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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 12:04

Chers camarades,

Le-general-Bertrand-Ract-Madoux-un-diplomate-a-la-tete-d-unLe président de la République a arrêté, dans le Livre blanc 2013, la stratégie de Défense et de sécurité de la France. Ce nouveau cap, qui tient compte de la situation économique de notre pays et de la nécessité de redresser ses comptes publics, fixe aux armées un contrat opérationnel adapté à ses ambitions de puissance.

La loi de programmation militaire 2014-2019, qui devrait être adoptée avant la fin de l’année par le parlement, traduira, quant à elle, les orientations de la politique de Défense en termes d’effectifs, d’équipements et de moyens financiers. Ce projet de loi de programmation, auquel l’armée de Terre a été associée, a mobilisé toute mon énergie et celle de mon état-major durant plusieurs mois. Comme je l’ai indiqué récemment devant des sénateurs, il me semble offrir à l’armée de Terre le meilleur compromis lui permettant d’assurer son contrat opérationnel, dans un contexte budgétaire tendu. Il prévoit d’abord de poursuivre l’indispensable modernisation de nos matériels grâce au programme Scorpion. Le lancement de cette opération d’équipements en 2014 est impératif. Il nous permettra d’envisager avec confiance l’arrivée, à partir de 2018, des tout premiers VBMR puis des EBRC, les successeurs du VAB et de l’AMX 10RC. Grâce à l’effort financier consenti par la Nation, l’armée de Terre devrait conserver son niveau actuel d’activité. Je suis donc confiant sur le maintien de la qualité de notre entraînement à venir, et donc sur notre capacité opérationnelle future. Vous connaissez le contrat qui nous a été confié par le nouveau livre blanc. Je vous en avais exposé les grandes lignes lors d’une précédente intervention vidéo. Il porte à 66 000 hommes le volume de forces projetables, contre près de 72 000 aujourd’hui. Il nécessite donc de réduire de l’équivalent d’une brigade interarmes le format des forces terrestres. Dans les prochaines années, plusieurs régiments disparaitront donc progressivement de l’ordre de bataille de l’armée de Terre.

J’ai tenu, vous le savez, à ce que ce sacrifice soit partagé par toutes les fonctions opérationnelles, dans le seul but de préserver la cohérence et l’éventail des capacités de l’armée de Terre. Toutes sont utiles, mais certaines ont déjà atteint un niveau minimum, au risque de disparaître totalement. Les restructurations doivent aussi générer des économies, notamment de stationnement et d’infrastructure. Enfin, la cohérence territoriale des brigades sera améliorée, renforçant ainsi leur cohésion.

C’est sur la base de tous ces critères que j’ai proposé cet été, à nos autorités politiques, un plan de réorganisation, dont la première étape débutera au cours de l’année 2014.

Après une période de réflexion poussée, une décision a été prise que je vous annonce avec tristesse, à savoir la dissolution du 4e régiment de dragons de Carpiagne, régiment équipé de chars Leclerc, qui prendra effet à l’été 2014. Le 1er régiment étranger de cavalerie d’Orange, équipé d’AMX 10RC, sera, quant à lui, transféré à Carpiagne, courant 2014. Enfin, un régiment d’infanterie sera également dissout en 2014 mais son annonce en sera faite un peu plus tard, dès que l’ensemble des parties concernées aura pu en être avisé.

Vous le savez bien, c’est pour moi un véritable « crève-coeur » de voir disparaître ne serait-ce qu’un seul de nos beaux régiments. Chacun d’eux est chargé d’une riche histoire militaire, partagée par tous au sein du régiment et, ces dernières années, leur valeur a été éprouvée, parfois durement, sur les théâtres d’opération extérieurs. J’aurai donc une attention particulière pour que leur patrimoine historique ne sombre pas dans l’oubli et que leur souvenir soit entretenu dans nos rangs. Plus encore, je partage évidemment la déception et l’inquiétude de tous ceux que ces décisions vont toucher, et sans doute meurtrir. Je mesure les difficultés que ces changements vont entraîner pour chacun d’eux et tout particulièrement pour leurs familles. Je leur demande de ne pas céder à l’amertume et de garder la tête haute.

Comme par le passé, je veillerai personnellement à ce que l’armée de Terre marque son intérêt et son attachement à chacun et chacune, militaires comme civils.

Je connais par ailleurs votre impatience à tous et l’anxiété de vos familles dans l’attente des autres annonces de restructuration. En effet, il faudra, l’an prochain, poursuivre ce plan de réorganisation. Quelques autres formations seront dissoutes à partir de 2015 et des ajustements capacitaires seront effectués dans la plupart des fonctions opérationnelles. Je vous communiquerai les décisions qui auront été retenues dès que cela sera possible. Une nouvelle fois, l’effort qui est demandé à l’armée de Terre est considérable, mais il est raisonné. Je sais qu’il intervient après une longue période de transformations, dans un climat économique défavorable. Je mesure aussi les inquiétudes que fait peser la réforme des retraites. Cependant, sachez à ce sujet que le ministre de la Défense a défendu les spécificités du régime de pensions militaires et les droits particuliers auxquels il ouvre. J’ai la certitude que ce nouvel effort n’entamera pas nos atouts les plus solides. La qualité de notre formation et de notre entraînement demeure, préservant ainsi intacte notre capacité opérationnelle à nous engager dans les combats les plus durs. Surtout, je sais pouvoir m’appuyer sur votre dévouement, votre sens du devoir et sur la cohésion de l’armée de Terre, qui n’a jamais fait défaut, même dans les moments les plus difficiles.

