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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 18:43

atbiHocine ATBI, Harki et combattant volontaire, est décédé le samedi 17 janvier 2015. Notre compagnon et ami portait fièrement les couleurs de la France, son pays pour lequel il avait combattu pendant la guerre d'Algérie, à toutes les cérémonies depuis de nombreuses années. Il répondait toujours présent, était très actif dans les activités de la section, était toujours souriant et était apprécié et aimé de tous. Une cérémonie d'hommage à Hocine ATBI se déroulera le mardi 20 à 14h30 au cimetière de Valence. Rassemblement à 14h15 devant l'entrée principale du cimetière, avenue de Romans, pour former cortège et accompagner Hocine à sa dernière demeure et aussi témoigner notre soutien à son épouse et à sa famille.

Commémoration anniversaire de la première réunion du CNR

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 07:59

10462884_10203249080888603_1371487681818816846_n.jpgChers compagnons, je formule les vœux les plus sincères pour que la section des combattants volontaires de Drôme-Ardèche continue à résister fermement et qu’elle ne perde pas de vue ses valeurs : la Camaraderie, la Solidarité et l'entretien du souvenir de nos anciens. Résistons à la morosité et au découragement, conséquences de la crise économique et, de manière plus générale, de l’affaiblissement des valeurs morales dans notre société. Souvenons nous de nos compagnons qui nous ont quitté et de nos soldats morts au champs d'honneur en 2014. Ayons une pensée pour nos camarades de l’active qui sont en ce moment déployés au Mali et sur les autres théâtres d’opérations, et pour leurs familles.

Dans l’attente de vous revoir ou de vous rencontrer, je vous présente pour cette nouvelle année, mes vœux les plus chaleureux, de santé, de bonheur et de réussite dans les projets, pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers. 

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 16:19

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      Ce midi du 8 janvier 2015 nous étions environ 5000 Charlies à Valence rassemblés devant la mairie. Moment émouvant et aussi un bonheur de voir tous ces gens de toutes opinions politiques rassemblés pour défendre la démocratie et la liberté. Maintenant il faut que l'union républicaine dure dans le temps et que nul courant politique ne soit exclu, que chacun comprenne qu'il faut respecter les opinions et les croyances des autres. Malheureusement un participant n'avait pas compris, arborant un panneau en incohérence avec ce mouvement républicain, "et pourtant dieu n'existe pas" arborait il, qu'en sait il? Aucun respect des croyants comme les islamistes radicaux qui eux ne respectent pas les incroyants.

Quelques heures après l'émotion la politique politicienne reprend déjà le dessus et l'union républicaine se fissure déjà, dommage.

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 08:05

1476460 620604027985326 1384458639 nExtraits du communiqué final du CSFM le 12 décembre 2014 lors de la séance de clôture devant le Ministre de la Défense 

 

"Chacun des membres du Conseil ressent au plus profond de lui-même un sentiment très fort de manque de reconnaissance à son égard. Ce ressenti est alimenté à la fois par le décalage que nous subissons dans l'application sans cesse repoussée de mesures catégorielles, par le retard injuste que subissent nos militaires du rang dans la transposition du SMIC, par la reconnaissance de faits d’armes entraînant parfois l’attribution de récompenses de façon injuste et par les annonces sans cesse décalées des  restructurations, malgré vos engagements. Et si ce sentiment est également profondément vécu à l'intérieur de nos enceintes militaires, du fait de la dilution des responsabilités, c'est au sein même de la Nation que nous en souffrons le plus, lorsque la menace de spoliation qui pèse sur les fonds de l'EPFP ou quand le traitement médiatique insignifiant de nos camarades morts au combat fait de nous des citoyens de seconde zone".

"Le Conseil vous fait part de sa lassitude face à l’immobilisme qu’il constate sur les sujets de préoccupations qu’il vous a livrés lors de ses dernières sessions. A ce constat malheureusement récurrent, vient se rajouter l’incertitude que créent les conséquences des deux arrêts de la CEDH sur le dialogue interne des militaires en général et sur la concertation en particulier".

Le conseiller d'Etat Bernard Pêcheur doit rendre, le 18 décembre, son rapport au président de la République sur le sujet. Il doit «évaluer les options juridiques qui nous sont ouvertes» dans le domaine du droit d'association des militaires pour la défense de leurs intérêts professionnels. Le CSFM sera forcément impacté par toute évolution en la matière.

