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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 08:05

1476460 620604027985326 1384458639 nExtraits du communiqué final du CSFM le 12 décembre 2014 lors de la séance de clôture devant le Ministre de la Défense 

 

"Chacun des membres du Conseil ressent au plus profond de lui-même un sentiment très fort de manque de reconnaissance à son égard. Ce ressenti est alimenté à la fois par le décalage que nous subissons dans l'application sans cesse repoussée de mesures catégorielles, par le retard injuste que subissent nos militaires du rang dans la transposition du SMIC, par la reconnaissance de faits d’armes entraînant parfois l’attribution de récompenses de façon injuste et par les annonces sans cesse décalées des  restructurations, malgré vos engagements. Et si ce sentiment est également profondément vécu à l'intérieur de nos enceintes militaires, du fait de la dilution des responsabilités, c'est au sein même de la Nation que nous en souffrons le plus, lorsque la menace de spoliation qui pèse sur les fonds de l'EPFP ou quand le traitement médiatique insignifiant de nos camarades morts au combat fait de nous des citoyens de seconde zone".

"Le Conseil vous fait part de sa lassitude face à l’immobilisme qu’il constate sur les sujets de préoccupations qu’il vous a livrés lors de ses dernières sessions. A ce constat malheureusement récurrent, vient se rajouter l’incertitude que créent les conséquences des deux arrêts de la CEDH sur le dialogue interne des militaires en général et sur la concertation en particulier".

Le conseiller d'Etat Bernard Pêcheur doit rendre, le 18 décembre, son rapport au président de la République sur le sujet. Il doit «évaluer les options juridiques qui nous sont ouvertes» dans le domaine du droit d'association des militaires pour la défense de leurs intérêts professionnels. Le CSFM sera forcément impacté par toute évolution en la matière.

"L'Agence France Trésor a fait connaître au ministère de la défense et à l'EPFP, qu'elle entendait rapatrier l'ensemble des réserves de cet établissement (EPFP) sur un compte au trésor et qu'elle en assurerait la gestion. Ce pillage annoncé provoque une très grave inquiétude et suscite dès maintenant un sentiment de révolte au sein de la communauté militaire. Nous rappelons en effet que ces fonds, issus de prélèvements obligatoires sur nos soldes, ont vocation à pallier les conséquences  potentiellement dramatiques de notre engagement au service de la Nation ainsi que d’assurer la protection de nos familles. Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous rassurer sur votre volonté de faire échec à cette manœuvre inique ?"

 

"Le Conseil est fortement inquiet de l'annonce d'un « rééquilibrage » personnel militaire (PM) personnel civil (PC) fortement engagé pour 2015. Cette mesure constitue une source d'incompréhension pour le personnel militaire qui n'en comprend pas les fondements (le personnel militaire est-il réellement plus cher que le personnel civil ?), ni n'en perçoit les gains attendus pour le ministère. Elle se traduira non seulement par la civilianisation de postes décisionnels, et donc un cantonnement des militaires au rôle d’exécutants opérationnels, mais aussi par une augmentation sensible de la contractualisation déjà forte et donc une précarisation supplémentaire de l’état militaire, allant ainsi à l'encontre de la fidélisation et de l'attractivité de nos métiers. 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 07:52

harmattan-20110513Madame, monsieur,

Veuillez trouver ci-dessous la lettre de l’ASAF du mois de septembre.

En cette période où les Français sont légitiment inquiets par la confusion politicienne, la situation économique et financière et les menaces qui pèsent sur la France, l’ASAF estime que la Défense constitue, plus que jamais, un atout majeur pour redresser notre pays.

Le numéro 104 de la revue trimestrielle ENGAGEMENT est en cours d’impression. Les abonnés la recevront à partir du 15 septembre ainsi que le nouveau supplément associatif.
Le sommaire de cette revue de 84 pages est sur le site de l’ASAF (www.asafrance.fr).

Bonne lecture

Henri Pinard Legry
Président ASAF

La Défense, une arme pour redresser la France

Les réflexions que suscite l’actualité devraient conduire les responsables politiques de notre pays à accroître les ressources consacrées à la Défense.

Une Défense en situation de rupture

Celle-ci se trouve dans un état de fragilité et de paupérisation que seules la débrouille du système « D » et une certaine fierté des militaires arrivent encore à masquer aux yeux des Français. Pourtant les auditions et les rapports des commissions parlementaires de la Défense sont clairs et mériteraient d’être mieux connus des Français; or, leur contenu est malheureusement trop rarement diffusé par les médias.

50% des matériels indisponibles, des équipements majeurs de 30 à 50 ans d’âge, leur remplacement étant réalisé au compte-gouttes, un niveau d’entraînement en-dessous des normes de l’OTAN, des effectifs insuffisants pour conduire les missions confiées dans de vastes zones d’intervention et assurer des relèves régulières, sans user nos forces de manière accélérée, telles sont quelques-unes des faiblesses de notre armée.
Les opérations extérieures, souvent longues et toujours complexes, exigent du personnel et une diversité de moyens en quantité suffisante que nos armées ne possèdent plus à force de coupes régulières depuis 30 ans. Les nouveaux matériels sont mis en service au mieux 5 à 10 ans après la date initiale prévue et cela en nombre trop réduit. C’est ainsi que, au rythme actuel des livraisons prévu par la loi de programmation militaire de l’hélicoptère de transport NH 90 (29 sur 6 ans), nous aurons encore en 2025 des hélicoptères de transport Puma qui auront 50 ans d’âge !