Soyez tous convaincus qu’en ces moments, je suis à vos côtés.

Général d’armée Bertrand Ract Madoux

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 21:14

De nombreux porte-drapeaux, des anciens paras, des élus, des militaires et encore 2 anciens des vieilles suspentes du 1 RCP qui résistent et qui ont l'air d'encore bien se porter (en tout cas ils aiment encore rire et plaisanter, et boire leur petit canon), une cérémonie émouvante organisée par l'APDA 26/07, préparée et conduite par Pierre Roxard, fidèle s'il en est, avec le soutien du GAMSTAT et de la mairie de Chabeuil.

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 20:57

Le préfet, quelques autorités militaires, des élus et peut être futurs élus, des porte-drapeaux, des présidents d'associations, mais où sont donc les citoyens "lambdas", quelqu'un s'intéresse t il vraiment aujourd'hui au devoir de mémoire, où sont les jeunes qui devraient reprendre le flambeau?

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 12:22

Eloge funèbre du Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, prononcé par le général d’armée (2S) Bruno DARY, Président de l’Association des anciens légionnaires parachutistes (AALP) le vendredi 30 août 2013 à Lyon.

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Mon commandant, mon ancien,

Ils sont là, ils sont tous présents, qu’ils soient vivants ou disparus, oubliés de l’histoire ou célèbres, croyants, agnostiques ou incroyants, souffrant ou en pleine santé, jeunes soldats ou anciens combattants, civils ou militaires, ils sont tous présents, si ce n’est pas avec leur corps, c’est par leur coeur ou par leur âme ! Tous ceux qui, un jour, ont croisé votre chemin, ou ont fait avec vous une partie de votre route ou plutôt de votre incroyable destinée, sontregroupés autour de vous : les lycéens de Bordeaux, les résistants du réseau Jade-Amicol, les déportés du camp de Langenstein, vos frères d’armes, vos légionnaires que vous avez menés au combat, ceux qui sont morts dans l’anonymat de la jungle ou l’indifférence du pays, les enfants de Talung que vous avez dû laisser derrière vous, les harkis abandonnés puis livrés aux mains du FLN ! Je n’oublie pas vos parents et votre famille, qui ont partagé vos joies et vos épreuves ; il faut ajouter à cette longue liste, les jeunes générations, qui n’ont connu, ni la Guerre de 40, ni l’Indochine, pas plus que l’Algérie, mais qui ont dévoré vos livres, qui vous ont écouté et que vous avez marqués profondément ! Cette liste ne serait pas complète, si n’était pas évoquée la longue cohorte des prisonniers, des déchus, des petits et des sans-grades, les inconnus de l’histoire et des médias, ceux que vous avez croisés, écoutés, respectés, défendus, compris et aimés et dont vous avez été l’avocat. Eux tous s’adressent à vous aujourd’hui, à travers ces quelques mots et, comme nous en étions convenus la dernière fois que nous nous sommes vus et embrassés chez vous, je ne servirai que d’interprète, à la fois fidèle, concis et surtout sobre. Aujourd’hui, Hélie, notre compagnon fidèle, c’est vous qui nous quittez, emportant avec vous vos souvenirs et surtout vos interrogations et vos mystères ; vous laissez chacun de nous, à la fois heureux et fier de vous avoir rencontré, mais triste et orphelin de devoir vous quitter. Vous laissez surtout chacun de nous, seul face à sa conscience et face aux interrogations lancinantes et fondamentales qui ont hanté votre vie, comme elles hantent la vie de tout honnête homme, qui se veut à la fois homme d’action et de réflexion, et qui cherche inlassablement à donner un sens à son geste ! Parmi tous ces mystères, l’un d’eux ne vous a jamais quitté. Il a même scandé votre vie ! C’est celui de la vie et de la mort. Car qui d’autres mieux que vous, aurait pu dire, écrire, prédire ou reprendre à son compte ce poème d’Alan Seeger, cet Américain, à la fois légionnaire et poète, disparu à 20 ans dans la tourmente de 1916 : « j’ai rendez-vous avec la mort » ? C’est à 10 ans que vous avez votre premier rendez-vous avec la mort, quand gravement malade, votre maman veille sur vous, nuit et jour ; de cette épreuve, vous vous souviendrez d’elle, tricotant au pied de votre lit et vous disant : « Tu vois Hélie, la vie est ainsi faite comme un tricot : il faut toujours avoir le courage de mettre un pied devant l’autre, de toujours recommencer, de ne jamais s’arrêter, de ne jamais rien lâcher ! » Cette leçon d’humanité vous servira et vous sauvera quelques années plus tard en camp de concentration. Votre père, cet homme juste, droit et indépendant, qui mettait un point d’honneur durant la guerre, à saluer poliment les passants, marqués de l’étoile jaune, participera aussi à votre éducation ; il vous dira notamment de ne jamais accrocher votre idéal, votre ‘‘étoile personnelle’’ à un homme, aussi grand fût-il ! De l’époque de votre jeunesse, vous garderez des principes stricts et respectables, que les aléas de la vie ne vont pourtant pas ménager ; c’est bien là votre premier mystère d’une éducation rigoureuse, fondée sur des règles claires, simples et intangibles, que la vie va vous apprendre à relativiser, dès lors qu’elles sont confrontées à la réalité ! Puis, à 20 ans, vous aurez votre deuxième rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, vêtu d’un méchant pyjama rayé, dans le camp de Langenstein. Deux ans de déportation mineront votre santé et votre survie se jouera à quelques jours près, grâce à la libération du camp par les Américains. Mais votre survie se jouera aussi par l’aide fraternelle d’un infirmier français qui volait des médicaments pour vous sauver d’une pneumonie, puis celle d’un mineur letton, qui vous avait pris en affection et qui chapardait de la nourriture pour survivre et vous aider à supporter des conditions de vie et de travail inhumaines. En revanche, vous refuserez toujours de participer à toute forme d’emploi administratif dans la vie ou l’encadrement du camp d’internement, ce qui vous aurait mis à l’abri du dénuement dans lequel vous avez vécu. Vous y connaitrez aussi la fraternité avec ses différentes facettes : d’un côté, celle du compagnon qui partage un quignon de pain en dépit de l’extrême pénurie, du camarade qui se charge d’une partie de votre travail malgré la fatigue, mais de l’autre, les rivalités entre les petites fraternités qui se créaient, les cercles, les réseaux d’influence, les mouvements politiques ou les nationalités…. Mystère, ou plutôt misère, de l’homme confronté à un palier de souffrances tel qu’il ne s’appartient plus ou qu’il perd ses références intellectuelles, humaines et morales ! Vous avez encore eu rendez-vous avec la mort à 30 ans, cette fois, à l’autre bout du monde, en Indochine. Vous étiez de ces lieutenants et de ces capitaines, pour lesquels de Lattre s’était engagé jusqu’à l’extrême limite de ses forces, comme sentinelles avancées du monde libre face à l’avancée de la menace communiste. D’abord à Talung, petit village à la frontière de Chine, dont vous avez gardé pieusement une photo aérienne dans votre bureau de Lyon. Si les combats que vous y avez mené n’eurent pas de dimension stratégique, ils vous marquèrent profondément et définitivement par leur fin tragique : contraint d’abandonner la Haute région, vous avez dû le faire à Talung, sans préavis, ni ménagement ; ainsi, vous et vos légionnaires, quittèrent les villageois, en fermant les yeux de douleur et de honte ! Cette interrogation, de l’ordre que l’on exécute en désaccord avec sa conscience, vous hantera longtemps, pour ne pas dire toujours ! Plus tard, à la tête de votre Compagnie du 2° Bataillon étranger de parachutistes, vous avez conduit de durs et longs combats sous les ordres d’un chef d’exception, le chef d’escadron RAFFALLI : Nhia Lo, la Rivière Noire, Hoa Binh, Nassan, la Plaine des Jarres. Au cours de ces combats, à l’instar de vos compagnons d’armes ou de vos aînés, vous vous sentiez invulnérables ; peut-être même, vous sentiez-vous tout permis, parce que la mort était votre plus proche compagne : une balle qui vous effleure à quelques centimètres du coeur, votre chef qui refuse de se baisser devant l’ennemi et qui finit pas être mortellement touché ;

