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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 18:13

 

 

Madame, Monsieur,


Elève-gendarme de la 35ème promotion de l'école de gendarmerie de CHATEAULIN (29) et ancien élève du prytanée national militaire. Nous avons choisi comme parrain de promotion le garde COTONEA François, Pierre, Marie du 3eme escadron de la 2eme legion de marche de la garde républicaine Tombé en indochine en avril 1947.

COTONEA François est né le 29 Décembre 1918 à Beuzec Cap Sizun (29), de COTONEA Eugène et de SERGENT Thérèse, petite ville située à proximité de Douarnenez, après avoir été résistant avec les FFI bretons, il choisi de s'engager pour 3 ans au titre du 355° RA le 10 mai 1938. Il sera nommé Brigadier-chef à la fin de ces années de service dans l'Artillerie.
Il devient élève gendarme le 4 décembre 1945, il est affecté à la 2ème Légion de Garde Républicaine le 1er février 1947.Il débarque à Saïgon le 9 Mars 1947. il est attaqué le 25 avril 1947 faisant parti d'un détachement d'escorte d'un convoi routier aux abords de My Tho au Sud Ouest de Saïgon. il est tué comme tous ses camarades après un combat acharné.

Nous souhaitons à l'occasion d'une cérémonie d'hommage début novembre aux alentours du 5 Novembre 2010 rassembler à Beuzec Cap Sizun (29) un maximum de gendarmes ayant combattu en indochine qu'ils soient officiers, sous-officiers, militaires du rang ou appelés du contingent qu'ils aient combattu ou non au côté de notre parrain afin de rendre un hommage plus large, au travers de cet hommage à notre parrain, à tous les militaires de la Gendarmerie Nationale qui ont combattu en Indochine.

Notre requête a pour but de rassembler et d'informer un maximum d'anciens combattants (porte-drapeaux, représentants d'associations, adhérents..) pour que l'on se souvienne de cette guerre et du lourd tribût qu'a payé la Gendarmerie et les autres armées.

En espérant que cet e-mail touche un maximum de vos adhérents ou de vos connaissances et dans l'attente d'une réponse positive, je vous présente madame, monsieur mes salutations distinguées.

Le Gal Beaudonnet nous a déjà répondu favorablement et la présence de tous les anciens combattants seraient très imprtant pour ne pas oublier les défunts de cette guerre.

Elève-gendarme Pierre-Olivier LAMOTE
responsable de la commission Tradition

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 08:28

31 août 2010, 10H devant l'hôtel de ville de Valence et 11H15 devant celui de Bourg les Valence, cérémonie commémorant le 66° anniversaire de la libération des 2 villes.

 

   18.jpg  Le 20 août, l'armée allemande en retraite traverse le Rhône. Le 21, les Alliés arrivent dans la plaine de Montélimar pour bloquer toutes les voies de retraite vers le nord dans la vallée du Rhône.

Le 22 ont lieu les premiers accrochages.Les Alliés s'emploient à attaquer Montélimar dont ils sont repoussés. D’autres renforts, venant de Grenoble, participent, le 24 août, à l’attaque de Valence, sans succès, avant de se retirer vers Crest. Des centaines de FFI se battent aux côtés des Américains. 

Le 24, ordre est donné de rassembler les diverses divisions allemandes et de "nettoyer" le terrain entre le Roubion et la vallée de la Drôme. Mais les attaques ne sont pas suffisantes pour  faire se replier les Alliés au-delà de Crest et les éloigner, ainsi, de la vallée. La sortie de la zone entre Montélimar et la Drôme est de plus en plus difficile : la route est encombrée de véhicules et matériels pilonnés par les tirs d’artillerie et les attaques aériennes. Au total, 80 % de l'armée allemande a pu sortir et rejoindre quelques jours plus tard les troupes refluant de Normandie. Les Alliés, qui la talonne, libèrent les villes peu à peu : le 27 août, Pierrelatte et Donzère, le 28, Montélimar et Livron, le 29, Loriol, le 30, Portes-lès-Valence, Romans et Bourg-de-Péage.

Les Allemands quittent définitivement Valence.

1 0 (1)Le 31 août, le préfet de la Résistance, Pierre de Saint-Prix entre à Valence et le Comité départemental de Libération de la Drôme s’installe à la Chambre de Commerce, la préfecture ayant été détruite, avec comme président, Claude Alphandéry, et secrétaire général, Roger Marty.
Les FFI défilent dans de nombreuses villes, à Montélimar, le 3 septembre ; à Valence, le 4 septembre, devant les nouvelles autorités.