De tout temps, une France forte s’est appuyée sur une Défense solide

L’analyse de l’Histoire et de l’actualité que devraient faire les responsables politiques de tous bords les conduirait à tirer rapidement la conclusion que le renforcement de la Défense, institution à bien des égards exemplaire, loin d’être un fardeau pour la Nation, est un élément essentiel de sa survie, non seulement en temps de guerre mais également en temps de paix.

Les leçons de l’Histoire

Chacun retiendra des commémorations de 2014 que la France a payé très chèrement son impréparation à la guerre et son refus de se donner les ressources financières nécessaires pour construire un instrument complet et cohérent avec sa politique étrangère. Inversement, seule une armée puissante a permis à notre pays de retrouver son indépendance, son influence et son rang parmi les grandes nations.

La situation internationale

La situation internationale, notamment à l’Est et au Sud de l’Europe, n’a jamais été aussi instable et explosive depuis la fin de la guerre froide.
Comment la France peut-elle ne pas s’impliquer dans des conflits qui se déroulent sur les rives de la Méditerranée, au cœur de pays dans lesquels elle a des intérêts et des responsabilités liées à son histoire ?
Faut-il rappeler que 200 000 Français vivent en Afrique subsaharienne et qu’elle a le devoir de les protéger ou, au minimum, de les évacuer quand ils sont menacés ?
Enfin, peut-elle ignorer le conflit israélo-palestinien alors qu’elle déploie 900 soldats au Liban et qu’en outre, vivent sur son sol les deux communautés religieuses - juive et musulmane - les plus importantes d’Europe ?

La situation intérieure de la France

La France souffre de deux maux qui, s’ils ne se résorbent pas, la conduiront rapidement à la catastrophe : la désindustrialisation et l’implosion de la cohésion nationale. Les deux sont liés dans la mesure où un fort dynamisme économique, créateur de richesses, contribuerait à réduire le chômage et à redonner la fierté, l’ambition et le goût du succès aux Français, bref, à renforcer leur cohésion.
A cet égard, l’industrie de Défense constitue un secteur économique particulièrement dynamique, de haute technologie, exportateur et peu délocalisable. Son développement et l’accroissement des exportations sont liés aux investissements consentis par l’Etat à ce secteur. Pour ceux qui estiment que la France ne doit pas se transformer en marchand de canons, disons simplement que les matériels exportés par la France contribuent largement au développement de technologies « duales », c'est-à-dire ayant des applications civiles, dont bénéficient tous les Français.

Par ailleurs, qui ne voit pas que l’armée est un outil d’intégration et de formation particulièrement efficace de jeunes Français en voie de marginalisation? L’exemple, unique au monde, de la Légion étrangère, comme plus généralement celui des armées, rappelle clairement comment la fierté d’appartenance, l’exigence de discipline, le sens de la mission, le goût de l’effort et du travail bien fait, mais surtout le respect de soi, de l’autre, des règles, des biens et de la France, contribuent à éduquer pour intégrer puis assimiler des jeunes très différents, et souvent vivant en marge de la société, tout en facilitant l’épanouissement de leurs talents au service de la collectivité.

Quand les parlementaires rédigent un communiqué commun dans lequel ils assurent qu’ils vérifieront chaque année la bonne exécution de la loi de programmation militaire (LPM), ils assument les responsabilités que leur ont confiées leurs électeurs. Ils doivent aujourd’hui être convaincus qu’il faut faire mieux que respecter cette loi pour redresser au plus vite un pays malade du déséquilibre mortifère entre les dépenses consacrées aux missions régaliennes qui sont négligées au profit de celles liées aux fonctions administratives et sociales.

LA REDACTION
(www.asafrance.fr)

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 07:31

SERVALLa semaine a été marquée par environ 60 sorties aérienne, dont une vingtaine de missions réalisées par les avions de chasse, 10 missions de ravitaillement et de renseignement, et 30 missions de transport.

Le dispositif français reste inchangé avec deux points d’appui principaux à Gao et Bamako, et quatre plots avancés à Tessalit, Kidal, Tombouctou et Ansongo.

Du 11 au 13 juin, le GTD DIO a mené une opération de surveillance et de contrôle du grand Gao et de la région d’Almoustarat - Djebok. Cette opération a permis d’affirmer la présence de la force Serval dans la région sud de Gao. Divers contacts ont été pris avec la population et les forces en présence.