Amilakvari et Brunet de Sairigné vous avaient montré le chemin, Segrétain, Hamacek,

Raffalli et plus tard Jeanpierre, Violès, Bourgin, autant de camarades qui vous ont quitté en chemin. Parmi cette litanie, on ne peut oublier, votre fidèle adjudant d’unité, l’adjudant Bonnin, qui vous a marqué à tel point, que, plus tard, vous veillerez à évoquer sa personnalité et sa mémoire durant toutes vos conférences ! Et avec lui, se joignent tous voslégionnaires, qui ont servi honnêtes et fidèles, qui sont morts, dans l’anonymat mais face à l’ennemi, et pour lesquels vous n’avez eu le temps de dire qu’une humble prière. Tel est le mystère de la mort au combat, qui au même moment frappe un compagnon à vos côtés et vous épargne, pour quelques centimètres ou une fraction de seconde ! 10 ans plus tard, vous aurez encore rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, ce ne sera pas d’une balle perdue sur un champ de bataille, mais de 12 balles dans la peau, dans un mauvais fossé du

Fort d’Ivry. En effet, vous veniez d’accomplir un acte grave, en vous rebellant contre l’ordre établi et en y entraînant derrière vous une unité d’élite de légionnaires, ces hommes venus servir la France avec honneur et fidélité. Or retourner son arme contre les autorités de son propre pays reste un acte très grave pour un soldat ; en revanche, le jugement qui sera rendu - 10 ans de réclusion pour vous et le sursis pour vos capitaines - montre qu’en dépit de toutes les pressions politiques de l’époque, en dépit des tribunaux d’exception et en dépit de la rapidité du jugement, les circonstances atténuantes vous ont été reconnues.

