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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 06:32

 

Voici le texte proposé par le Comité National d’Entente pour s’opposer au transfert des cendres de Jean ZAY au Panthéon

 

COMMUNIQUE

 

Nous condamnons,

 

Depuis la Révolution, 75 hommes et femmes ont été honorés par la Nation pour avoir marqué l’histoire de France. Les choix ont été difficiles à faire et parfois des familles s’y sont opposées comme celles de Péguy et de Camus.

 

Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay devraient faire leur entrée au Panthéon le 27 mai 2015, lors de la journée nationale de la Résistance, selon la déclaration faite par le Président de la République lors de son discours en hommage à la Résistance, le 21 février 2014 au Mont Valérien.

 

Les trois premiers sont des résistants et répondent à l’objet de cet hommage, il n’en est pas de même pour Monsieur Jean Zay. Certes il a été interné avant d’être lâchement assassiné en juin 44 mais tant d’inconnus et de célébrités sont mortes les armes à la main ou dans des camps d’extermination que ce fait ne fait pas de lui un héros. Il n’y a pas si longtemps et concernant le capitaine Dreyfus l'ancien garde des Sceaux, Robert Badinter déclarait : « Dreyfus est une victime, certes d'un courage exceptionnel, mais une victime, et le propre du héros c'est d'avoir le courage de choisir son destin ». Monsieur Jean Zay n’est pas un héros mais une victime.

 

En cette année du Centenaire de la Grande guerre la provocation est ailleurs. Elle est immense, elle est inoubliable. L’auteur ne l’a jamais reniée, l’aurait-il fait qu’il est des fautes inexcusables, celle de l’atteinte au symbole par excellence de notre patrie, de notre pays, de notre nation, le drapeau.

 

Il faut avoir entendu ou lu «... Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement, Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes… Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs ….»

 

Nous condamnons totalement un éventuel transfert des cendres de Monsieur Jean Zay au Panthéon. Il est des injures qui ne se rachètent pas et qui ne peuvent s’oublier au moment de prétendre au Panthéon.

 

Certains diront qu’à 20 ans il a commis une faute et qu’il était bien jeune mais 20 ans c’est déjà assez vieux pour mourir pour la France pendant la Grande Guerre, la Résistance et la Libération, aujourd’hui lors des opérations extérieures, en Afghanistan, au Mali, en RCA !

 

Il est hautement préférable de transférer les cendres d’un Résistant, d’un Français Libre, d’un Soldat de la 1ère armée, métropolitain ou « indigène », inconnu, aux côtés de ceux qui sont la mémoire de la France. Les Français s’y retrouveront comme aussi tous les adhérents des associations patriotiques et du monde combattant représentées ici par leurs présidents.

 

 

Pour que chacun puisse se faire une opinion voici le poème écrit par Jean Zay en 1924 :

 

Poème de Jean Zay – Le Drapeau (1924) :

Ils sont quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie-là.
Quinze cent mille dans mon pays, Quinze millions dans tous les pays.
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille hommes morts pour cette saloperie tricolore…
Quinze cent mille dont chacun avait une mère, une maîtresse,
Des enfants, une maison, une vie un espoir, un cœur…
Qu’est-ce que c’est que cette loque pour laquelle ils sont morts ?
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille morts pour cette saloperie.
Quinze cent mille éventrés, déchiquetés,

Anéantis dans le fumier d’un champ de bataille,
Quinze cent mille qui n’entendront plus JAMAIS,
Que leurs amours ne reverront plus JAMAIS.
Quinze cent mille pourris dans quelques cimetières
Sans planches et sans prières…
Est-ce que vous ne voyez pas comme ils étaient beaux, résolus, heureux
De vivre, comme leurs regards brillaient, comme leurs femmes les aimaient ?
Ils ne sont plus que des pourritures…
Pour cette immonde petite guenille !
Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement,
Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes
Je te hais au nom des squelettes… Ils étaient Quinze cent mille
Je te hais pour tous ceux qui te saluent,
Je te hais a cause des peigne-culs, des couillons, des putains,
Qui traînent dans la boue leur chapeau devant ton ombre,
Je hais en toi toute la vieille oppression séculaire, le dieu bestial,
Le défi aux hommes que nous ne savons pas être.
Je hais tes sales couleurs, le rouge de leur sang, le sang bleu que tu voles au ciel,
Le blanc livide de tes remords.

 

Laisse-moi, ignoble symbole, pleurer tout seul, pleurer à grand coup
Les quinze cent mille jeunes hommes qui sont morts.
Et n’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires,
Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs.

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Published by LCL MICHEL BRAULT
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commentaires

Verger 14/03/2014 11:51


Bonjour,


Le 28 février dernier, CNC a déjà publié un communiqué allant dans le même sens :


http://www.cncombattants.org/010_com.php


Amitiés


-->G

Rougé Christiane 09/03/2014 18:38


Comment peut-on transférer un individu tel que celui là au Panthéon ? C'est la question que nous nous posons au sein du groupe de la FNAM dont je fais partie Nous avions reçu son poëme et nous
sommes restez pétrifiés par ce qu'il exprime .Comment peut-on salir ainsi notre drapeau emblème de notre pays et qui rapelle tant de souffrance est-ce aini que l'on remercie ceux qui ont laisser
leur vie ou sont revenus handiccapés pour que nous puissions vivre libres ?

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