est juin 1944, Dans des conditions météorologiques difficiles, l’opération OVERLORD est lancée, votre frégate fait partie de l’escorte de protection de 15 paquebots, 74 cargos et plus de 200 caboteurs dans le secteur d’Omaha Beach à Vierville. A l’aube du 6 juin à 6H30 du matin de votre poste de combat de la défense antiaérienne vous apercevez la cote du Cotentin : la France  se laisse deviner là devant nous. Des larmes viennent mouiller nos yeux ; Des larmes de joie et d’émotion.  En fin de matinée, vous débarquez pour assurer la protection  des hommes et secourir les premiers blessés.

Le 10 juin  votre frégate appareille de Falmouth pour Omaha Beach afin d’assurer la protection de chalands de débarquement et de Cargos.  Ces missions se poursuivent tout au long du mois de juin, parfois dans des conditions de mer difficile. Le 1er Aout 1944 votre frégate escorte les bâtiments de la 2ième Division Blindée du Général Leclerc qui débarque à Utah Beach.

Le 6 décembre 1944, votre frégate gagne Brest où vous bénéficiez d’une permission, vous en profitez pour aller voir votre famille à Paris où vous êtes accueilli par votre père malheureusement votre mère est absente, elle a été arrêtée pour fait de résistance au sein du réseau d’évasion Wisigoth-Lorraine et déportée à Ravensbrück

Peu après le 8 mai 1945, de retour à Brest vous êtes démobilisé en juillet 1945. Pour vos faits de guerre vous êtes décoré de la croix de guerre 39-45 avec une citation à l’ordre de l’armée et la médaille militaire vous est concédée.

Dès lors vous rejoignez le domicile familial, vous apprenez avec douleur la disparition de votre mère dans les fours crématoires de ce sinistre camp, le 4 ou 5 avril. Le Général de Gaulle que vous rencontrez vous a fait part de sa peine de ne pas avoir été averti de la cérémonie d’adieu que vous aviez organisée en sa mémoire et vous déclare : Je serai venu. C’est une Française, une compatriote qui a donné sa vie pour la France. Mon devoir était d’être là pour lui rendre hommage.

J’ai le souvenir de nos quelques conversations au cours desquelles j’ai pu apprécier votre patriotisme, votre attachement inaltérable au général de Gaulle, vous êtes à l’origine de la stèle du 18 juin 1940 à Valence. J’ai admiré vos valeurs de solidarité bien réelles, votre générosité mais aussi votre simplicité. Peut être encore plus vous m’avez impressionné par votre joie de vivre malgré votre handicap résultant d’un terrible accident du travail dans un transformateur.

Vos services militaires et votre engagement dans la résistance ont été justement reconnus par la République Française le 31décembre 2005 en vous décernant la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur. Je me souviens de vous avoir entendu dire que le Général de Gaulle vous l’avait promise en 1945 pour votre valeureuse participation aux opérations du Débarquement, mais surtout votre joie de vous voir réuni, par cet ordre national, à votre mère qui l’avait reçue à titre posthume

 A votre épouse Renée, à vos enfants, petits enfants, à tous vos proches  qu’il me soit permis de leur exprimer toute ma sympathie, mais aussi au nom de toutes les associations d’anciens combattants  de leur adresser nos très sincères et attristée condoléances. Nous partageons leur peine et nous leur témoignons notre amitié. Qu’ils sachent combien nous garderons le souvenir du patriote  exemplaire à plus d’un titre que vous avez été tout au long de votre vie. La ville d’Etoile peut être fière et honorée de vous avoir compté parmi ses citoyens.

René, permettez moi de vous citer une dernière fois : Mon combat pour la liberté, malgré les souffrances, n’aura pas été vain… car la Liberté n’a pas de prix !

Ainsi jusqu’à votre dernier souffle vous nous avez donné une belle leçon de patriotisme

René, reposez en paix."

Par LCL MICHEL BRAULT - Publié dans : DEVOIR DE MEMOIRE - Communauté : anciens combattants et devoir de mémoire
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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 07:32

Dès 1918, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) et les associations d’anciens combattants ont créé des foyers à l’intention des anciens poilus et de leurs veuves pour leur offrir des conditions d’accueil plus satisfaisantes que celles des hospices de l’époque.