 

Voir aussi l'article de l'an dernier: http://fncv-drome.over-blog.com/article-34929406.html

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 09:13

Le 25 août 1944, à 16 heures, le général Dietrich von Choltitz, gouverneur allemand de Paris, qui s'était rendu, deux heures auparavavant, au soldat espagnol Antonio González, signait la capitulation nazie devant le général Leclerc et le colonel Rol-Tanguy. Paris était libéré. Le rôle qu'y jouèrent les résistants étrangers, et en particulier les républicains espagnols, sera-t-il oublié au cours de la commémoration de cet événement ?

Lanuevelogo sParis est en armes. Paris se bat. Paris a besoin de secours, car la trêve a été rompue pour que les Allemands n'en tirent pas un profit stratégique. Le colonel Rol-Tanguy envoie le commandant Gallois informer les troupes alliées de la situation et convainc le général Leclerc d'accélérer la progression de sa 2e division blindée - la célèbre " 2e DB " - vers Paris.

Leclerc confie cette mission à la 9e compagnie de blindés, commandée par le capitaine Raymond Dronne. Elle est entièrement composée d'anarchistes espagnols. On y parle le castillan. Dans ses Carnets de route (12), le capitaine Dronne évoque le courage de ses compagnons d'armes auxquels le général Leclerc vouera une admiration constante.

Les premiers détachements de la 9e compagnie entrent dans Paris par la porte d'Italie à 20 h 41, ce 24 août. C'est le char Guadalajara qui franchit le premier les boulevards extérieurs - Guadalajara, du nom d'une victoire républicaine sur les volontaires mussoliniens, alliés de Franco. " Guadalajara no es Abisinia (13) ", disait une chanson de l'époque. A 21 h 22, chars et half-tracks se garent place de l'Hôtel-de-Ville. Cent vingt Espagnols et leurs vingt-deux véhicules blindés sont accueillis en libérateurs. Une foule en liesse les entoure. On leur demande s'ils sont américains. On se surprend de les entendre parler en espagnol. Leurs chars portent les noms de batailles de la guerre d'Espagne - Ebro, Teruel, Brunete, Madrid - mais également celui de Don Quijote ou de Durruti, le chef anarchiste.

Les défenseurs de l'Hôtel de Ville sont ainsi libérés. Depuis cinq jours, retranchés dans le bâtiment, ils résistaient aux assauts allemands. Les Espagnols installent un canon à l'intérieur de l'édifice : ils le baptisent Abuelo (grand-père). On se congratule en attendant les renforts. Amado Granell, lieutenant de la 9e compagnie, est reçu par des membres du Conseil national de la Résistance, présidé par Georges Bidault. Entre-temps, Leclerc avec le reste de sa 2e DB fonce sur Paris. Il n'y entrera que le matin du 25 août.

Les jours suivants, les combats s'accentuent. Charles Tillon affirmera que les Espagnols sont passés maîtres dans les combats de rue. Il songe aux partisans qui ont rejoint les Forces françaises de l'intérieur (FFI). Il surestime leur nombre à Paris. En 1946, préfaçant un livre sur le groupe Manouchian, Tillon évalue leurs effectifs à 4 000, chiffre qu'il reprendra dans Les FTP (14). Manuel Tuñon de Lara, historien espagnol, est plus prudent.

guadalajaraLes combats achevés à Paris, Rogelio Puerto, avec ses détachements espagnols des FTP, de l'Union nationale espagnole ou du PCE, rallie la caserne de Reuilly - où le responsable de la MOI, Boris Holban, fusionne les brigades d'étrangers au sein d'un bataillon dénommé " Liberté ". On y trouve des Italiens, des Polonais, des Arméniens et des évadés soviétiques. Les Espagnols constituent le plus fort contingent : on en dénombre 500 qui se sont battus dans les rues de Paris, à la Concorde et devant l'Assemblée nationale, place de l'Etoile, à l'hôtel Majestic, siège de la Gestapo, place Saint-Michel, rue des Archives, place de la République... Plusieurs dizaines d'entre eux mourront au cours des affrontements - José Baron, par exemple, organisateur des regroupements de guérilleros en 1944, tombe place de la Concorde.

Avec sa 9e compagnie, la 2e DB de Leclerc poursuivra son offensive vers l'Allemagne. Les Espagnols participeront à la libération de Strasbourg, où périt le lieutenant-colonel Putz, volontaire des Brigades internationales, " au milieu de ses républicains espagnols ". Ils pousseront jusqu'à Berchtesgaden, le quartier général de Hitler dans les Alpes de Bavière, où le Führer avait reçu Mussolini et Laval. Combien d'Espagnols reste-t-il pour arpenter le nid d'aigle du dictateur nazi ? Ils ne sont plus qu'une poignée.

