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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 18:43

atbiHocine ATBI, Harki et combattant volontaire, est décédé le samedi 17 janvier 2015. Notre compagnon et ami portait fièrement les couleurs de la France, son pays pour lequel il avait combattu pendant la guerre d'Algérie, à toutes les cérémonies depuis de nombreuses années. Il répondait toujours présent, était très actif dans les activités de la section, était toujours souriant et était apprécié et aimé de tous. Une cérémonie d'hommage à Hocine ATBI se déroulera le mardi 20 à 14h30 au cimetière de Valence. Rassemblement à 14h15 devant l'entrée principale du cimetière, avenue de Romans, pour former cortège et accompagner Hocine à sa dernière demeure et aussi témoigner notre soutien à son épouse et à sa famille.

Commémoration anniversaire de la première réunion du CNR

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 07:12

téléchargement (2)Pour beaucoup, Roland Garros évoque les Internationaux de France de Tennis qui viennent d’ailleurs de commencer. Quel lien a-t-il avec les balles jaunes et à la terre la terre battue? Aucun… Si ce n’est le nom qu’il a donné au stade où se déroule la compétition. En revanche, il y a un siècle, le nom de ce natif de l’île de La Réunion était synonyme d’exploits et de records… en aéronautique, alors naissante. Elève du Collège Stanislas, à Paris, il est contraint de poursuivre ses études à Cannes, puis à Nice, après avoir contracté une pneumonie. Sportif accompli (il est alors un adepte du football), il réussi son Baccalauréat en 1905 au lycée Janson de Sailly et entre ensuite à HEC, d’où il en ressort diplômé trois ans plus tard. En 1909, Roland Garros se découvre une passion qui ne le quittera plus : l’aviation. Il achète son propre « aéroplane », comme l’on disait à l’époque, à savoir un appareil de type « Demoiselle Santos-Dumont », qui était le moins cher sur le marché. Comme il n’y a alors pas d’école de pilotage, il apprend à voler tout seul. En juillet 1910, il obtient le brevet n°147 de l’Aéro- Club de France et enchaîne ensuite une série d’exhibitions aériennes outre-Atlantique. En 1911, Roland Garros échoue à chaque fois de peu à remporter trois grandes courses d’aviation (Paris-Madrid, Paris-Rome, Circuit européen), ce qui lui vaudra, comme Raymond Poulidor bien des années plus tard, et pour une discipline bien éloignée des courts de tennis (et qu’il a pratiqué assidument lors de son adolescence, mais sur piste), le surnom d’ »Eternel Second ». Mais il finira par s’illustrer en décrochant  un record d’altitude (3.950 mètres) en septembre de cette année-là. Par la suite, le jeune aviateur part pour l’Amérique du Sud, et en particulier au Brésil : il sera ainsi le premier à traverser en avion la baie de Rio, à survoler la forêt amazonienne en prenant des photographies et à relier São Paulo à Santos. Et il donne baptême de l’air aux officiers brésiliens, lesquels constitueront, plus tard, le noyau de la future Força Aérea Brasileira. De retour en France, Roland Garros participe à plusieurs courses aériennes prestigieuses, qu’il remporte. Fini le surnom d’Eternel Second! Et il s’attaque à d’autres records et porte celui d’altitude à 5.610 m. Entre-temps, il était devenu pilote officiel du constructeur Morane-Saulnier. Mais le fait marquant que l’on retient le plus est sans doute la première traversée en avion de la Méditerranée, le 23 septembre 1913, en reliant Fréjus à Bizerte (Tunisie). Lors que la Première Guerre Mondiale, Roland Garros s’engage dans l’armée et rejoint l’escadrille MS23. Se pose alors le problème pour les aviateurs de l’époque de pouvoir tirer à travers l’hélice de leur avion. Avant le début des hostilités, bien des ingénieurs s’y cassèrent les dents. Les Britanniques trouvèrent une solution : monter la mitrailleuse sur l’aile supérieure d’un biplan, ce qui permettait de contourner l’obstacle. Mais ce n’était guère satisfaisant : comment, par exemple, recharger l’arme ou la débloquer dans le cas où elle s’enrayerait? De son côté, Morane-Saulnier imagina de synchroniser le mouvement du percuteur de la mitrailleuse Hotchkiss avec le passage des pales de l’hélice (*). Malheureusement, les essais menés ne furent pas concluants. Pour autant, cette idée ne fut pas abandonnée et les recherches se poursuivirent à l’Etablissement aéronautique de Vincennes, commandé par le colonel Jean-Baptiste Estienne. Là, en 1915, le commandant Charles Tricornot de Rose eut l’intuition de blinder les pales d’un hélice. Mais appelé à prendre la tête d’une unité au front, le colonel Estienne fit appel à Roland Garros. Aidé par ami Raymond Saulnier, l’aviateur se met alors à la tâche et finit mettre au point système simplifié de tir à travers l’arc de l’hélice.