Du 6 au 14 juin, le convoi du nouveau bataillon logistique Salamandre (BATLOG Salamandre) a effectué sa première boucle avant de ravitailler des emprises des DLAO dans le Nord. Ce premier convoi a permis aux soldats du BATLOG de se confronter aux dures réalités des pistes sablonneuses et rocailleuses du Mali. Malgré les difficultés mécaniques imputées au terrain et grâce aux efforts déployés par les diverses équipes du BATLOG, le convoi a pu mener à bien sa mission et apporter le matériel nécessaire à l’ensemble des détachements de la force sur les emprises de Gao, Kidal et Tessalit.

Le 18 juin 2014, deux hélicoptères Caracal et un hélicoptère Puma de l’armée de l’air ont été acheminés sur la base aérienne de N’Djamena par gros porteur Antonov 124. Ces hélicoptères appartiennent à l’escadron 1/67 (EH 167) « Pyrénées » de la base aérienne 120 de Cazaux. Dans le cadre des relèves, ils sont déployés pour un mandat de 4 mois au sein de la Force Epervier. Un deuxième hélicoptère Puma, complètera prochainement ce dispositif. Intégrés au groupement Air de la force Epervier, les équipages et les machines du « Pyrénées », ils reprendront les missions d’évacuation sanitaire (EVASAN), de sauvetage aéroterrestre (SATER) et de soutien et d’appui aux forces déployées sur le théâtre. Ils participeront également aux deux missions permanentes du dispositif Epervier: la protection des intérêts français (tout particulièrement la sécurité des ressortissants français résidant au Tchad), et conformément à l’accord de coopération technique signé entre la France et le Tchad, le soutien logistique (ravitaillement, carburant, transport, formation) aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes.

 

Sources : EMA

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 07:12

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 12 au 18 juin 2014.

point sangaris 19 06 14 96ab48e1c7443f973f65f72a2805216aLes effectifs de la force Sangaris sont de l’ordre de 2 000 soldats. Le 13 juin 2014, au terme de quatre mois de missions, le groupement tactique interarmes (GTIA) « Savoie» a été relevé par le GTIA « Acier ». Commandé par le colonel Didier Leurs, chef de corps du 16ebataillon de chasseurs, le GTIA « Acier » est composé de l’état-major tactique et de trois compagnies de combat, dont une provenant du 7ebataillon de chasseurs alpins, ainsi que de renforts. Le 17 juin, le général de brigade Eric Bellot des Minières a pris le commandement de l’opération Sangaris (COMANFOR Sangaris). Il relève le général de brigade Francisco Soriano qui a commandé les forces françaises engagées en République Centrafricaine depuis le 5 décembre 2013. Le dispositif français en RCA est réparti sur trois zones d’action principales : la région de Bangui, l’ouest du pays entre Béloko et Bossembélé, et l’est entre Sibut et Bria. Les effectifs d’EUFOR RCAsont désormais de 700 hommes ; ils incluent 250 militaires français. Le 15 juin 2014, l’Union européenne a déclaré la pleine capacité opérationnelle de EUFOR RCA.

Peu après, cette force a pris le relai de la force Sangaris pour poursuivre, en appui de la MISCA, la sécurisation des 3eet 5earrondissements de la capitale centrafricaine. Ce transfert de responsabilité a été rendue possible grâce à l’arrivée d’un contingent géorgien au sein de EUFOR RCA. Forte de 700 hommes, la force européenne est aujourd’hui composée de plusieurs nations dont la France, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande la Géorgie, la Lettonie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne et la Roumanie. La contribution française s’élève actuellement à environ 250 hommes.

La montée en puissance et l’engagement de la force de l’Union Européenne marque une étape supplémentaire dans la prise en compte de la problématique sécuritaire centrafricaine par la communauté internationale. Cette prise en compte a été rendue possible grâce à l’engagement initial de la force Sangaris le 5 décembre dernier. Les effectifs de la MISCA sont de 5 800 hommes.

A Bangui, la semaine a été calme. Elle n’a été émaillée que par quelques incidents localisés au 3e arrondissement et à PK12. Sans dommages pour la force, la réaction face à ces actes isolés a permis de parfaire les mesures de coordination entre le GTIA « Acier », la MISCA et EUFOR-RCA. Dans l’ouest, le GTIA « de Boissieu » maintien la sécurité sur l’ensemble de l’axe routier reliant le Cameroun à Bangui. Au cours de cette semaine, 421 véhicules sont entrés en Centrafrique depuis la frontière camerounaise. Parmi ces véhicules, on compte près de 350 poids lourds, dont 180 ont circulé sans avoir demandé d’escorte à la MISCA ou à Sangari Au nord-ouest de sa zone, le GTIA « de Boissieu » continue à faire face à une situation plus incertaine. Cette région fait en effet l’objet de fortes rivalités intercommunautaires et la population reste sous la menace de groupes armés.

Du 15 au 18 juin 2014, suite à une action préalable de renseignement, le GTIA une partie de ses éléments dans une action de reconnaissance offensive pour faire cesser tout acte de violence et réaffirmer la détermination de la force Sangaris à faire appliquer les mesures de confiance. L’opération a été menée par des éléments positionnés à Bossangoa, 250km. Ils se sont engagés dans cette mission avec l’appui de blindés légers ERC-90 Sagaie. L’objectif pour la force Sangaris était de mettre fin aux agissements de milices armées dans la région, de prévenir toute exaction et de rassurer les populations. Progressant en direction de Boguila et appuyé par des moyens aéromobiles, le détachement a atteint la localité de Nana Bakassa après une longue progression sur des pistes difficiles.