Partis du Tchad trois ans auparavant, ils étaient des milliers de volontaires à vouloir combattre le Reich hitlérien, allié du fascisme espagnol. Ils avaient un rêve chevillé à l'esprit : revenir en vainqueurs en Espagne, avec l'appui des Alliés. Espoir trahi. Car Franco est demeuré au pouvoir jusqu'en 1975. Et la France, pour laquelle ils versèrent leur sang, les a oublié.

Texte de Denis Fernandez Recatala

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 12:03
Actions liées aux dispositions introduites par le nouveau décret sur les PMI du 10 mai 2010

(ne concerne que les sous-officiers déjà titulaires d'une pension d'invalidité au titre des armes et armées autres que l'armée de Mer)

 
Bonjour,
 
Je me permet de vous faire suivre le dernier rappel d'une avocate, fait aux associations et sous-officiers titulaires d'une PMI, concernant l'échéance dans 5 jours du délais de recours lié à la promulgation du décret du 10 mai 2010 sur les pensions militaire d'invalidité.
 
Aucune loi n'ayant d'effet rétroactif et les délais administratifs pour prendre rang étant forclos passé les 2 mois de la publication (soit le 12 juillet) il semble urgent de prévenir au minimum les membres personnes concernées afin quelles demandent au moins aux associations* dont elles sont membres de réagir de toute urgence, contre la discrimination introduite par ce nouveau décret.
Discrimination entre ceux ayant une pension attribuée avant le 10 mai 2010 et ceux qui bénéficieront d'une pension après cette date et donc de la revalorisation
 
(*) Asso: Anciens commbattants - FNMRM - ONAC - UMAC - Médaillés Militaires - ANACR - ANCVR - ADEFDROMIL - ANSORAA - AOE - FNAC - FNCV - ANFASOCAF - ANT-TRN - ANOCR - UDRRAC - CNRM - FNRG - FNTM - UNPRG - ARAC - UNC - UNACITA - UNP - AALEME - FSALE - FNAOM/ACTDM -
 
l'UNSOR & l'UNA-ALAT (groupements) = déjà informés ou autosaisis du Pb pour leurs membres.
 
Libre ensuite aux pensionnés de faire individuellement leur démarche pour bénéficier des nouvelles dispositions de ce décret concernant l'alignement des nouvelles PMI sur la valeur du point d'indice des officiers mariniers.
 
Soit notamment par le dépôt d'une requête au ministère de la défense, qui en cas de refus ouvrira leurs droits à une action au TDP, mais qui, à tout le moins, leur permettra de prendre rang pour préserver leurs intérêts avant que leur recours ne soit frappé de forclusion.
 
Concernant l'action visant à attaquer le décret lui même qui vient d'être pris, au titre de la discrimination qu'il introduite entre anciens et nouveau pensionnés, il semblerait que seules les associations peuvent engager ce type d'action, selon l'avocat ayant alerté l'UNSOR sur la date limite de dépot des actions.
 
Ne sont pas concernés par la démarche à faire avant la date butoir du 12 juillet (fin des 2 mois de délais pour introduire une contestation)
ceux qui ont devancé le Pb et ont déjà fait leur requête au Ministère ou ont une procédure déjà en cours au Tribunal des Pensions pour la revalorisation par alignement de leur PMI.
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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 16:52

DSCN0820Le 4 juillet les combattants volontaires de la Drôme et les anciens de l'ALAT de Rhône Alpes étaient partenaires du meeting aérien organisé par le GAMSTAT. 16 adhérents des 2 associations ont tenu les buvettes abreuvant les 35000 visiteurs, profitant de l'occasion pour jouir du spectacle, et faire la promotion de leurs associations, quelques adhésions, une promesse de don du GAMSTAT, beaucoup de convivialité.....MISSION ACCOMPLIE pour la BEER TEAM.

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 16:49

Les têtes tombent !
La FNAC engage deux procédures de licenciement suite au concours photo
où un homme s'était essuyé les fesses avec le drapeau français...

La direction de la FNAC a confirmé qu'elle avait engagé une procédure de licenciement à l'encontre de deux salariés, expliquant qu'elle avait pour motif un "différend individuel entre les salariés et l'entreprise".