"L'Agence France Trésor a fait connaître au ministère de la défense et à l'EPFP, qu'elle entendait rapatrier l'ensemble des réserves de cet établissement (EPFP) sur un compte au trésor et qu'elle en assurerait la gestion. Ce pillage annoncé provoque une très grave inquiétude et suscite dès maintenant un sentiment de révolte au sein de la communauté militaire. Nous rappelons en effet que ces fonds, issus de prélèvements obligatoires sur nos soldes, ont vocation à pallier les conséquences  potentiellement dramatiques de notre engagement au service de la Nation ainsi que d’assurer la protection de nos familles. Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous rassurer sur votre volonté de faire échec à cette manœuvre inique ?"

 

"Le Conseil est fortement inquiet de l'annonce d'un « rééquilibrage » personnel militaire (PM) personnel civil (PC) fortement engagé pour 2015. Cette mesure constitue une source d'incompréhension pour le personnel militaire qui n'en comprend pas les fondements (le personnel militaire est-il réellement plus cher que le personnel civil ?), ni n'en perçoit les gains attendus pour le ministère. Elle se traduira non seulement par la civilianisation de postes décisionnels, et donc un cantonnement des militaires au rôle d’exécutants opérationnels, mais aussi par une augmentation sensible de la contractualisation déjà forte et donc une précarisation supplémentaire de l’état militaire, allant ainsi à l'encontre de la fidélisation et de l'attractivité de nos métiers. 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 16:36

SantaExtrait de l'éloge funèbre prononcé par le Général de Monchy, Président de l’UNAALAT.


 

Engagé en 1944, il quitte le service actif après 35 années de service comme colonel, commandeur de la Légion d’honneur pour services de guerre exceptionnels en 1980, puis Grand officier de la Légion d’Honneur en 2003.

 