Elles vous seront aussi été reconnues 5 ans après, quand vous serez libéré de prison, comme elles vous seront encore reconnues quelques années plus tard quand vous serez réhabilité dans vos droits ; elles vous seront surtout reconnues par la nation et par les médias à travers le succès éblouissant de vos livres, celui de vos nombreuses conférences et par votre témoignage d’homme d’honneur. Ces circonstances atténuantes se transformeront finalement en circonstances exceptionnelles, lorsque, 50 ans plus tard, en novembre 2011, le Président de la République en personne vous élèvera à la plus haute distinction de l’Ordre de la Légion d’Honneur ; au cours de cette cérémonie émouvante, qui eut lieu dans le

Panthéon des soldats, nul ne saura si l’accolade du chef des armées représentait le pardon du pays à l’un de ses grands soldats ou bien la demande de pardon de la République pour avoir tant exigé de ses soldats à l’époque de l’Algérie. Le pardon, par sa puissance, par son exemple et surtout par son mystère, fera le reste de la cérémonie !….Aujourd’hui, vous nous laissez l’exemple d’un soldat qui eut le courage, à la fois fou et réfléchi, de tout sacrifier dans un acte de désespoir pour sauver son honneur ! Mais vous nous quittez en sachant que beaucoup d’officiers ont aussi préservé leur honneur en faisant le choix de la discipline. Le mot de la fin, si une fin il y a, car la tragédie algérienne a fait couler autant d’encre que de sang, revient à l’un de vos contemporains, le général de Pouilly, qui, au cours de l’un des nombreux procès qui suivirent, déclara, de façon magistrale et courageuse, devant le tribunal : « Choisissant la discipline, j’ai également choisi de partager avec la

Nation française la honte d’un abandon… Et pour ceux qui, n’ayant pas pu supporter cette honte, se sont révoltés contre elle, l’Histoire dira sans doute que leur crime est moins grand que le nôtre » ! Et puis, quelque 20 ans plus tard, alors que, depuis votre sortie de prison, vous aviez choisi de garder le silence, comme seul linceul qui convienne après tant de drames vécus, alors que vous aviez reconstruit votre vie, ici même à Lyon, vous êtes agressé un soir dans la rue par deux individus masqués, dont l’un vous crie, une fois que vous êtes à terre : « Tais-toi ! On ne veut plus que tu parles ! » Cette agression survenait après l’une de vos rares interventions de l’époque ; elle agira comme un électrochoc et vous décidera alors à témoigner de ce que vous avez vu et vécu à la pointe de tous les drames qui ont agité la France au cours du XXème siècle. Ainsi, au moment où vous comptiez prendre votre retraite, vous allez alors commencer, une 3° carrière d’écrivain et de conférencier. Alors que le silence que vous aviez choisi de respecter, vous laissait en fait pour mort dans la société française, ce nouvel engagement va vous redonner une raison de vivre et de combattre ! Toujours ce mystère de la vie et de la mort ! Au-delà des faits et des drames que vous évoquerez avec autant d’humilité que de pudeur, vous expliquerez les grandeurs et les servitudes du métier des armes et plus largement de celles de tout homme.

A l’égard de ceux qui ont vécu les mêmes guerres, vous apporterez un témoignage simple, vrai, poignant et dépassionné pour expliquer les drames vécus par les soldats, qui, dans leur prérogative exorbitante de gardien des armes de la cité et de la force du pays, sont en permanence confrontés aux impératifs des ordres reçus, aux contraintes de la réalité des conflits et aux exigences de leur propre conscience, notamment quand les circonstances deviennent exceptionnellement dramatiques. A l’égard des jeunes générations, qui n’ont pas connu ces guerres, ni vécu de telles circonstances, mais qui vous ont écouté avec ferveur, vous avez toujours évité de donner des leçons de morale, ayant vous-même trop souffert quand vous étiez jeune, des tribuns qui s’indignaient sans agir, de ceux qui envoyaient les jeunes gens au front en restant confortablement assis ou de notables dont la prudence excessive servait d’alibi à l’absence d’engagement. Vous êtes ainsi devenu une référence morale pour de nombreux jeunes, qu’ils fussent officiers ou sous-officiers ou plus simplement cadres ou homme de réflexion. Puis dans les dernières années de votre vie, vous avez aussi eu plusieurs rendez-vous avec la mort, car votre « carcasse » comme vous nous le disiez souvent, finissait pas vous jouer des tours et le corps médical, avec toute sa compétence, sa patience et son écoute, ne pouvait plus lutter contre les ravages physiques des années de déportation, les maladies contractées dans la jungle indochinoise et les djebels algériens, les conséquences des années de campagnes, d’humiliation ou de stress.

Pourtant, vous avez déjoué les pronostics et vous avez tenu bon, alors que vous accompagniez régulièrement bon nombre de vos frères d’armes à leur dernière demeure ! Là encore, le mystère de la vie et de la mort vous collait à la peau. Et puis, aujourd’hui, Hélie, notre ami, vous êtes là au milieu de nous ; vous, l’homme de tous les conflits du XXème siècle, vous vous êtes endormi dans la paix du Seigneur en ce début du XXIème siècle, dans votre maison des Borias que vous aimiez tant, auprès de Manette et de celles et ceux qui ont partagé l’intimité de votre vie. Mais, Hélie, êtes- vous réellement mort ? Bien sûr, nous savons que nous ne croiserons plus vos yeux d’un bleu indéfinissable ! Nous savons que nous n’écouterons plus votre voix calme, posée et déterminée ! Nous savons aussi que, lors de nos prochaines étapes à Lyon, seule Manette nous ouvrira la porte et nous accueillera !

Nous savons aussi que vos écrits sont désormais achevés ! Mais, Hélie, à l’instar de tous ceux qui sont ici présents, nous avons envie nous écrier, comme cet écrivain français : « Mort, où est ta victoire ? »Mort, où est ta victoire, quand on a eu une

vie aussi pleine et aussi intense, sans jamais baisser les bras et sans jamais renoncer ? Mort, où est ta victoire, quand on n’a cessé de frôler la mort, sans jamais chercher à se protéger ?