L'affaire avait créé un tollé à droite en mars 2010, elle se solde par une sanction disciplinaire. La FNAC a engagé deux procédures de licenciement à l'encontre de salariés à qui elle reproche d'avoir "mêlé son nom" à une photographie. La photo incriminée, montrant un homme s'essuyant le postérieur avec un drapeau français, a été sélectionnée par le jury d'un concours organisé par la FNAC à Nice, et publiée à l'époque dans la presse locale. Jugée choquante, elle a conduit la Chancellerie à saisir le Conseil d'Etat d'un projet de décret sanctionnant la diffusion de telles images.
 
 Une procédure de licenciement pour faute grave avait alors été engagée dans un premier temps contre la directrice de la communication de la FNAC de Nice. "On lui reproche d'avoir mêlé le nom de l'entreprise à cette photo, mais elle n'était pas seule à décider et avait informé le siège", explique Hervé Gomis, délégué syndical central CFDT, confirmant une information de "Rue89".

 

Source: Nice Matin et TF1 News

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 17:11

Le général d’armée Elrick Irastorza, chef d’état-major de l’armée de Terre, souhaite porter à la connaissance de l’ensemble des associations liées à l'armée de terre les grandes lignes des cérémonies qui se dérouleront le 21 et 22 juin pour le général Marcel Bigeard.

 

Lundi 21 juin à 15 heures : cérémonie religieuse dans la cathédrale de Toul en présence du ministre de la Défense. Le corps du général Bigeard sera transféré à l’issue à Paris où une chapelle ardente sera mise en place dans la cathédrale Saint Louis des Invalides.

 

Mardi 22 juin à 11 heures : brève cérémonie religieuse dans la cathédrale Saint Louis des Invalides suivie d’une cérémonie d’hommage national (honneurs militaires) dans la cour d’honneur des Invalides. Les cérémonies du 22 juin devraient être placées sous la présidence de Monsieur le Premier ministre.

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 08:39

5938488706 Marcel-BigeardLes obsèques du général Marcel Bigeard, décédé vendredi à l'âge de 94 ans, auront lieu lundi à 15h00 à la cathédrale de Toul (Meurthe-et-Moselle) sa ville natale, a-t-on appris samedi auprès de son entourage.

On confirme par ailleurs de même source que le général avait bien demandé que ses cendres soient dispersées au-dessus de Dien Bien Phu, au Vietnam, où il avait été fait prisonnier à l'issue de la bataille qui avait mis fin à la présence française en Indochine en mai 1954.

LePoint.fr

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 07:09

18 juin 2010 004La cérémonie commémorant l'appel du 18 juin 1940 a eu lieu à Valence le 18 juin matin au mémorial de la Résistance, présidée par le préfet François Xavier Ceccaldi, en présence de nombreuses personnalités (le président du conseil général Didier Guillaume, le maire de Valence Alain Maurice, le député Patrick Labaune), de plus d'une vingtaine de porte-drapeaux (le LCL Michel Brault portait le drapeau des combattants volontaires) et d'un piquet d'honneur du 1° spahis. Après la lecture (en fait avant) du message du secrétaire d'état aux anciens combattants a retenti le chant des partisans. A la suite du dépôt des gerbes, la sonnerie aux morts, la Marseillaise puis la dislocation après laquelle les discussions ont été bon train, favorisées par un soleil splendide.

18 juin 2010 002


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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 22:30

MINISTÈRE DE LA DÉFENSE

DÉLÉGATION Á L’INFORMATION ET Á LA COMMUNICATION DE LA DÉFENSE

communiquÉ de presse

Paris, le vendredi 18 juin 2010

Décès du général Marcel Bigeard

Communiqué d'Hervé Morin, ministre de la Défense

Le 18 juin 2010, jour anniversaire de l'Appel du général de Gaulle, le général de corps d'armée Marcel Bigeard vient, à l'âge de 94 ans, de quitter, debout, le ring sur lequel il disait, avec un sourire un peu narquois, livrer son dernier round.