Après renseignement auprès des autorités locales rencontrées dans les villages, l'effort a été porté sur les localités de Kouki, puis de Bodjobo, toujours plus au nord. Après la fouille du dernier village, vidé de sa population qui s’était réfugiée en brousse, la force a procédé au désarmement de « miliciens » surpris par la rapidité de sa manœuvre. Cette action a été suivie par une mission de contrôle de la zone. Déclenchée sur renseignement, cette opération de plusieurs jours a permis de contraindre un groupe armé qui menaçait la population. Dans l’est, le GTIA Scorpion poursuit son déploiement dans le couloir central en direction de Kaga Bandoro qu’il a atteint le 17 juin. L’important travail de concertation et de dialogue mené par Sangaris auprès des acteurs locaux permet de faire appliquer les mesures de confiance sans rencontrer de résistance. La présence de la force, à Dekoa notamment, tend à rassurer les populations qui expriment clairement leur lassitude face aux agissements des groupes armés.

Le repeuplement des villages de la zone se fait à un rythme rapide. La force poursuite son action de stabilisation, combinant patrouilles et réunions avec les autorités locales. Parallèlement à ce déploiement, le GTIA Scorpion maintient son dispositif de sécurisation entre Sibut et Bria. Bambari demeure un point d’attention particulier suite aux incidents de la semaine passée et au regain de tensions que connaît la ville.

Le 17 juin 2014, la première « promotion » du CRIL (chantier de réhabilitation et d’intégration locale), a achevé sa formation à Sibut. Les ex-combattants qui ont choisi de déposer les armes et de participer à ces chantiers ont ainsi bénéficié d’un appui pour pouvoir amorcer leur réintégration dans le tissu économique local. Des cours ont été dispensés par les soldats du GTIA, ainsi que par la MISCA, qui ont mis leurs capacités au service de ce projet.

La formation professionnelle dispensée aux « stagiaires » pendant un mois porte sur l’agriculture, la mécanique mais aussi le BTP (bâtiment travaux publics). Ce projet vise à favoriser la restauration de l’Etat, appuyer la réconciliation nationale et initier une reprise de la vie économique. Il renvoie à la nécessité pour la communauté internationale de mettre en œuvre au plus vite le processus de DDR (Désarmement Démobilisation Réinsertion).

 

Sources : EMA

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 09:01

Quelques informations sur notre Armée de terre, enfin de ce qu'il en reste.

Lettre du CEMAT

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 08:34

00520111C305c-l19-11Les portes ouvertes du GAMSTAT se dérouleront le 28 septembre 2014. Ce sera l'occasion de voir/revoir les hélicoptères et les avions de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT), Tigre, Caîman, Gazelle, Cougar......... mais aussi des autres armées , de découvrir les techniques et tactiques de l'ALAT (grappe, descente en rappel, héliportage......) mais aussi de célébrer les 60 ans d'existence de l'ALAT ( avec la présence d'aéronefs et de vétérans ayant servi l'Arme à ses débuts, en Algérie, au Tchad.....).

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Les horaires et le programme détaillé seront communiqués dès que possible.

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Voir le programme et plus d'informations :  Dimanche 28 septembre, journée portes ouvertes au GAMSTAT de Valence/Chabeuil.

 

VOIR PLUS D'INFORMATIONS SUR LE GAMSTAT (MISSIONS, HISTOIRE....) :  LE GAMSTAT, CENTRE D'EXPERTISE DES HELICOPTERES MILITAIRES

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 07:34

LETTRE MENSUELLE de L'ASAF 14/04

« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)


Madame, Monsieur,

Comme chaque mois, dans sa lettre électronique « Ne pas subir »,  l’ASAF fait connaître à plusieurs dizaines de milliers de Français sa position sur des évènements d’actualité.

Notre association est strictement indépendante de tout parti politique. Elle regroupe des Français, tous bénévoles, qui estiment que l’armée doit demeurer au cœur de la Nation.

L’armée est en effet à la fois un outil de combat, destiné à garantir l’indépendance de la France et à protéger les Français, et une institution de référence qui incarne l’identité et l’unité de la Nation.

A ce titre, l’ASAF estime que le « drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge, emblème national » comme il est inscrit en tête de la Constitution, revêt un caractère sacré puisqu’il unit les Français jusqu’au sacrifice suprême.

C’est pourquoi, alors que les préparatifs de la fête nationale sont lancés, l’ASAF, sur proposition d’un de ses membres, suggère que les feux d’artifices, qui seront tirés les 13 et 14 juillet, commencent et soient clos par une gerbe tricolore bleu-blanc-rouge en hommage à nos soldats tués et blessés pour la France.

Nul ne doute que les maires des villes répondront favorablement à une telle proposition. Une lettre ouverte leur sera adressée et relayée par les citoyens qui le souhaitent.