 

 

Le résultat de cette innovation majeure est immédiat : Roland Garros abat, avec son monoplace, un Morane-Saulnier type L « Parasol », 3 avions ennemis en avril 1915. Mais, la série va s’interrompre provisoirement… En effet, victime d’une panne, l’aviateur français est contraint d’atterrir derrière les lignes adverses et il n’a guère le temps d’incendier son avion avant d’être fait prisonnier. Et, malheureusement, le dispositif qui équipait son appareil tombe intact aux mains des Allemands. Et ces derniers ne se priveront pas de le copier et de l’améliorer pour en doter le Fokker E III. Surveillé de près, Roland Garros, qui passe pour être une forte tête, sera retenu prisonnier pendant près de 3 longues années, malgré plusieurs tentatives d’évasion… Mais l’obstination finit par payer : le 15 février 1918, avec le lieutenant Anselme Marchal, il réussit à fausser compagnie à ses geôliers déguisé en… officier allemand. Il se dit que l’aventure a inspiré le cinéaste Jean Renoir pour son film, « La grande illusion ». De retour en France, Roland Garros ne songe qu’à une chose : reprendre le combat. « Je n’ai pas mis 3 ans à m’évader pour rester à l’arrière », dira-t-il. Auteur d’une étude dans laquelle il avait défini ce que devait être un avion de chasse monoplace, il aurait pu obtenir un poste en état-major. Et cela d’autant plus que, marqué par ses années de détention, il est devenu myope à tel point qu’il se fera faire des lunettes en cachette. Après une remise à niveau pour apprendre les nouvelles techniques du combat aérien, le lieutenant Garros est affecté à la SPA 26, équipée de SPAD XIII. Le 2 octobre 1918, il remporte sa 4e victoire aérienne. Mais ce sera sa dernière. Trois jours plus tard, et alors qu’il s’apprête à fêter son 30e anniversaire, il décolle pour une mission de reconnaissance du front vers Saint-Morel, dans les Ardennes : il n’en reviendra pas. Dans son édition du 8 octobre, le quotidien « Le Matin », écrit : « L’aviation française vient de perdre l’un de ses représentants qui l’ont le plus honorée avant et pendant la guerre. (…) Après une carrière inoubliable, héroïque, grandie par la science, le courage et la volonté, l’aviateur Roland Garros disparaît. Retourné au front il y a quelques semaones, il avait repris dans une escadrille de chasse la place qu’il avait sollicitée, voulue, après troius ans de dure captivité à Magdebourg (…) Samedi, dans la matinée, il menait une patrouille au-dessus du territoire occupé par l’ennemi. Une escadrille adverse barra la route. Au plus fort du combat violent qui suivit et au cours duquel Garros s’acharna, on vit tout à coup son avion tournoyer et descendre précipitamment vers le sol ».   

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 07:33

L’ASAF (Association de Soutien à l'Armée Française)  refuse de s’associer à cette commémoration de cette date pour les raisons qui sont détaillées dans le texte ci-dessous, rédigé en 2009 par le général Henry-Jean Fournier, délégué de l’ASAF pour la Dordogne.