Mort, où est ta victoire, quand on a toujours été aux avant-gardes de l’histoire, sans jamais manquer à son devoir ? Mort, où est ta victoire, quand on a su magnifier les valeurs militaires jusqu’à l’extrême limite de leur cohérence, sans jamais défaillir à son honneur ?

Mort, où est ta victoire, quand on s’est toujours battu pour son pays, que celui-ci vous a rejeté et que l’on est toujours resté fidèle à soi- même ? Mort, où est ta victoire, quand après avoir vécu de telles épreuves, on sait rester humble, mesuré et discret ? Mort, où est ta victoire, quand son expérience personnelle, militaire et humaine s’affranchit des époques, des circonstances et des passions et sert de guide à ceux qui reprendront le flambeau ? Mort, où est ta victoire, quand après avoir si souvent évoqué l’absurde et le mystère devant la réalité de la mort, on fait résolument le choix de l’Espérance ? Hélie, notre frère, toi qui a tant prôné l’Espérance, il me revient maintenant ce vieux chant scout que tu as dû chanter dans ta jeunesse et sans doute plus tard, et que tous ceux qui sont présents pourraient entonner : « Ce n’est qu’un au revoir, mon frère ! Ce n’est qu’un au revoir ! Oui, nous nous reverrons Hélie ! Oui, nous nous reverrons » ! Oui, Hélie, oui, nous nous reverrons à l’ombre de Saint Michel et de Saint Antoine, avec tous tes compagnons d’armes, en commençant par les plus humbles, dans un monde sans injure, ni parjure, dans un monde sans trahison, ni abandon, dans un monde sans tromperie, ni mesquinerie, dans un monde de pardon, d’amour et de vérité ! A Dieu, Hélie….A Dieu,

 

Hélie et surtout merci ! Merci d’avoir su nous guider au milieu des « champs de braise ! ».

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Published by LCL MICHEL BRAULT
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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 21:06

Mort d'Hélie de Saint Marc, homme de refus et de réconciliation

Le Figaro-Culture. Edition Internet. Lundi 26 août 2013.Article d'Etienne de Montéty

 

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Résistant, déporté, combattant, «putschiste», détenu et finalement réhabilité… Hélie de Saint Marc, officier au grand cœur, a vécu plusieurs vies, passant de la condition de soldat perdu au statut de héros. Rue des Archives/Louis Monier.

L'ancien officier s'est éteint ce matin à l'âge de 91 ans à La Garde-Adhémar, dans la Drôme. Il était devenu plus qu'un écrivain à succès, une référence morale et historique.

Hélie de Saint Marc, qui vient de mourir, connut un destin exceptionnel. Ne serait-ce que parce qu'au cours de sa longue vie il fut successivement l'homme de l'humiliation, de l'engagement, de la proscription avant d'être finalement réhabilité.

Humiliation: au printemps 1940, un adolescent assiste à Bordeaux à l'arrivée de l'armée française en déroute. Peu après, il entre dans la Résistance, décide de gagner l'Espagne, avant d'être arrêté dans les Pyrénées et déporté en Allemagne, au redoutable camp de travail de Langenstein.

Engagement: en 1945, un rescapé mal à l'aise dans la France de la Libération délaisse le statut que peut lui conférer son passé incontestable de résistant déporté, pour endosser la défroque mal taillée d'officier de la Légion étrangère. Avec l'armée française, il plonge dans une guerre incertaine en Indochine.

Proscription: en avril 1961, le commandant en second du 1er REP choisit la sédition pour protester contre la politique algérienne du général de Gaulle. Après l'échec du putsch, il connaît la prison.

Réhabilitation: longtemps, Hélie de Saint Marc reste silencieux, muré dans ses souffrances, acceptant son manteau de paria. Jusqu'à ce que l'amitié quasi paternelle qu'il porte à son neveu, l'éditeur Laurent Beccaria, le pousse à accepter de témoigner.

En 1989, Hélie Denoix de Saint Marc témoigne dans l'émission Apostrophes en 1989, après la sortie de sa biographie.

L'ancien officier, sorti de prison en 1966, qui vit paisiblement à Lyon, en pratiquant avec bonheur l'art d'être grand-père, devient en quelques livres l'icône d'un pays en mal de références.

Un mélange de tradition et de liberté

Hélie Denoix de Saint Marc incarnait la grandeur et la servitude de la vie militaire. De tout, il tirait des leçons de vie. Il relatait des faits d'armes oubliés, décrivait des héros inconnus. Il avait fait du Letton qui lui avait sauvé la vie à Langenstein, de son frère d'armes l'adjudant Bonnin mort en Indochine, du lieutenant Yves Schoen, son beau-frère, de Jacques Morin, son camarade de la Légion, des seigneurs et des héros à l'égal d'un Lyautey, d'un Bournazel, d'un Brazza. Au fil de souvenirs élégamment ciselés, il dessinait une autre histoire de France, plus humaine, plus compréhensible que celle des manuels scolaires.

Écouter ou lire Saint Marc, c'était voir passer, par la grâce de sa voix étonnamment expressive et de sa plume sensible et claire, une existence riche et intense.