Né à Sidi Bel Abbès, le 28 décembre 1925, il s’engage dès dix huit ans, pour rejoindre le 5° Régiment de Tirailleurs Sénégalais au Maroc, avant de débarquer en France fin 1944 et déjà une première blessure en sautant sur une mine le 8 mai 1945 au col de Tende en Italie. Puis après 4 mois d’immobilisation c’est le premier grand départ vers l’aventure avec le 22 RIC vers l’Indochine. Ce premier séjour est dur pour un garçon de vingt ans, confronté à un climat harassant, à la dysenterie, au sentiment de solitude dans la région de Cao-Lanh. Il y devient Sergent-chef et Chef de section, il est cité à l’ordre de la division dans des accrochages où il échappe à la mort à de multiples reprises.
Retour en France le 22 juillet 1948, à bord du Pasteur, où se forge sa détermination de servir chez les parachutistes, aussi à l’issue de ses congés, il rengage au titre de la 1ère Demi-brigade de Commandos Parachutistes à Vannes. Reconnu pour ses compétences et son sens pédagogique, il est nommé instructeur au camp de Meucon, puis breveté parachutiste en 1950, il rejoint St Brieuc où il retrouve tous les instructeurs qui comme lui vont s’embarquer à nouveau pour l’Indochine le 28 novembre 1950.
A peine arrivé il plonge dans les combats acharnés, des sauts opérationnels de Thaï-Binh, jusqu’au 14 juillet où il défile devant le général de Lattre.
Puis il repart en opération de pacification en pays Thaï, mais très vite la situation générale s’aggrave et il est engagé dans une série d’opérations dans la région de Hoa-Binh destinées à contrer le harcèlement Viet qui se fait de plus en plus pressant ,malgré les énormes pertes qu’ils subissent .Il souffre du manque de moyens du coté français, malgré l’énergie et le courage de ses hommes qu’il sait galvaniser avec succès. Il est à nouveau blessé le 23 février 1952 ,mais dès le 14 mars, il rejoint Phat-Diem en zone incontrôlée avec de jeunes soldats dont l’adhésion au combat est totale, même s’ils ont le sentiment que la cause, pour laquelle ils se battent, est perdue. Les combats sont violents, les victimes nombreuses. Cette mission en pays thaï, en contact permanent avec l’ennemi sera des plus éprouvante, tentant de le contenir sans cesse avec la peur au ventre d’être fait prisonnier.
Enfin c’est le retour définitif d’Indochine en janvier 1953. Mais très vite, il rejoint Vannes et les sauts d’entrainement. Il décide alors de se porter volontaire pour rejoindre l’Aviation Légère d’Observation afin de retourner en Indochine. Il réussit la sélection et dès février 1954 c’est le stage pilote à Carcassonne sur Stampe, puis il est retenu pour le stage pilote hélicoptère à Issy-les-Moulineaux. L’un des objectifs de l’Armée de Terre des années 50 est d’acquérir un parc hélicoptères pour évacuer les blessés. Mais c’est la chute de Diên Bien Phu le 7mai 1954, à la fin de son stage en aout, sa nouvelle mission ne sera plus l’Indochine.
Aussi on l’envoie en stage montagne aux Deux-Alpes. Affecté au GH1, il continue son perfectionnement en effectuant de nombreuses missions en particulier dans l’est de la France. Mais c’est maintenant au Maroc que la situation flambe et il part avec un détachement de six Bell 47 à Fès. La majeure partie des missions seront des missions d’évacuation, dont les dangers seront tout autant liés au difficile relief du Riff, à plus de deux mille mètres d’altitude à la limite de puissance des moteurs de l’époque, qu’aux actions de la rébellion qui s’enhardit chaque jour davantage. De nombreux blessés lui seront reconnaissants de les avoir ainsi tirés d’une mort certaine.
Il est alors désigné pour suivre le stage de moniteur pilote hélicoptères à Satory début 1956. Quel plaisir pour lui que de suivre ce stage tout en soufflant un peu à Paris ! A l’issue de son stage il est affecté à Saumur, où il ne se contente pas de maitriser l’hélicoptère, mais il vérifie que les principes de l’équitation sont assez voisins ! Les mutations se succèdent avec DAX, puis Le Cannet des Maures pour la transformation sur H-21 plus connu sous le nom de « Banane Volante » et le 26 aout 1957 il entame déjà son premier vol opérationnel à Batna au GH2.
Les deux années qui suivent vont être marquées par de nombreuses opérations qui lui vaudront d’être décoré de la Légion d’Honneur le 14 juillet 1959 et promu officier à titre exceptionnel le 31 décembre 1959. Une récompense et une promotion qui marquent, à 35 ans, la fin d’une déjà longue étape. Car on l’ affecte maintenant au Sénégal pour au moins deux ans. Cette fois ci c’est la connaissance du désert et de ses nomades, sur les traces de l’Aéropostale.
A son retour en métropole c’est l’EAALAT qui l’attend comme chef de cours transformation H21, mais déjà on songe à lui pour repartir à Dakar.
Les mutations se succèdent rapidement, car promu capitaine le 1 juillet 1966 il prend le commandement de la réserve ministérielle H-21 à Rennes, puis la première escadrille Puma à Mulhouse au Galdiv7. Promu commandant il devient commandant de l'escadron Puma du GALCA1 à Phalsbourg.
Mais déjà, il repart pour le Tchad au titre de l’assistance militaire technique où il commande un détachement de cinq appareils dont un canon. La vie s’écoule facile jusqu’à ce que les rebelles tchadiens n’attaquent Abéché début 1977. Face à eux l’ANT est une armée sans ressort et les relations sont difficiles, car la lenteur de décision empêche toute riposte efficace. La situation s’aggrave dans le Nord d’autant que l’ennemi s’est maintenant doté de SAM7. Outre les nombreuses missions de guerre qui vont se succéder, où il sera d’ailleurs blessé, son détachement exécutera le sauvetage extraordinaire d’un équipage de DC4 abattu par deux missiles ce qui lui vaudra la cravate de commandeur de la légion d’Honneur à titre exceptionnel en 1978.

Il quitte le service en 1980 après avoir été commandant en second du 6°RHC à Compiègne, mais il ne quitte pas la famille ALAT pour autant. Bien qu’ayant repris des activités comme conseiller militaire chez LOHR jusqu’en 1991, il rejoint le bureau de l’UNA-ALAT. 

Décédé le 21 décembre 2008, il avait 4 filles.

