Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 09:45

Le 21 juin 1983, les forces coalisées du GUNT (Gouvernement d’Union Nationale de Transition), précédant d'importantes unités libyennes, franchirent la frontière tchadienne et se lancèrent à travers le désert. Leur objectif ? N'Djamena, la capitale d'un état déchiré par vingt années de guerre civile. Après que la France et les États-Unis eurent commencé de fournir à l'armée d'Hissène Habré un soutien logistique, le 9 août 1983, à la demande du gouvernement tchadien, les autorités  françaises décident d'engager des moyens militaires au Tchad pour ­stopper l'agression libyenne. L'opération interarmées "Manta" débute. Une compagnie de parachutiste d'Infanterie de Marine franchit à son tour la frontière, officiellement pour instruire les FANT (Forces Armées Nationales Tchadiennes), trop peu nombreuses et trop peu armées pour arrêter l'envahisseur. ­Le 16, une première reconnaissance sur Sahal est effectuée, trois­ jours après, un hélicoptère SA-330B Puma est mis en place à Moussoro. Ce faible effectif se transforma, en deux mois, en un groupement de près de 3 000 hommes, appuyés par une vingtaine d'hélicoptères de combat et une trentaine d'appareils de l'Armée de l'Air et de l'Aéronautique navale, soutenus par les éléments d'assistance opérationnelle de R.C.A. où s'était installé la base arrière. Une véritable prouesse logistique... La force d'intervention "Manta", la plus importante que la France ait envoyée outre-mer depuis la fin de la guerre d'Algérie, a mis en place un important dispositif dissuasif auquel les forces d'invasion ont évité de s'affronter. Les forces terrestres sont articulées autour de deux groupements tactiques, à l’est à Abéché, Biltine et Arada, à l’ouest à Moussoro, Salal et Ati, le commandement de l’ensemble est à N’Djamena. Les armes se sont tues aux portes du désert. Quelques rares tentatives destinées à tâter les forces d'Hissène Habré installée en avant de nos postes ont seulement troublé le calme de cette nouvelle "drôle de guerre". Marsouins, Bigors, Légionnaires, parachutistes, aviateurs de l’ALAT et de l’Armée de l’air qu'accompagnaient des spécialistes venus de dizaines de régiments montaient la garde dans un décor fascinant où la beauté des paysages le dispute à la nostalgie des grands anciens.

Le 16 septembre 1984 la France et la Lybie signent un accord portant sur l’évacuation totale concomitante de leurs troupes respectives du Tchad, le 17 septembre débute l’opération de désengagement SILURE. Le 10 novembre le retrait des troupes françaises a pris fin mais à l’inverse les troupes libyennes n’ont pas bougé.  
J'ai été de Juillet à septembre le chef de patrouille gazelle canon à Biltine, groupement EST puis avec la même fonction j'ai participé à l'opération SILURE, un long stationnement à Abéché, selon les termes de l'accord ils ( les lybiens) partent nous partons, ils restent nous restons, puis transit en vol ATI, N'DJAMENA, N'GAOUNDERE ( Cameroun), BOUAR et enfin BANGUI, un superbe voyage.

Par LCL BRAULT - Communauté : associations patriotiques
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