50e-anniversaire-du-Cessez-le-feu-en-Algerie 

Le 19 mars,

Un faux anniversaire pour un faux armistice

La date de la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie, comme l’appellation elle-même de cette « guerre », longtemps considérée seulement comme « les événements d’Algérie », a aussi longtemps fait débat en France, jusqu’à la décision prise par le Président de la République d’adopter la date du 5 décembre pour la journée nationale d’hommage aux morts de la guerre d’Algérie et des opérations au Maroc et en Tunisie.

Le choix de cette date a été le fruit du travail d’une commission, présidée par le Professeur FAVIER, de l’Institut et réunissant les douze associations les plus représentatives d’Anciens Combattants de toutes les guerres pour proposer une date commune. Après discussion et un vote démocratique, 10 associations (représentant 800 000 adhérents ont opté pour le 5 décembre, date à laquelle avait été inauguré, en 2002, le Mémorial A.F.N. du Quai Branly.

Le 5 décembre 2002, en effet, toutes les associations et fédérations étaient présentes, dans une même communion d’esprit, autour du seul souvenir de ceux qui avaient donné leur vie au service de la Patrie au cours de cette période des combats d’A.F.N.

La volonté d’apaiser les débats se manifestait ainsi dans un jour qui rassemble, exempt de toute considération politique, philosophique ou religieuse et respectant les sensibilités de chacun. Il ne s’agissait ni de commémorer une date, ni de célébrer une victoire ou de pleurer une défaite, mais tout simplement d’honorer ce jour-là, sur l’ensemble du territoire national la mémoire de ceux qui, indépendamment de leurs propres convictions, avaient disparu dans ces combats et ces événements.

On peut certes contester le choix du 5 décembre, mais on ne peut refuser à cette date l’avantage d’être neutre et uniquement tournée vers l’hommage aux morts. Cependant, malgré la quasi-unanimité recueillie autour de ce choix, une association continue de militer pour que ce soit à la date du 19 mars que soit célébrée la mémoire des morts en Algérie.

La date du 19 mars est celle du cessez-le-feu décidé, en 1962, lors des entretiens entre le gouvernement français et des représentants du Front de Libération Nationale algérien, à Evian. C’est là que commence toute une série de malentendus…..

 

Le premier malentendu tient au fait qu’il n’y a jamais eu d’accords officiels signés entre la France et un quelconque organisme représentant la rébellion algérienne :

1. ce que l’on appelle « les accords » d’Evian ne porte même pas ce nom dans le document d’origine établi à Evian : les conclusions des entretiens qui se sont déroulés à Evian portent le nom de « déclarations »

2. cette absence de référence à tout accord de type diplomatique ne confère à ces déclarations aucune valeur juridique au plan international et laissait, d’emblée, la porte ouverte à toutes les remises en cause, puisqu’il ne s’agissait que de déclarations d’intentions.

3. ces « déclarations » ont d’ailleurs été immédiatement rejetées par les instances dirigeantes de la rébellion, qui ont désavoué les représentants qu’elles avaient elles-mêmes déléguées à Evian.

4. en l’absence de toute portée juridique, les conclusions des négociations d’Evian n’ont jamais pu être utilisées par la France et ses ressortissants vis-à-vis de la juridiction internationale pour faire respecter les clauses essentielles prévues (telles que, par exemple, les droits de propriété des européens d’Algérie, la participation d’européens aux affaires publiques, la parité de la mise en valeur du sous-sol saharien, l’usage de la langue française, etc…)

La mise en œuvre des « déclarations d’Evian » a donc été effectuée de manière strictement unilatérale, par la France seule, sans partenaire.

Ce fut notamment le cas de ce que l’on a appelé le « cessez-le-feu ».

 

Le second malentendu est en effet la notion de « cessez-le-feu » décrété à partir du 19 mars 1962.