Après ce destin d’exception, le Colonel Diègue Santa était :
-Grand Officier de la Légion d’Honneur
-Médaille Militaire
-Croix de Guerre des TOE
-Croix de la Valeur Militaire
-Médaille de l’Aéronautique
-Médaille d’Honneur du Service de Santé
-Croix du Combattant Volontaire en Indochine

Et de nombreuses décorations étrangères
Il totalise :

-15 titres de guerre
-11 citations
-3 blessures de guerre
-1 blessure en service aérien commandé
-7 780 heures de vol dont 895 de guerre en 937 missions et 104 heures d’EVS avec 345 blessés récupérés

 

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 19:05
Monument du cimetière de Montjuich dédié aux soldats de France qui ont combattu pour la République Espagnole durant la guerre civile et aux volontaires d'Espagne qui se sont battus dans l'Armée Française durant la 2° GM.
Pour voir les photos cliquez ci dessous : 
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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 08:25

La cérémonie du 11 novembre 2014 à Valence s'est déroulée sous la pluie devant le monument aux morts au parc Jouvet. Présidée par le préfet de la Drôme elle a, malgré le temps, réuni beaucoup de monde venu se souvenir et rendre hommage à ceux qui ont donné leur vie pour la France, militaires, élus de tous bords, porte-drapeaux, anciens combattants et citoyens. A cette occasion les combattants volontaires représentés par leur président Michel Brault, le vice-président Marcel Roch et la secrétaire générale Ana Brault ont déposé une gerbe (voir photo du DL). Stéphane Lambert portait le drapeau des combattants volontaires.

 

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 07:34

Venez nombreux, bonne ambiance et de beaux lots à gagner


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Quelques photos de l'an dernier 

 

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 14:25

Nous publions une tribune du chef de bataillon Patrice Huiban, actuellement stagiaire au Collège interarmées de défense (CID). Saint-Cyrien, officier des Transmissions, le commandant Huiban, 36 ans, a notamment servi en Bosnie, au Kosovo et en Afghanistan. Il s'exprime ici à titre personnel.

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"Ce 8 mai 2010, nous célébrons le soixante-cinquième anniversaire de la victoire des Alliés sur l’Allemagne, victoire à laquelle participa la France. C’est donc l’occasion rituelle de mettre en avant la France qui s’est battue, la France du Vercors et de Bir-Hakeim, la France de de Gaulle, de Jean Moulin et de Leclerc, et plus récemment, l’armée d’Afrique. Pourtant, sur plus de 200 000 pertes militaires (1)pendant le conflit, près de 100 000 soldats morts au champ d’honneur sont systématiquement absents des hommages nationaux. Qui sont-ils ? Ce sont les hommes tombés en mai-juin 1940. Pourquoi n’en parlent-on jamais dans les tribunes officielles ? Comment ont-ils pu démériter alors qu’ils ont donné leur vie ? En fait, ces héros oubliés sont les victimes d’un tabou : celui de cette campagne de France. Plus qu’une défaite militaire, cette période funeste de notre histoire est toujours vécue aujourd’hui par beaucoup comme un effondrement général du pays, un affaissement moral impardonnable. Tout un peuple aurait failli. Cette vision simpliste de cette tragédie, pourtant contredite par les historiens français et étrangers qui se penchent depuis peu sur cette campagne, pèse encore aujourd’hui sur notre cohésion nationale, sur notre confiance en nous. Juin 1940 serait le point de départ d’un déclin inexorable".

"70 ans plus tard, il est temps de rétablir la vérité. Cette interprétation n’est ni plus ni moins qu’une victoire posthume de la propagande de Vichy. Pour le Maréchal, la défaite ne peut être celle des généraux et des stratèges qu’il a cautionnés. La défaite, plus que militaire, serait une défaite morale de tout un peuple, « l’esprit de jouissance l’ayant emporté sur l’esprit de sacrifice ». Ce serait donc le soldat-citoyen et ses représentants civils qui auraient failli et non les grands chefs étoilés. Voilà un bon point de départ pour justifier une « Révolution nationale »."

"Pourtant, l’esprit de sacrifice était toujours là. La moitié des prisonniers français ont été faits après le 17 juin. Par une déclaration enjoignant les troupes de « cesser le combat » avant même les premiers pourparlers d’armistice, le Maréchal a envoyé des centaines de milliers d’hommes en détention en Allemagne. Par ailleurs, 100 000 morts en cinq semaines de campagne, c’est deux à trois fois plus que les pertes moyennes pendant une période équivalente de la Première Guerre mondiale. C’est également un taux de perte journalier largement supérieur à celui des Allemands sur le front de l’Est de juin à décembre 1941. Mai-juin 1940, ce sont des régiments entiers sacrifiés dans les Ardennes puis sur la Somme. Mai-juin 1940, ce sont les villages de Stonne et de Rethel pris et repris près de vingt fois. Mai-juin 1940, c’est également l’armée des Alpes invaincue face aux Italiens épaulés par des unités allemandes. Mai-juin 1940, c’est la plupart des ouvrages de la ligne Maginot qui résistent toujours à la date de l’armistice et ne se rendront que plusieurs jours après. La liste est encore longue. On est bien loin des épisodes de la 7e compagnie, comédie burlesque hélas symbolique pour beaucoup de Français de l’attitude des armées et du peuple pendant cette campagne."