Henri Pinard Legry

Président de l’ASAF

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Tout simplement, une question d’honneur



Rwanda : pour l’honneur de l’armée, plaidoyer pour l’unité nationale.

Les accusations mensongères et insultantes de Paul Kagamé, président du Rwanda, à l’encontre de la France et de son armée, ont conduit le président de la République française à annuler la participation d’une délégation gouvernementale aux cérémonies commémoratives du 20e anniversaire du génocide.

En retour les autorités rwandaises ont interdit à notre ambassadeur de se rendre à ces cérémonies comme il était prévu qu’il le fasse.

Le comportement de Kagamé était parfaitement prévisible puisqu’il ne cesse d’accuser la France de complicité de génocide pour masquer les exactions qu’il commet depuis son accession au pouvoir. Il le clame d’autant plus fort que ses anciens alliés anglo-saxons prennent leurs distances avec ce chef d’État, véritable dictateur, qui pille les provinces orientales de la République Démocratique du Congo – les Kivus – dont le sous-sol renferme des minerais hautement stratégiques.


Si la classe politique française a manifesté son unité en dénonçant unanimement les mensonges et accusations odieuses de Kagamé, il est regrettable que le communiqué, que vient d’adresser monsieur Le Drian aux armées, n’ait pas été délivré à tous les Français, une semaine plus tôt, par le président de la République et chef des armées.

Et que penser de l’attitude de monsieur Kouchner, ancien ministre des Affaires étrangères, dont la présence dans les tribunes lors de cette commémoration semblait cautionner les accusations infamantes du président rwandais ?

Que penser enfin des propos de certains journalistes qui, sur des radios d’État largement subventionnées par les contribuables, ont relayé ces accusations honteuses en bons collaborateurs d’un adversaire déclaré de la France ?

En bref, il y eut heureusement l’expression d’une cohésion nationale pour défendre l’honneur de la France et de son armée.

L’ASAF remercie les ministres et élus qui, de droite comme de gauche ont exprimé leur soutien sans faille aux soldats de l’opération Turquoise, à ces hommes et ces femmes qui, en 1994, ont fait à 6 000 km de Paris, dans des circonstances dramatiques, honneur à la France.


L’ASAF souhaite que notre engagement en RCA, dont on mesure chaque jour l’insuffisance des effectifs déployés pour rétablir durablement la sécurité, soit conduit avec détermination, en vue d’un but politique clair, afin d’éviter demain à nos troupes d’être l’objet de telles accusations.


France : pour l’honneur du drapeau, plaidoyer pour un jeune héros

Il y a quelques semaines, le président de la République annonçait le nom de quatre Français qui, pour leur passé de résistants, devraient rentrer au Panthéon en mai 2015 à l’occasion du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Si parmi ces deux femmes et ces deux hommes, trois aux profils très différents sont peu contestables, le quatrième, Jean Zay, suscite la polémique en raison d’un texte qu’il a écrit en 1924 (il avait alors 20 ans) dans lequel il insultait le drapeau français, allant jusqu’à le considérer comme un « torche cul ».

Il n’est pas dans notre intention d’entrer dans la polémique que pourrait soulever la réponse insignifiante - car vide d’argument et provocatrice - du ministre délégué aux Anciens combattants faite au communiqué que lui a adressé une soixantaine d’associations patriotiques représentant plusieurs centaines de milliers de Français de tous âges, confessions et opinions politiques.

Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur Jean Zay, lâchement assassiné par des miliciens en 1945 pour des raisons sordides. Mais une victime n’est pas un héros et le Panthéon n’est pas une récompense. C’est une référence nationale. Or le texte honteux écrit par un jeune homme intelligent qui n’avait pas directement et personnellement supporté les horreurs de la guerre constitue pour nous un obstacle insurmontable à cette entrée au Panthéon.


En effet, alors que la France s’apprête à célébrer avec ses alliés le centième anniversaire de la Grande Guerre, en rappelant l’ « union sacrée » de tous les Français et le sacrifice de 1 400 000 soldats d’entre eux, morts pour la France autour de son drapeau, il serait incompréhensible de faire rentrer au Panthéon un homme qui a pensé et exprimé un texte d’une telle haine envers notre emblème national. D’ailleurs, on peut légitimement se demander si le président de la République, garant de la Constitution, a eu connaissance de ce texte avant sa décision, ce que l’ASAF se refuse à croire.

En lieu et place de Jean Zay, l’ASAF proposera le nom de plusieurs résistants dont certains de moins de 20 ans qui ont non seulement combattu le nazisme les armes à la main, mais ont été torturés et ont exprimé d’une manière héroïque, avant d’être fusillés, les raisons les plus nobles qui les ont conduits à faire le sacrifice de leur vie.

Ces noms seront proposés au chef de l’État et les Français seront associés à cette démarche.


La France traverse depuis plusieurs années une période de doutes et va devoir relever des défis exigeant des efforts considérables de la part de tous. Il importe donc que les responsables politiques évitent les polémiques qui divisent et sachent, au contraire, rassembler les Français autour de héros indiscutables qui leur rendent leur fierté et à travers des attitudes qui fassent honneur à la France.