Dans une guerre « normale », cette décision, qui s’apparente à la notion d’armistice entre deux belligérants, est appliquée sur le champ de bataille par les troupes en présence et conduit à une interruption des combats et à la mise en œuvre d’un certain nombre de procédures, permettant notamment de préserver les populations. Cette situation débouche ensuite soit sur la reprise des combats en cas de désaccord entre les diplomates négociant la fin du conflit, soit sur un accord de paix entre les parties.

Dans le cas de l’Algérie, la situation était fort différente de cette procédure : la guerre n’en était pas vraiment une et l’adversaire n’avait pas d’existence internationale légale. En outre, compte tenu du caractère même de la « guérilla », l’ennemi sur le terrain n’obéissait à aucun commandement capable de faire appliquer un tel cessez-le-feu, d’autant plus qu’à l’époque, les combats étaient devenus rares, en raison de la mise hors-de-combat, précisément, de la plupart des rebelles, sur le territoire des départements d’Algérie.

Le cessez-le-feu ne fut donc mis en œuvre que par le commandement français, qui l’imposa à ses troupes, avec toute la rigueur d’une organisation militaire conventionnelle. L’armée française reçut l’ordre de s’enfermer dans ses cantonnements et de n’intervenir qu’en cas de légitime défense d’elle-même.

Le cessez-le-feu fut donc strictement unilatéral et les « combattants de la onzième heure du F.L.N. » eurent alors les mains libres pour se livrer à une application particulière d’un cessez-le-feu, non validé par les instances dirigeantes de la rébellion, réfugiées à Tripoli.

 

La date du 19 mars 1962 a donc été le signal d’une période particulièrement douloureuse de la tragédie algérienne, puisqu’il y a eu, à partir de cette date et jusqu’à l’exode total des Européens d’Algérie, plus de victimes, (d’origine européenne ou algérienne) que durant toute la guerre. Assassinats et enlèvements, qui avaient été pratiquement éradiqués, ont connu une virulence accentuée par la sauvagerie et le caractère irrationnel des actes commis. Aujourd’hui encore, de nombreuses familles de pieds-noirs ne savent toujours pas ce que sont devenus ceux des leurs qui ont été enlevés à ce moment-là et qui ont été estimés à plus de 3 000 personnes (contre 2 788 tués et 875 disparus pour la période 1954-1962).

En ce qui concerne les harkis, qui avaient le statut légal de supplétifs de l’armée française, on évalue le nombre de leurs morts, dans des conditions particulièrement atroces (égorgements, ébouillantements, écorchages vivants, émasculations, etc….) à un chiffre officiel compris entre 60 et 70 000 victimes, massacrées sous les yeux de l’armée française dans les rangs de laquelle ils combattaient quelques semaines avant.

Sans parler des populations d’origine algérienne qui s’étaient engagées aux côtés de la France et qui ont également été impitoyablement massacrées dans leurs douars, au fond des montagnes, sans que l’on puisse avancer un chiffre qui ferait sans doute horreur.

Enfin, et ce n’est pas le moindre fait au regard de la démarche de mémoire que recherchent aujourd’hui les Anciens Combattants de cette époque, la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (DMPA) du ministère de la Défense a recensé 386 militaires français ayant trouvé la mort après le 19 mars 1962 et pas seulement dans des accidents en service.

 

Le troisième malentendu est d’origine plus récente, car, dans l’imaginaire populaire français, qui ne connaît pas vraiment l’histoire de cette période, on a facilement tendance à placer la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie au même niveau que l’armistice du 11 novembre 1918 (qui a été demandé par l’adversaire en raison de la victoire, sur le terrain, des troupes alliées) ou que la Victoire du 8 mai 1945 (qui a été imposée par les Alliés à l’Allemagne totalement vaincue).

 

Il est bien compréhensible, en effet, que les deux millions de jeunes Français qui ont été envoyés défendre les couleurs de la France en Algérie veuillent aujourd’hui commémorer la fin d’un événement qui a marqué leur jeunesse.