"Alors, à quand un président de la République à Stonne, à Rethel ou sur l’Aisne où la division de Lattre fut invaincue, faisant 2000 prisonniers ? A quand un discours nous rappelant, comme le général de Gaulle l’avait fait en son temps, que la France est tombée à l’avant-garde de la défense de la liberté. Après tout, nous fûmes le premier pays, avec la Grande-Bretagne tardivement ralliée à notre politique de fermeté, à dire « non » à Hitler tout en étant en première ligne avec seulement 300 km de « profondeur stratégique » avant Paris. L’emploi des forces fut certes inadapté à une nouvelle guerre initiée par les forces nazies. Cependant, en dépit des déficiences, il serait plus juste d’affirmer que l’Allemagne avait une guerre d’avance plutôt que la France une guerre de retard. La nuance n’est pas mince car toutes les autres grandes puissances militaires de l’époque avaient la même conception d’emploi des blindés et de l’aviation. Elles ont donc appris « en marchant », grâce aux remparts constitués par la Manche, l’Atlantique ou l’immensité du territoire russe. Par ailleurs, en dépit de ce coup de massue initial et du prestige d’un Maréchal qui a anesthésié pendant au moins deux ans beaucoup de velléités de résistance, la France est revenue progressivement sur les champs de bataille. A partir de 1942 et de l’invasion de la zone Sud, véritable casus belli au regard des conventions d’armistice, le masque tombe. La passivité du Maréchal fit voler en éclat la théorie en vogue du « double jeu » visant  à reprendre le combat le jour venu. Fin 1944, les armées françaises représentent ainsi 500 000 hommes au combat. Ils seront un million, essentiellement volontaires (2), sous les armes au cœur de l’Allemagne en mai 1945. Loin d’être une défaite d’un peuple et d’une civilisation, le printemps 1940 fut essentiellement une défaite de la pensée militaire et une défaite de la volonté de la majorité des dirigeants, en uniforme ou non."

"Au-delà de la vérité historique, l’enjeu est donc de taille car un pays qui doute ne peut affronter l’avenir et ses défis avec toutes les chances de succès. . Comme l’illustre l’évolution de la France en cinq ans de guerre, une détermination politique forte et cohérente peut renverser les situations les plus compromises."

(1) Pertes militaires incluant les FFI. A titre de comparaison, les pertes militaires américaines de 1941 à 1945 se montent à 300 000 tués ou disparus.

(2)  A l’exception notable des citoyens français d’Afrique du Nord pour lesquels une mobilisation générale a été décrétée en 1943. Elle a été encore plus large qu’en 1914 en concernant les hommes appelés ou amenés à être appelés sous les drapeaux de 1924 à 1944

Source : Secret Défense

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 16:03

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Allocution prononcée par le LCL(er) Michel BRAULT lors de la cérémonie organisée à la mémoire de l’Adjudant Thomas DUPUY, tué en opération dans le nord du MALI le 29 octobre 2014 .

 

 

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Ce sous officier appartenait à la 4° génération du feu, celle des opérations extérieures  caractérisées par la complexité  et l’extrême diversité des situations, exigeant de réelles qualités techniques, mais aussi un mental à toute épreuve. C’est cela  que vivent quotidiennement  nos soldats en AFRIQUE.

Ces soldats sont des professionnels que le monde entier nous envie et qui font honneur à notre pays par leur compétence, leur savoir faire et leur savoir être. Ces soldats n’ont donc rien à envier à leurs grands anciens des 2 conflits mondiaux, de l’Indochine ou de l’Algérie.

Aussi, ils ont droit à notre reconnaissance et à l’hommage du pays. Ils ont le droit de ne pas disparaître dans l’indifférence et l’anonymat.