 

Rédaction de l’ASAF

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:43

UNE ARMEE SANS DEFENSE AUJOURD’HUI, POUR UNE DEFENSE SANS ARMEE DEMAIN ? 

Les armées ont atteint un niveau inquiétant de lassitude dont l’origine se révèle multiple. Dubitatives sur le bien-fondé des réformes ininterrompues qu’elles vivent et qui les malmènent, sans autre but que de réduire la dépense publique, elles doivent faire face à bien d’autres facteurs inquiétants. Vieillissement des équipements dont le renouvellement s’éloigne au fil de lois de programmation militaire qui ne sont pas respectées. Résignation dans la vie quotidienne devant des restructurations qui leur compliquent la vie en proportion de ressources de plus en plus comptées. Amertume face aux campagnes de dénigrement émanant de la puissance publique elle-même et trouvant leur application, entre autres domaines, dans la nouvelle gouvernance du ministère. Perte de motivation face à la précipitation des réformes qui conduit aux aberrations de bases de défense anonymes et d’une administration dépassée (cf. le logiciel de solde immature). Perte de motivation également face aux restrictions de moyens financiers et matériels qui touchent l’entraînement et le fonctionnement quotidien. Enfin, interrogation devant des conditions de vie qui se dégradent avec un pouvoir d’achat des familles toujours à la traîne de celui du reste de la fonction publique civile. 

Il est temps d’informer notre pays sur les exigences de sa défense. Il est temps de redonner du sens à la finalité des armées. Il est temps de redonner du sens à l’engagement du soldat. 

Ce sens, il appartient à ceux qui, en charge du destin de la Nation, doivent le penser et le promouvoir. 

A force de considérer les questions militaires sous le seul angle du court terme, technique et budgétaire, nos concitoyens et les élites qui les gouvernent, ont perdu de vue la raison d’être de l’institution militaire, sa finalité et son lien consubstantiel avec la Nation. 

Il s’agit donc de réfléchir au sens et à la nature de l’action militaire avec, en particulier, l’adjuvant puissant des aides que procure la haute technologie. Laquelle ne doit cependant pas devenir une fin en soi au détriment de la place de l’homme dans les actions de guerre comme dans la gestion des crises. Il s’agit aussi de conduire une prospective véritable et sans déni de réalité sur les menaces, extérieures ou intérieures, qui pèsent sur nos sociétés post-industrielles ou post-modernes. En un mot, il s’agit de dire quoi défendre, pourquoi le défendre et avec qui ! 

En l’absence de réponses à ces questions essentielles, et alors que la professionnalisation des armées a été fort bien conduite, car les chefs militaires, à leur juste place, ont pu en maîtriser les objectifs comme le déroulement, nous assistons à une nouvelle entreprise de reconfiguration de l’organisation militaire qui n’est fondée que sur des approches à courte vue et qui ne répond qu’à des nécessités contingentes plus subies que raisonnées. 

Car, rien de ce qui aurait dû servir de substrat préalable aux multiples réformes engagées, n’est présent dans les recommandations de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013, pas plus que dans celles de 2008 dont elles ne font que poursuivre le seul objectif de réduction de l’appareil militaire. La définition des missions comme la description des fonctions stratégiques ne peuvent tenir lieu de réflexion, alors même que c’est celle-ci qui devrait les inspirer. 

Ce nouveau dossier du G2S n’ajoute pas sa voix au chœur des nostalgiques d’un passé révolu. Ses observations et son analyse appuyées sur des faits se veulent une information objective destinée aux responsables politiques sur la réalité vécue par des hommes et des femmes qui ont fait le choix de servir leur pays dans l’abnégation et le dévouement au sein des armées. Ce dossier ne dit rien d’autre qui n’ait été dit par les différents chefs d’état-major lors de leur audition par les commissions des assemblées, dans le style qui est propre à la nature d’un tel exercice. Mais, le recul sur les choses qu’autorisent l’expérience, la connaissance et la réflexion des membres du G2S permet un ton plus libre et plus direct, sans nier la complexité d’une institution que peu connaissent et que peu font l’effort de comprendre. 

Par ailleurs, il n’est pas question de réfuter la nécessité pour la défense et les armées de se réformer ou 

d’évoluer pour s’adapter aux conditions du temps présent. Tous les acteurs du changement sont conscients de la difficulté d’une telle démarche. En revanche, l’instabilité dans la réforme, l’incertitude de son calendrier, l’ambigüité de ses buts sont des plus contestables. Enfin, la méthode retenue pour conduire cette réforme ne s’est pas assez appuyée sur l’expertise avérée des militaires dans ce qui est leur domaine de compétence. La priorité a été trop donnée à des références civiles dont l’application n’a pas été confrontée aux spécificités des opérations militaires et des conditions de leur préparation. 