Né en 1922, Hélie Denoix de Saint Marc était un fruit de la société bordelaise de l'avant-guerre, et de l'éducation jésuite. Il avait été élevé dans un mélange de tradition et de liberté (n'est-ce pas le directeur de son collège qui l'avait poussé à entrer dans le réseau Jade-Amicol?). De sa vie dans les camps, de son expérience de l'inhumanité, de ses séjours en Indochine, puis en Algérie, il faisait le récit sobre et émouvant, jusqu'aux larmes. Et de son geste de rébellion, il parlait toujours avec retenue, mezza voce, comme s'il était encore hanté par les conséquences de celui-ci.

Ses milliers de lecteurs, ses admirateurs, tous ceux qui se pressaient à ses conférences, aimaient en lui ceci: par son histoire se retrouvaient et se réconciliaient plusieurs France: celle de la Résistance, celle de la démocratie chrétienne et celle de l'Algérie française. Aux diverses phases de son existence, Saint Marc avait su donner une unité, en martelant: «Il n'y a pas d'actes isolés. Tout se tient.» C'était un être profond qui cherchait davantage à comprendre qu'à condamner. D'une conversation avec lui, on tirait toujours quelque chose sur soi-même, sur ses passions, ses tentations ou ses errements.

Cortège d'horreur, d'héroïsme et de dilemmes

La grande leçon qu'administrait Saint Marc, c'était que le destin d'un homme - et plus largement celui d'un pays - ne se limite pas à une joute entre un Bien et un Mal, un vainqueur et un vaincu. Il avait comme personne connu et subi la guerre, avec son cortège d'horreur, d'héroïsme et de dilemmes: en Indochine, que faire des partisans auxquels l'armée française avait promis assistance, maintenant qu'elle pliait bagage? En Algérie, que dire à ses hommes en opération, alors que le gouvernement avait choisi de négocier avec le FLN?

Son parcours chaotique, abîmé, toujours en quête de sens, n'avait en rien altéré sa personnalité complexe et attachante qui faisait de lui un homme de bonne compagnie et lui valait des fidélités en provenance des horizons les plus divers.

 

Hélie Denoix de Saint Marc, en novembre 2011. Crédits photo : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK/AFP

L'une d'elles, parmi les plus inattendues (et, au fond, des plus bouleversantes), s'était nouée il y a une dizaine d'années avec l'écrivain et journaliste allemand August von Kageneck. Cet ancien officier de la Wehrmacht avait demandé à s'entretenir avec son homologue français. Leur conversation, parsemée d'aveux et de miséricorde, devint un livre, Notre histoire (2002). Kageneck était mort peu de temps après, comme si avoir reçu le salut (et pour ainsi dire l'absolution) d'un fraternel adversaire l'avait apaisé pour l'éternité. Sa photo en uniforme de lieutenant de panzers était dans le bureau de Saint Marc, à côté de celle de sa mère, qu'il vénérait.

Rien d'un ancien combattant

D'autres admirations pouvaient s'exprimer dans le secret. Ce fut le cas dès son procès, où le commandant de Saint Marc suscita la curiosité des observateurs en se démarquant du profil convenu du «réprouvé». Des intellectuels comme Jean Daniel, Jean d'Ormesson, Régine Deforges, Gilles Perrault, un écrivain comme François Nourissier lui témoignèrent leur estime. Se souvient-on que ses Mémoires, Les Champs de braises, furent couronnés en 1996 par le Femina essai, prix décerné par un jury de romancières a priori peu sensibles au charme noir des traîneurs de sabre?

En novembre 2011, Hélie de Saint Marc fut fait grand-croix de la Légion d'honneur par le président de la République. Dans la cour des Invalides, par une matinée glaciale, le vieil homme recru d'épreuves et cerné par la maladie reçut cette récompense debout, des mains de Nicolas Sarkozy. Justice lui était faite. Commentant cette cérémonie, il disait d'une voix où perçait une modestie un brin persifleuse: «La Légion d'honneur, on me l'a donnée, on me l'a reprise, on me l'a rendue…»

 

Le 28 novembre 2011, Nicolas Sarkozy remet la grand-croix de la Légion d'honneur à Hélie Denoix de Saint Marc. Crédits photo : CHRISTOPHE ENA/AFP

À ces hommages s'ajoutèrent au fil des ans les nombreux signes de bienveillance de l'institution militaire (notamment grâce à une nouvelle génération d'officiers libérée des cas de conscience qui entravaient leurs aînés), qui furent comme un baume au cœur de cet homme qui prenait tout avec une apparente distance, dissimulant sa sensibilité derrière l'humour et la politesse.

Histoire authentique ou apocryphe, il se raconte qu'un jour l'ex-commandant de Saint Marc avait été accosté par une admiratrice qui lui avait glissé: «Je suis fière d'habiter la France, ce pays qui permet à un ancien putschiste de présider le Conseil d'État.» La bonne dame confondait Hélie avec son neveu Renaud (aujourd'hui membre du Conseil constitutionnel). Cette anecdote recèle quelque vérité. La France contemporaine l'avait pleinement adopté, ayant compris que cet homme lui ressemblait, avec ses engagements heureux ou tragiques, ses zones d'ombre, ses chagrins et ses silences.