Mais, après avoir vécu une guerre qui n’a jamais voulu dire son nom, pourquoi faut-il qu’une minorité d’entre eux, certes organisés en une fédération très active, qui occupe puissamment l’espace politico-médiatique, mais qui demeure minoritaire, choisisse une date célébrant un faux armistice ?

Pourquoi faut-il, après avoir inutilement sacrifié une partie de leur jeunesse, qu’ils sacrifient aujourd’hui leur honneur en commémorant un faux anniversaire ?

 

La date du 5 décembre n’est sans doute pas très heureuse, mais elle a le mérite de se vouloir apaisante, quelles que soient les opinions.

S’il n’existait qu’une seule raison pour refuser la date du 19 mars, elle ferait appel à la mémoire de tous ceux qui sont tombés là-bas avant le 19 mars et dont la mort n’a servi à rien.

Elle ferait surtout appel à la mémoire de tous ceux qui sont morts après le 19 mars, parce que la France avait baissé les armes et les avait abandonnés à leurs tueurs.


Vouloir célébrer le 19 mars est un déni.

*****

Depuis cette période des évènements nouveaux sont survenus.

Tout d’abord la loi n° 2012-1361 du 6 décembre 2012 relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de reconnaissance à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc, est venue instituer une seconde commémoration pour la guerre d’Algérie, sans que le Conseil constitutionnel, saisi par des députés de l’opposition, y trouve une incompatibilité avec la loi instituant le 5 décembre comme journée national d’hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie. Il estime en effet qu’il n’y a pas d’incompatibilité en droit et en pratique entre les deux textes, et que rien n’empêche qu’un même événement ou une même population fasse l’objet de deux commémorations au cours d’une année.

Puis, le 31 mai 2012, le tribunal administratif de Rennes a rendu un jugement faisant droit à la requête d’un ancien combattant d’Algérie (M. Jean DONNIO, membre de l’ASAF des Côtes-d’Armor) et enjoignant au maire du QUILLIO (Côtes d’Armor) de faire procéder au retrait de la plaque apposée sur la Monument aux Morts de cette commune et portant la mention « Fin de la guerre d’Algérie : 19 mars 1962 ».

Le tribunal a rappelé, dans les motifs de sa décision, qu’une commune pouvait, sur son Monument aux Morts, honorer les morts pour la France d’une guerre où aucun de ses enfants n’était tombé au combat. Il a en outre rappelé qu’il appartient au maire d’interdire l’apposition sur le Monument aux Morts de la commune d’emblèmes ou de mention de nature à enlever à ce monument son véritable caractère (dont la seule définition légale procède de la loi du 25 octobre 1919).

Les juges ont déduit que « la plaque litigieuse, eu égard à la seule inscription qu’elle comporte, ne présente pas un caractère commémoratif, mais tend uniquement à prendre position sur une date de fin de conflit, alors même que cette question s’inscrit dans le cadre d’une controverse historico-politique. »

Ce jugement peut servir de fondement juridique à tout recours administratif devant le maire d’une commune qui aurait laissé apposer sur son Monument aux Morts une plaque se limitant à la même inscription : « 19 mars 1962, fin de la guerre d’Algérie », que cette plaque mentionne ou pas le nom de combattants morts au combat.

Pour être recevable, l’action doit être engagée par une personne ayant qualité pour agir, c’est-à-dire habitant la commune et ayant le titre d’ancien combattant.

Toutefois, une association pourrait également mener l’action en justice si elle peut justifier que son action entre bien dans le cadre de l’objet de ses statuts, par exemple la défense des intérêts moraux des familles des morts de la guerre d’Algérie.

Enfin, il convient de noter que, s’agissant de recours pour excès de pouvoir, l’intervention d’un avocat n’est pas obligatoire, même si elle reste conseillée pour présenter le dossier dans le dédale des arcanes judiciaires.