A cette époque, ces établissements ont illustré l’action de solidarité de l’Office : ils prenaient en charge une partie des frais de séjour des personnes hébergées disposant de faibles ressources.

Aujourd'hui, et depuis une dizaine années, après la fermeture de 7 de ses maisons de retraite, l’ONACVG s’est engagé dans une politique d’intégration et d’adaptation de ses établissements aux évolutions législatives et réglementaires qui régissent le secteur médico-social.
Ainsi, l’établissement public, conformément aux instructions décidées par le conseil d’administration de l’ONACVG, a signé, dès 2002, des conventions tripartites avec les conseils généraux et les directions départementales des affaires sanitaires et sociales territorialement concernées (Agences Régionales de Santé depuis avril 2010).

Aujourd’hui, l’ONACVG dispose de 8 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes répartis à travers la France métropolitaine, en zone urbaine ou rurale. Ils offrent environ 600 places.

Ils sont ouverts à tout public avec un accès privilégié pour anciens combattants et victimes de guerre, ressortissants de l’ONACVG.

Ils poursuivent, au delà des mesures prises pour le maintien à domicile, la mission de solidarité développée en faveur des anciens combattants et victimes de guerre âgés.

Toutefois, et au regard des 2 millions de ressortissants potentiels, la capacité des établissements de l’établissement public reste modéré. De plus, la proximité d’accueil est recherchée par ces ressortissants pour conserver, le plus longtemps possible, un lien affectueux et social avec son environnement familier.
Ainsi, depuis 10 ans, l’ONACVG développe un maillage complémentaire d’établissements d’hébergement pour personnes âgées distingués sous le label « Bleuet de France » pour répondre à ce désir fort des personnes âgées.

Pour avoir la liste des établissements labellisés "Bleuet de France", cliquez ici.

Vous souhaitez avoir plus d’informations ?

Consultez ici notre dépliant EHPAD.

Dans la Drôme 2 établissements sont en cours de labellisation, probablement un  dans l'aglomération valentinoise et un à Montelimar. Le choix sera officialisé en septembre/octobre 2012.

Par LCL MICHEL BRAULT - Publié dans : ANCIENS COMBATTANTS - Communauté : Anciens Combattants
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 13:53

AAS-72X+ cropped 5x7 300dpi Le fabricant européen a dévoilé aujourd'hui son AAS-72X+, un biturbine léger de reconnaissance armée, lors de la convention annuelle de l'aviation légère de l'US Army. Cet appareil tente de séduire outre-Atlantique, et de se placer dans la brèche ouverte par le Lakota (1), fabriqué aux USA, sur la base (comme l'AAS-72X+) de l'EC-145.
Le projet peut aussi intéresser en France même, alors qu'à la fin de la décennie, les trois armées entendent commander un hélicoptère interarmées de cette gamme (le HC4). Les premiers recensement font état d'un peu moins de 200 exemplaires pour remplacer Alouette III, Gazelle Fennec et Puma SAR.
Le ministère de l'Intérieur a déjà reçu une cinquantaine d'EC145.

(1) Historiquement, le premier modèle vendu à l'état américain est le HH-65, destiné aux Coastguards. La division hélicoptères de la SNIAS avait racheté, en 1974, une usine de Vought Helicopters, sur place.  

Par LCL MICHEL BRAULT
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Mercredi 28 mars 2012 3 28 /03 /Mars /2012 13:52

rbfm-20120327 Le parvis de l’Hôtel de Ville, à Paris, sera le théâtre, ce 27 mars, d’une cérémonie au cours de laquelle le Commandement de la Marine (COMAR) se verra remettre le drapeau du Régiment blindé de fusiliers marins (RBFM), unité de la 2e Division Blindée (DB) ayant joué un rôle important lors de la libération de la capitale, en août 1944.

L’on s’attend généralement à voir des marins à bord de navires de guerre, les chars relevant de l’arme blindée cavalerie. Et pourtant, nécessité faisant loi, il a été décidé, en 1943, de créer le RBFM à partir du bataillon « Bizerte », avec l’argument que si l’on pouvait tirer des obus depuis un bateau, l’on était aussi capable de faire aussi la même chose à bord d’un blindé. Et cette idée s’impose d’autant plus que les spécialistes pour armer les unités de chars ne sont alors pas en nombre suffisant.