L'indicatif « Bruno » vient de quitter le réseau radio pour rejoindre, la cohorte de ses chers compagnons d'armes tombés à ses côtés au champ d'honneur. Parlant de la mort du
sergent-chef Sentenac qui l'a précédé sur cette piste sans fin un jour de novembre 1957, le général Bigeard écrivait « Ce qu'il cherchait de l'autre côté de la crête, c'était cette chose impossible qui le hantait depuis si longtemps et qui ne se trouve que dans le sacrifice et la mort. Seule, elle permet de se confondre avec ce qu'il y a de plus grand, de plus inaccessible. » Bigeard, car ce nom à lui seul vaut tous les titres de gloire et tous les grades, sait maintenant ce qu'il y a de l'autre côté de la crête. Il est parti avec dans les yeux les plus beaux tableaux qu'il disait pouvoir imaginer : « une descente en pirogue de la rivière Noire au petit matin dans un paysage dont personne n'a idée. Un coucher de soleil sur les sables de Timimoun. Une nuit d'enfer à Dien-Bien-Phu, zébrée d'éclats de feu... »

Bien plus qu'un chef, le général Bigeard, est un meneur d'hommes. Celui vers qui les regards se tournent naturellement dans les moments les plus difficiles ; celui qui cultive le goût de l'exigence et de la « belle gueule », celui qui enseigne que pour « être et durer » il faut être souple comme le cuir et trempé comme l'acier. Il y a un style Bigeard pour les « para-colo », comme il y a un style Lassale pour les hussards ou Surcouf pour les marins. Ce style, cet esprit, il les résumait par ces mots : « L'astuce et la fougue, l'audace et la furia francese, l'intelligence du combat, le sens du terrain, le flair du danger, le goût de la manœuvre, la souplesse de l'approche, tout cela qui rend le parachutiste français le plus para des aéroportés. »

Blessé cinq fois, titulaire de 24 citations individuelles, le général Bigeard est le type même du combattant perpétuel. Du stalag 12A, dont il s'évade après trois tentatives infructueuses,
au maquis de l'Ariège ; des cuvettes de Ban Som et de Dien-Bien-Phu en Indochine aux djebels algériens ; de Madagascar au Sénégal, il n'avait de cesse de conduire ses « lézards verts » pour quelques parcelles de gloire.

Le 30 janvier 1975, le général Bigeard passe, dit-il de la « Brousse à la Jungle » en acceptant de s'engager en politique et d'occuper les fonctions de secrétaire d'Etat à la Défense. Rien ne peut le départir de ce style para qu'il cultive avec un soin attentif. A l'huissier qui lui demandait s'il devait l'appeler « Mon général » ou « Monsieur le ministre », il répond avec son légendaire franc-parler : « J'ai mis 30 ans pour être général, une demi-heure pour être ministre, alors appelez-moi Mon général ». Quel que soit le théâtre d'opération, et le monde politique en est un pour le baroudeur qu'il est, il n'a qu'une passion : servir son pays. Inlassablement, il parcourt les champs de manœuvre et les popotes avec l'enthousiasme dont il aime lire le reflet dans les yeux de ses « p'tits gars ». Sous l'autorité de son ministre,
Yvon Bourges, il se lance dans le vaste chantier de la modernisation de nos armées et de ses équipements et se bat avec une profonde conviction pour le développement de l'esprit de défense.

Mais l'indépendance qu'il chérit par-dessus tout et le goût de l'aventure qui le tenaille, le poussent à reprendre sa liberté. Non pas pour se retirer dans une retraite oisive, mais pour mettre son énergie au service de ses idées. Elu député UDF de Meurthe-et-Moselle en 1978, il va pendant dix ans continuer le combat pour la défense de la France, en assumant en particulier la présidence de la commission de la défense de l'Assemblée nationale.

Bigeard sait que la transmission c'est la prolongation de l'action mais par d'autres moyens. Pestant contre les effets de l'âge, il se penche alors vers ses soixante années d'engagement. Non pas seulement pour commémorer le souvenir des années passées et celui de ses camarades disparus, mais surtout pour éclairer l'avenir qu'il analyse avec exigence et intransigeance. France, réveille-toi !, Lettres d'Indochine, Le siècle des héros, Crier ma vérité... pas moins de 16 ouvrages de souvenirs et de réflexions et autant de passions et de coups de gueule.

« Avec ce Dernier Round, je veux transmettre, encore transmettre, avant le grand départ. Mais j'ai le sentiment que je n'aurai pas le temps de dire, tout ce que je voudrais dire... », écriviez-vous en conclusion de votre dernier ouvrage. Mon général, sachez que l'amour passionné et jaloux de votre chère France, que vous laissez en héritage, sera précieusement transmis.

A son épouse Gaby et à sa fille Marie-France, j'adresse en mon nom et celui de toute la communauté de défense, mes plus chaleureuses et sincères condoléances et je m'incline avec respect devant la mémoire de tous ceux qui aux côtés du général Marcel Bigeard sont tombés pour une certaine idée de la France.

DICoD

Centre Presse :
Tél. : 01 44 42 54 02 – Fax : 01 44 42 41 22

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