Ce dossier a donc pour but premier de contribuer à dépasser les difficultés du moment et à ouvrir avec les responsables politiques les voies d’une remise à hauteur de notre défense par la consolidation de l’institution militaire qui restera, quoiqu’en pensent certains esprits forts, le dernier recours dans l’épreuve. Enfin, les auteurs du présent dossier ne prétendent pas dire LA vérité ; leur ambition demeure, comme le G2S le répète, de nourrir un débat dont il est souhaitable qu’il reste le plus serein possible et le plus ouvert, comme il sied dans une démocratie mature. 

Le général d’armée (2S) Jean-Marie Faugère

 

 Voir le reste du dossier, cliquez ici : link 

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 12:31

1476460 620604027985326 1384458639 n« On est en plein bordel, et on ne sait pas où on va ». Un para français à Bangui

« Une semaine, deux de nos soldats tués, les communautés catholiques et musulmanes déchirées, des « déplacés » qui s’agglutinent par milliers en différents points à Bangui, des représailles, pillages, lynchages, mosquées détruites. Un « Président » par intérim centrafricain vivant dans une caserne, isolé, et protégé par de miliciens, pas de gouvernement, pas d’administration, l’anarchie, le conflit politique qui vire à la déchirure religieuse, deux visites officielles en moins d’une semaine qui compliquent la mission (Hollande, Le Drian), et lui  ont donné plutôt une image fragile, une mission sous mandat Onusien, mais où les français sont seuls à terre, L ONU qui a décampé dès les premiers accrochages entre communautés il y’a plusieurs mois, Les militaires transformés en humanitaires de fortune, aucune perspective politique pour une sortie de crise, le sentiment anti-français qui s’accroît, c’est quoi ce bordel? Cette situation où l’on s’est retrouvé obligé de dire aux miliciens musulmans sélékas qu’ils pouvaient garder leurs armes s’ils restaient dans leurs « casernes » alors qu’on est censé désarmé tout le monde, ces funérailles à la hâte, où chaque communauté enterre les siens à la va vite dans des fosses communes sous le contrôle d’hommes armés que l’on fait semblant de ne pas voir? Et les miliciens musulmans armés ne sont pas seuls. Chaque camp a les siennes. Quid de ces mercenaires que l’on croise partout?! Ces gars venus du Tchad, notre allié au Mali, où de la Cote d’Ivoire, deux pays où l’on est intervenu, où le sang français à coulé! » L’homme qui parle, joint par téléphone, est  un soldat d »élite  qui a multiplié les opérations en Afrique, et qui « a fait » l’Afghanistan aussi.

Et l’homme qui refuse la langue de bois, poursuit sur le chemin de la colère: « Vous n’imaginez pas que je vais critiquer l’action de ma section, où de tout le détachement « Sangaris », mais franchement, que ceux qui ont planifié à Paris cette opé. viennent avec nous en patrouille. A quoi servent des vols de Rafale à basse altitude? Sinon à terroriser toutes les populations… On est là, On est seuls, on est pris à parti par les musulmans, on est accusé de transformer un conflit politique en opposition religieuse qui risque de virer à la spirale infernale, d’être partial. Et on nous demande de faire des opérations de police et de l’humanitaire… Vous croyez que c’est le boulot de l’armée française? Les gars du détachement présent en permanence à Bangui (200 hommes) nous disent qu’ils ont vu la situation dégénérer, l’ONU se barrer, ils ont alerté Paris, il y a eu des rapports. Mais les moyens déployés sont insuffisants où inadaptés. Regardez l’aéroport! C’est terrible, ces milliers d’hommes, de femmes, d’enfants, qui se marchent les uns sur les autres derrières les barbelés dans une situation sanitaire déplorable. Mais ils ne bougeront pas. Ils sont morts de trouilles. On les comprend. Et ce n’est pas le seul point d’hyper-concentration de populations civiles des deux communautés. La solution n’est pas militaire mais politique, sauf que politiquement il n’y a pas d’interlocuteurs! Si on fait des prisonniers, on ne sait pas à qui les remettre. Parfois on est en patrouille, on entend dans la radio que ça « clashe » ici et là, mais comment être partout? Comment intervenir sans donner l’impression de prendre partie et se mettre tout le monde à dos? On n’est pas des gendarmes! Et il nous faut assurer la protection de nos propres hommes. C’est là le « hic ». Pour assurer correctement la mission, il aurait fallu beaucoup plus d’hommes. Pour saturer toutes les zones « hot ». Ne pas intervenir à la va-vite, pour se retirer illico-presto de peur que la situation s’envenime! Ok, on a des Famas, des VAB, du matos de guerre, des tireurs d’éite, mais pourquoi faire, pour « taper dans le tas »? Avec des africains désespérés où déchainés? En face, il y a les miliciens de tout bord, les mieux armés ont des RPG (lances-roquettes) qu’ils ont planqués mais qui peuvent faire mal. Mais les mecs ils ont aussi des coupe-coupes, des couteaux, des  calebasses, des machettes, avec lesquels ils ont commencé à s’entretuer il y a des mois… C’est à ce moment là, qu’il fallait intervenir, dès le début. Mais comme on est seul, on ne peut pas être partout! Les autres pays votent des résolutions à l’ONU, et c’est à nous, les français « d’aller au carton », sous prétexte que l’Afrique est notre jardin. Et les anglais? qui ont un savoir-faire éprouvé, connaissent l’Afrique comme nous,où sont ils? »

(En 2002, le Royaume-Uni avait envoyé 1200 paras dans un petit pays de 5 millions d’habitants. La Sierra-Léone, confrontée à une guerre civile abominable. (plus de 100 000 morts, l’horreur des coupeurs de mains où de bras, l’incapacité de milliers de soldats africains de stopper « l’hémorragie »). Une intervention que j’avais couverte, où les hommes de la Royal Army avaient  -j’en ai été témoin- « mis le paquet »).