Hélie de Saint Marc n'avait rien d'un «ancien combattant». S'il avait insolemment placardé à la porte de son bureau le mandat d'arrêt délivré contre lui en mai 1961, il parlait de ceux qui avaient été ses adversaires avec mansuétude. Quand un article lui était consacré dans Le Figaro, il ne manquait jamais de demander à son auteur, avec ironie: «Avez-vous eu une réaction des gaullistes?» Son épouse, Manette, et leurs quatre filles s'attachaient à lui faire mener une vie tournée vers l'avenir. Il n'était pas du genre à raconter ses guerres, s'enquérant plutôt de la vie de ses amis, les pressant de questions sur le monde moderne, ses problèmes, ses défis. Ce vieux soldat bardé d'expériences comme d'autres le sont de diplômes n'avait jamais renoncé à scruter son époque pour la rendre un tant soit peu plus intelligible.

Énigme insondable

L'existence humaine restait pour lui une énigme insondable. À Buchenwald, Saint Marc avait laissé la foi de son enfance. L'éclatement de tout ce qui avait été le socle de son éducation l'avait laissé groggy. Une vie de plus de quatre-vingt-dix ans n'avait pas suffi pour reconstituer entièrement un capital de joie et d'espérance. C'était un être profondément inquiet, qui confessait que sa foi se résumait à une minute de certitude pour cinquante-neuf de doute. Le mal, la souffrance, le handicap d'un enfant, ces mystères douloureux le laissaient sans voix.

 

Attendant la fin, il confiait récemment avec un détachement de vieux sage: «La semaine dernière, la mort est encore passée tout près de moi. Je l'ai tout de suite reconnue: nous nous sommes si souvent rencontrés

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 08:20

Dans une question écrite n° 28865 du 11 juin 2013 M. Florent Boudié attire l’attention de M. le ministre de la défense sur le contingent annuel de médailles militaires.

À l’occasion du Congrès départemental de la Gironde de la Société nationale d’entraide de la médaille militaire, qui a eu lieu récemment sur sa circonscription, les sociétaires lui ont fait part de leur préoccupation devant la diminution du contingent annuel de médailles militaires pour les années 2012, 2013 et 2014.

On se rappelle en effet que le décret n° 2009-163 du 12 février 2009 avait fixé le contingent de médailles militaires pour la période du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2011 à 3 500 médailles pour chacune des années 2009, 2010 et 2011.

Or le décret du 23 janvier 2012 fixant le contingent de médailles militaires pour la période du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2014 prévoit un nombre de 3 000 médailles par an pour les années 2012, 2013 et 2014.

Chaque année depuis 2012, 500 médailles militaires de moins sont distribuées, alors même qu’un grand nombre de propositions sont en attente à la grande chancellerie.

Certes, ce décret relève de la responsabilité du précédent gouvernement, qui en a fixé les dispositions.

Au regard des revendications qui lui ont été exprimées, il lui demande s’il est possible d’envisager des mesures exceptionnelles de décontingentement.

Texte de la réponse

Le contingent de médailles militaires est fixé par décret triennal du Président de la République, grand maître des ordres.

Pour la période 2012-2014, le contingent annuel s’élève à 3 000 croix (1) à répartir entre l’armée active et les personnels n’appartenant pas à l’armée d’active, soit effectivement une diminution de 500 croix par rapport au précédent décret triennal.

Ce choix repose sur une nécessité et une réalité.

En effet, quelle que soit la décoration, et plus particulièrement s’agissant des ordres nationaux et de la médaille militaire, la Grande chancellerie veille au maintien du prestige de ces décorations.

Les conditions de proposition des candidats à la médaille militaire, fixées chaque année par circulaires ministérielles publiées au bulletin officiel des armées, sont soumises aux décisions du conseil de l’ordre de la médaille militaire qui agréent ou ajournent certaines candidatures, en privilégiant depuis ces dernières années les profils opérationnels tout en permettant d’honorer également celles et ceux qui, bien que n’ayant pas de faits de guerre, participent ou ont contribué au rayonnement de la défense.

C’est sur la base de ces critères de sélection que 2 739 personnes se sont vu concéder la médaille militaire en 2012.

Pour 2013, plus de 2 000 militaires d’active ont d’ores et déjà été ainsi récompensés, étant précisé que le décret relatif aux anciens combattants et à la réserve sera publié au mois de novembre prochain.

Le nombre des effectifs décorés en 2013 pourrait ainsi atteindre les 3 000 croix disponibles.

La baisse de 3 500 à 3 000 du nombre de décorations à décerner au titre du décret triennal 2012-2014 par rapport au décret précédent n’a donc pas eu, à ce jour, de conséquences sur le nombre de médailles militaires déjà concédées ou à concéder d’ici à la fin 2013.

Pour autant, comme cela se fait lors de la préparation de chaque décret triennal, une étude sera conduite par le ministère de la défense pour évaluer les besoins à satisfaire au titre de la période 2015-2017, sur la base des résultats constatés et du vivier disponible, tout en veillant à maintenir la qualité des candidatures sélectionnées.

Le ministre de la défense ne manquera ainsi pas de contribuer à la prise de la décision la plus adaptée, cette dernière relevant de la stricte compétence du grand maître des ordres nationaux.

(1) Décret n° 2012-73 du 23 janvier 2012 fixant les contingents de médailles militaires pour la période du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2014.