Enfin, le 26 décembre 2013, suite à un jugement de la Cour d'Appel de Rennes en date du 15 octobre 2013, le Parquet a confirmé la condamnation du Ministère de la Défense qui s’y opposait, et ordonné l'adjonction de la mention « Mort pour la France » sur l'acte de décès de M. Paul, Hubert, Marie TEUMA né le 30 juillet 1918 à Carcès (Var) décédé le 5 juillet 1962 à Lartigues (Algérie).

 

Par ailleurs la FNACA qui est la principale association d’anciens combattants à préconiser le 19 mars comme seule et unique date de commémoration en tant que fin de la guerre d’Algérie, et qui demande même l’abrogation de la date du 5 décembre, se trouve elle-même en flagrant délit de contradiction. Elle accepte en effet que les états de service de ses membres soient arrêtés à la date du 5 juillet 1962, date de l’indépendance algérienne, au lieu du 19 mars.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 08:48

2014-02-19 11.28.58Beaucoup de monde pour cette assemblée générale des Médaillés Militaires de Valence qui s'est déroulée le 19 février à Saint Marcel lès Valence. Moyenne d'age des adhérents 78 ans, mais où sont donc les jeunes médaillés, qui poursuivra la mission de solidarité et de devoir de mémoire??

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 12:10

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 18:55

 

Interventions sociales

Chaque année l’ONAC -VG attribuait des crédits (5 900 € en 2013 pour la FNCV et 460 000 € pour l’ensemble des associations dont la FNACA, l’UNC, l’ARAC, la Société d’entraide de la Médaille militaire, la FNAOM, la FNAME, etc…) qui permettaient de financer  sans formalisme excessif une action sociale d’urgence ou des marques d’attention (colis de Noël, par exemple, offerts aux compagnons âgés, gerbes et plaques sur les tombes, etc...).


A compter du 1er janvier 2014 plus aucun crédit ne sera délégué à ces associations. Ces crédits seront gérés par la commission « mémoire et solidarité » des conseils départementaux de l’ONAC –VG.

En conséquence, les associations départementales de la FNCV transmettront dorénavant toutes  les demandes d’intervention  financière de leurs adhérents, ressortissants de l’ONAC–VG, au service départemental géographiquement compétent.

Le service départemental instruira chacune des demandes et les soumettra à la commission départementale, émanation du conseil départemental pour les anciens combattants et victimes de guerre et la mémoire de la Nation, compétente pour examiner les questions de solidarité.

 

A l’issue de chaque réunion des commissions, les services départementaux informeront les sections concernées  et les compagnons de la suite des demandes formulées.

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 17:33

Pierre Bocaccio, un soldat et un ancien de l'ALAT vient de nous quitter, si vous avez le temps lisez le parcours d'un homme qui a servi la France mais aussi qui a ouvert son cœur et donné de son temps pour aider les enfants défavorisés du Vietnam.
Voici son histoire au travers de l'hommage que je lui ai rendu ce matin. 