La très grande majorité de nos associations d’anciens combattants, ont soutenu les projets visant  à officialiser et perpétuer leur souvenir: la construction d’un mémorial à Paris, l’inscription de leur nom sur le monument aux morts de leur commune, l’instauration d’une journée nationale du souvenir le 11 novembre pour honorer tous les soldats « morts pour la France » et notamment ceux des missions extérieures jusque là oubliés.

L’étape parisienne lors du rapatriement du corps d’un soldat tué en opération fait aussi partie désormais de cet hommage national. Ce sont les honneurs militaires rendus dans  la cour des Invalides et l’hommage populaire lors du passage du cortège sur les Champs Elysées et le pont Alexandre III.

L’adjudant Thomas Dupuy a eu le droit à ce cérémonial, un hommage national lui a également été rendu sur la base aérienne d’Orléans-Bricy et l’assemblée nationale a observé une minute de silence en sa mémoire. Ce n’est que justice.

Mais alors que nous honorons ce soldat, le 10ème tué au Mali, qu’en est-il de notre engagement au SAHEL.

Il y a moins de 2 ans,  nos dirigeants  évoquaient une intervention limitée à quelques mois au MALI, puis toujours pour quelques mois en CENTRAFRIQUE. Or nous voyons bien qu’il n’en ait rien et que notre engagement est appelé à s’intensifier et à s’installer dans la durée. L’opération Barkhane, en partenariat avec les 5 pays de la zone sahélo-saharienne, a succédé à l’opération Serval et le ministre de la défense a annoncé une présence durable de forces Françaises dans ce dispositif de contre terrorisme. Nos unités ont obtenu, dans cette lutte, de magnifiques succès et la communication officielle fait donc l’éloge de nos forces militaires. C’est encourageant pour celles ci. Mais elle oublie le plus souvent de préciser dans quelles conditions extrêmes ces missions sont réalisées et je veux rappeler ce que disent désormais tout haut nos plus hauts responsables militaires.

Nos troupes agissent avec un matériel certes parfois très performant, mais  bien trop rare, comme les avions de transport, et de plus en plus souvent à bout de souffle, certains matériels majeurs datent des années 1970, bientôt d’un demi-siècle. 

Ces missions à très haut risque, sont assurées par des unités d’ores et déjà en surchauffe, en limite de rupture du fait de la fréquence de leurs projections. Qu’en sera-t-il dans quelques mois ou années lorsque les mesures du livre blanc seront toutes entrées en vigueur et que les armées auront perdu les 80 000 hommes qui doivent au total disparaître. ?

C’est pourquoi nous demandons une nouvelle fois aux élus et responsables politiques de tous bords, de prendre la mesure de ce grave problème, de défendre leur armée et de faire preuve de responsabilité lorsqu’il faudra voter les prochains budgets. L’armée ne doit pas être une variable d’ajustement dans le budget du pays, sa mission lui est fixée par la nation et c’est à la nation de lui donner les moyens adaptés et suffisants. Il y va de la vie de nos hommes, de l’indépendance et de la sécurité de la France. Si cela ne pouvait être réalisé, il faudrait alors revoir les ambitions d’intervention de notre pays à la baisse pour tenir compte de cette nouvelle réalité.

Pour terminer je voudrais rappeler que la démarche, entreprise par Yves GUILLOUD, pour sensibiliser nos concitoyens à la mort en opération de nos soldats, est et reste tout à fait pertinente et qu’elle doit être poursuivie.  Elle est  d’ailleurs reconnue et approuvée par les associations patriotiques de nos 2 départements. En effet, elle permet de témoigner localement de notre soutien à nos armées et à leurs familles, de saluer la mémoire  d’un soldat tombé pour affirmer ou défendre les valeurs  et les intérêts de notre pays.  

A la compagne de l’adjudant Thomas Dupuy, à ses proches, aux aviateurs et aux soldats des forces spéciales, nous présentons nos plus sincères condoléances.

Nous pensons aussi à ses 2 coéquipiers blessés lors de l’opération héliportée du 29 octobre, ces blessés que l’on oublie trop souvent et à qui nous souhaitons un prompt et complet rétablissement.

Nous avons enfin une pensée pour le soldat du 1er spahi qui a perdu la vie le 1ier novembre  dans un accident de la route en service commandé et pour le caporal-chef Heiarii MOANA du 126ième RI de Brives-la-Gaillarde, décédé le 5 novembre d’une forme grave de paludisme contracté en république centrafricaine où il avait projeté dans le cadre de l’EUFOR RCA.

 

Vive l’Armée française, vive la France. 

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