 

Source: JOAN du 06/08/2013 page : 8428

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 11:23
Un grand nombre d'épouses de militaire qui ont cessé leurs activités professionnelles pour élever leurs enfants ignorent qu'elles ont été affiliées au régime général de l'Assurance vieillesse des parents au foyer.
Lorsque ces mères de famille demandent leur relevé de carrière à la CNAV (Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse), ces éventuelles périodes inconnues de la dite Caisse ne sont donc pas prises en compte dans le calcul des trimestres comptant pour la retraite.
Procédure à suivre pour vérifier et obtenir la validation d'éventuels trimestres:
  • saisir la CNAV pour demander le relevé de carrière

Pour les épouses de militaires encore en activité :

  • adresser une demande écrite au centre payeur de la solde du militaire, en y joignant le relevé de carrière et les informations nécessaires à la recherche (au minimum le numéro du livret de solde)
  • après vérification, le CTAC adresse une attestation d'affiliation à l'assurance vieillesse des mères de famille au titre des années prises en compte (prise en compte soumise à plafond lié au revenu imposable et au quotient familial).
  • cette attestation est à communiquer à la CNAV lors de la demande de liquidation de retraite de la mère de famille.
Pour les épouses de retraités militaires ou anciens militaires :
  • adresser une demande écrite à l'EDIACA (établissement de diffusion, d’impression, d’archivage du commissariat des armées), en y joignant le relevé de carrière et les informations nécessaires à la recherche (au minimum le numéro du livret de solde)
EDIACA
76, rue de la Talaudière - BP 508
42007 SAINT-ETIENNE Cedex 1
Téléphone : 04 77 95 33 99
  • après vérification, l'EDIACA adresse une attestation d'affiliation à l'assurance vieillesse des mères de famille au titre des années prises en compte (prise en compte soumise à plafond lié au revenu imposable et au quotient familial).
  • cette attestation est à communiquer à la CNAV lors de la demande de liquidation de retraite de la mère de famille.


NB : Le dispositif de l’affiliation à l’assurance vieillesse a été mis en oeuvre à compter du 01/07/72 en application de la loi n° 72-8 du 03/01/72 et du décret n° 72-530 du 29/06/72 en faveur des bénéficiaires de la majoration de salaire unique servie à compter du 01/07/72 aux personnes ou ménages bénéficiaires de l’allocation de salaire unique qui avaient:
  • soit, au moins quatre enfants à charge,
  • soit, un ou plusieurs enfants âgés de moins de 3 ans, sous réserve que les revenus du ménage soient inférieurs à un plafond fixé par décret.
Ce dispositif a ensuite été modifié par le décret n° 78-270 du 08/03/78 selon lequel les mères de famille et les femmes bénéficiaires du complément familial ayant un enfant de moins de trois ans ou au moins quatre enfants étaient obligatoirement affiliées, à compter du 01/01/78, à l’assurance vieillesse du régime général de la sécurité sociale, sous réserve que leurs ressources ne dpssent pas un certainlafond. 
Le décret n° 80-1068 du 23/12/80 a étendu le bénéfice de cette affiliation à compter du 01/01/80 aux mères de familles bénéficiaires du complément familial, dès lors que la famille était composée:
  • soit d’un enfant de moins de trois ans,
  • soit d’au moins trois enfants.

Merci à ATDM 34

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 09:29

5RHC1Les 18 et 19 juin 2013, le 5ème régiment d'hélicoptères de combat (RHC) de Pau a été engagé dans les opérations de soutien aux populations suite aux inondations dans les départements de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées.

Cette opération se fait sur demande des préfets de ces départements, durement touchés par les inondations, et en coordination avec les autres services de l'état.

En Haute-Garonne, le 5ème RHC a ainsi mobilisé un hélicoptère Cougar qui a permis, dès le 18 juin au soir, la mise en place d'équipes de secours depuis Saint-Gaudens vers deux villages isolés. Cette mission s'est poursuivie dans la nuit dans des conditions météo difficiles et a repris le 19 juin matin. En parallèle, le 3ème RMAT a pour sa part appuyé le SDIS (service départemental d'incendie et de secours) dans sa mission de secours aux populations en mettant à disposition des camions GBC 180 afin d'acheminer des lits, fournis par la Croix-Rouge, pour 700 personnes isolées dans les villages de Saint-Mamet, Luchon et Pravielle. Enfin, le détachement du SEA de Pau a mis en place, dans la nuit du 18 au 19 juin un camion-citerne de carburant et activé dès l'aube un plot de ravitaillement carburant à Saint-Gaudens au profit des hélicoptères du SDIS et de la Gendarmerie. Dans les Hautes-Pyrénées, les armées ont mis à disposition de la mairie de Tarbes une centaine de couchage au profit des unités de secours venues en renfort.

 

5RHC25RHC3

Lors de situations de crise, comme ici face à une catastrophe naturelle à l'ampleur imprévisible, les forces armées se mobilisent en urgence à la demande des autorités préfectorales si la situation le nécessite. Elles mettent ainsi leurs moyens humains et matériels à disposition des services de l'Etat au profit de la population dans le cadre d'une mission de service public.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 16:14

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 08:49

Le 14 juin 2013 la résidence pour personnes agées "Dolcea la maison de Fannie" a reçu son label "Bleuet de France" au cours d'une cérémonie présidée par le préfet de la Drôme Pierre-André Durand, et en présence de nombreux anciens combattants et porte-drapeaux. Ce label est décerné par l'ONACVG et la maison de retraite labellisée s'engage à privilégier l'accueil à un certain nombre de ressortissants de l'ONAC à un tarif préférentiel.

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