Ainsi, le RBFMe st mis sur pied, avec le capitaine de corvette Raymond Maggiar à sa tête. Les fusiliers marins s’entraînent alors en Afrique du Nord, aux côtés du 11e Régiment de Chasseurs d’Afrique et reçoivent des TD M10 Destroyer.

Le 12 avril 1944, et avant de s’embarquer pour l’Angleterre, le RBFM est officiellement intégré à la 2e DB du général Leclerc, lequel n’en voulait pourtant pas, faisant preuve d’une extrême réserve à l’égard de ces marins qu’il accusait d’avoir « défendu les intérêts de la Marine » avant « ceux de la France ». Mais, plus tard, cette défiance sera en partie compensée par l’arrivée, au sein de cette unité, de l’enseigne de vaisseau Philippe de Gaulle, le fils de l’homme de l’appel du 18 juin.

En août de la même année, la RBFM débarque en Normandie avec la 2e DB, alors placée sous l’autorité de la IIIe Armée américaine, commandée par le général Patton. Le RBFM s’emploie à réduire les poches de résistance allemande. C’est ainsi que le 3e escadron détruira son premier Panther, après trois coups tirés par le TD « Jean Bart », sur la route d’Alençon, le 12.

Puis, placée en avant du XVe Corps américain, la 2e DB fonce vers Paris. Et le RBFM va s’y illustrer particulièrement. D’ailleurs, les chars de son 4e escadron (les TD Sirocco, Cyclone, Simoun et Mistral) seront les premiers à atteindre la place de l’Etoile. A partir de cette position, ils engagent victorieusement 3 chars légers et des camions allemands, ainsi qu’un Panther embusqué vers la place de la Concorde et situé à 1.800 mètres..

Les autres escadrons du RBFM ne sont pas en reste. Ainsi, Le 1er neutralise 40 véhicules, saisit 10 tonnes de munitions et fait 800 prisonniers tandis que le 3e, stationné rue de Rennes, détruit deux bunkers, capture 8 chars et obtient la reddition de 300 soldats allemands.

Par la suite, le RBFM prendra part, toujours au sein de la 2e DB, aux combats visant à libérer l’Alsace. Là encore, il se montrera à la hauteur. Après la libération de Strasbourg, les fusiliers marins auront mis hors de combat pas moins de 47 chars allemands, dont 9 furent détruits par le seul TD Sirocco.

Après la réduction de la poche de Colmar, le RBFM est mis au repos. Pas pour longtemps car en avril 1945, il est envoyé combattre à Royan, secteur encore occupé par une garnison allemande. Entre-temps, le régiment a accueilli une recrue de choix : l’acteur Jean Gabin, qui, en tant que second maître (sergent) sera le chef de char du TD Souffleur II. L’affaire se termine le 18, avec le succès de l’opération Venerable.

Pour autant, le RBFM n’en a pas fini avec la guerre. A la fin du mois d’avril, il est envoyé en Allemagne. Et c’est ainsi qu’il participera, le 4 mai 1945, à la prise du « Nid d’Aigle » d’Hitler, à Berchtesgaden. Par la suite, le régiment sera envoyé combattre en Indochine, à la demande du général Leclerc. Il sera finalement dissous en 1947.

 

Source : http://www.opex360.com

Par LCL MICHEL BRAULT - Publié dans : DEVOIR DE MEMOIRE - Communauté : anciens combattants et devoir de mémoire
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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 21:58

Transport au Maroc de la dépouille du maréchal des logis-chef Imad Ibn Ziaten

iiz Conformément au souhait de la famille, avec laquelle le ministère de la Défense est en contact permanent, le maréchal des logis-chef Imad Ibn Ziaten, sous-officier français au 1er régiment du train parachutiste, assassiné à Toulouse, sera inhumé à M'diq au Maroc, ce dimanche 25 mars 2012, en présence de M. Marc Laffineur, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants, et d'une délégation de son régiment, qui représenteront la France à cette cérémonie.

Cet assassinat, ainsi que ceux des six autres victimes, ont bouleversé la France, et M. Alain Juppé, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et européennes, et M. Gérard Longuet, ministre de la Défense et des Anciens combattants, réitèrent leur profonde solidarité aux familles des victimes et à leurs proches.

Source : Dicod

Par LCL MICHEL BRAULT - Publié dans : DEVOIR DE MEMOIRE - Communauté : anciens combattants et devoir de mémoire
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