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"Pierre, je suis venu avec nombre de tes compagnons de l’amicale des anciens de l’aviation légère de l’armée de terre et j’ai la délicate tâche d’évoquer ton passé militaire, tu as bien servi la France, son drapeau te recouvre aujourd’hui.
Tu es né le 16 septembre 1932 à Pusignan et tu n’as pas connu l’opulence pendant ton enfance, en cette période troublée de notre histoire. Les privations et les enfants de troupe ont forgé ton caractère.
Tu t’engages le 16 septembre 1950, le jour de tes 18 ans, au 3ième régiment de Spahis Algériens en garnison à Arenberg en Allemagne. Tes qualités sportives et intellectuelles te permettent d’être promu rapidement maréchal des logis.
Tu sers alors en Indochine entre 1951 et 1954 au sein du 5ième Rgt de Spahis Marocains. Tu t’intègres rapidement et montre rapidement des qualités certaines dans le renseignement, tu apprends le Vietnamien. Tu crées et commandes le commando Centaure composé de rebelles ralliés avec lequel tu obtiendras de beaux résultats, tes hommes t’adoraient et c’est le cœur serré que tu les quittes en avril 1954 pour rejoindre le 5ieme régiment de hussards à Fritzlar en Allemagne. La guerre et l’Indochine t’ont marqué à vie. 
Tu rejoins l'ALAT (GAOA8/GALAT8 de Dinan) en 1956 après un stage avion à St Yan puis à Tarbes où tu seras transformé sur L18, L19 et NC856. Tu sers alors successivement à Setif, en Algérie, et au GALAT 9 de Valence. En 1961 tu suis le stage de pilote d'hélicoptères à Dax puis tu repars pour 25 mois en Algérie, à Setif, où tu es formé sur Vertol H21 "Banane", puis à Alger et à Oran. A ton retour en France tu es affecté au GALDIV7 à Mulhouse, où tu es transformé sur ALIII, puis à Lyon. Adjudant-chef, tu quittes l'armée en 1966 pour travailler à la Mobil Oil. Tu t'investis par la suite dans une association destinée à venir en aide aux enfants défavorisés du Vietnam et tu n’oublies pas tes camarades de l’ALAT. C’est ainsi que tu participes à la création de l’amicale Rhône Alpes des anciens de l’ALAT et que tu en resteras administrateur. Chacun t’appréciait pour ta gentillesse, ton dynamisme et tes connaissances sur une multitude de choses, nous étions aussi admiratifs de ce que tu faisais pour les enfants vietnamiens, de ton humanité et de ton dévouement. Tu étais officier de la Légion d'honneur, médaillé militaire, titulaire de la Croix de guerre des TOE avec 3 citations dont une à l'ordre de l'Armée et de la Valeur Militaire avec 3 citations dont 1 à l'ordre de l'Armée.
Les anciens de l’ALAT Rhône Alpes partagent la douleur de tes enfants et de toute ta famille et leur expriment leur soutien dans le malheur qui les frappe.
Adieu Pierre et bon voyage dans l’azur du ciel. Nous savons que tu n’es pas loin »juste de l’autre côté du chemin » comme disait Charles Peguy."

  Lyon, 30 octobre 2013

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 16:24

Le décret no 2013-853 du 24 septembre 2013 fixant le taux de majoration de l’Etat des rentes accordées au titre de l’article L. 222-2 du code de la mutualité décret du 24 septembre 2013, paru au journal officiel du 26 septembre , prévoit une réduction du taux de majoration de la rente mutualiste du combattant, ce qui ne s’est jamais produit depuis la création de celle-ci en 1923. C’est donc une atteinte majeure au droit à réparation.

La fédération nationale André Maginot, l'Union fédérale et l'Union nationale des combattants ont rédigé le communiqué présenté ci dessous. Ce communiqué a été envoyé aux parlementaires de la Drôme ceci avant la discussion du budget concernant les anciens combattants, les autres sections ont fait de même dans leur département.

SCAN0014-copie-1

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 21:14

De nombreux porte-drapeaux, des anciens paras, des élus, des militaires et encore 2 anciens des vieilles suspentes du 1 RCP qui résistent et qui ont l'air d'encore bien se porter (en tout cas ils aiment encore rire et plaisanter, et boire leur petit canon), une cérémonie émouvante organisée par l'APDA 26/07, préparée et conduite par Pierre Roxard, fidèle s'il en est, avec le soutien du GAMSTAT et de la mairie de Chabeuil.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 08:49

Le 14 juin 2013 la résidence pour personnes agées "Dolcea la maison de Fannie" a reçu son label "Bleuet de France" au cours d'une cérémonie présidée par le préfet de la Drôme Pierre-André Durand, et en présence de nombreux anciens combattants et porte-drapeaux. Ce label est décerné par l'ONACVG et la maison de retraite labellisée s'engage à privilégier l'accueil à un certain nombre de ressortissants de l'ONAC à un tarif préférentiel.

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