« En l’état l’intervention va dans mur. Désastre programmé! » renchérit un vétéran anglais justement des interventions militaires occidentales, qui a travaillé avec les français à Kaboul: « Nous, avec cynisme, on ne bouge plus, peut-être parce que l’on s’est rendu-compte que les interventions à répétitions à l’étranger, notamment dans d’anciens pays colonisés sont vouées à ‘échec. Echecs en Somalie, en Irak, en Afghanistan (x2)… et dans les pays d’Afrique, où les mauvais démons ressurgissent toujours… Les situations sont différentes, mais hormis l’ex-yougoslavie et le Kosovo avec difficulté en Europe, on n’arrive jamais à régler les conflits ».  Vision partagée par le para français qui prédit un bourbier en Centrafrique. L’homme du métier, et une grande gueule: « C’est quoi le « cahier de charges »? Quels moyens pour quelle mission? Regardez ce qui se passe aujourd’hui au Nord-Mali, où les jihadistes d’AQMI sont revenus… Là, ça part déjà en vrille. On a l’impression que certains palnificateurs ont cru qu’une simple démonstration de force suffirait sans tenir compte de la complexité de la situation, du statut d’ancien colonisateur, et du vide abyssal politique local. L’action militaire sans interlocuteurs valables, ni projet politique, c’est une assurance pour l’échafaud! »

Les faits, pour l’heure, semblent hélas lui donner raison. Et la communication aussi de l’état-major de la mission   »Sangaris » apparait erratique.

2 jours après le début de l’opération , les déclarations, confidences et communiqués officiels se voulaient très rassurants: « Bangui est sécurisé » affirmait  l’état-major dans la nuit du 11 décembre.  Bonne collecte et situation sous contrôle. Démenti terrible quelques heures plus tard. Avec la mot de deux paras français du 8ème RPIMA « accroché » par un commando de miliciens centrafricains à la sortie de l’aéroport. Et pourtant il n’y a pas photo sur le plan militaire pur entre des hommes sur-entrainés et équipés, qui ont déjà oeuvré sur les théâtres afghans ou maliens, où en Cote d’Ivoire,  et des miliciens où para-militaires qui n’ont aucune vraie formation ». Et pas de cause sacrée à défendre. Mais, à terre, en face à face, dans des zones mieux maitrisées par les combattants locaux, petits « Rambos » à l’africaine comme on en a vu tant lors de nombres de guerres civiles (Rwanda, Congo, ex- Zaïre, Sierra-Léonne, Cote-d’Ivoire etc…) les forces se rééquilibrent.

Depuis, les infos vont dans tous les sens: Un jour c’est le répit, l’accalmie, le lendemain c’est de niveau la haute tension, et le sentiment anti-français qui monte.

La mort des deux paras français a rappelé une équation imparable: Dans un conflit de type asymétrique, (en l’occurrence pas une guerre de type frontal), l’hyper-technologie, ou la supériorité en armements ne sert parfois à rien. Face à des hommes mobiles, « fondus du casque », habitués à mourir pour un rien, le danger peut venir de partout. La planification doit prévoir le type d’ennemis que l’on va affronter et tenter de s’adapter en conséquence.

« Ce n’est pas le temps qui a manqué pour préparer l’opération » s’énerve pourtant notre para en colère .D’autant encore une fois qu’on attendu un pic de crise pour intervenir. Mais il y avait  (il y a toujours le Mali), il y a eu les éternels retards onusiens, et ce résultat encore source de problèmes à tout niveau. La France intervient sous mandat de l’ONU, mais seules, au rayon occidental, ses troupes sont déployées. Et l’armée française agit à flux tendu… Il n’est qu’à voir les vieux VAB portant encore l’inscription KFOR (datant de la mission Kosovo) qui sortent de l’aéroport. On a même pas eu le temps de les repeindre. Un détail? Certes. Mais qui en dit long sur une opération où l’on a pensé en haut-lieu, qu’une action « coup de poing »  en deux temps, trois mouvements suffirait.

Il n’en est rien. La situation vire parfois au dantesque dans les deux principales villes (Bangui et Bossangoa) où la France est intervenue jusqu’à présent, sans être encore allé dans les provinces, d’un un pays immense… Les français font appel maintenant aux autorités religieuses, aux imams, aux évêques pour calmer les ardeurs belliqueuses des « camps » chrétiens et musulmans. Mais une semaine après le début de l’intervention française, la crise sécuritaire s’aggrave, les violences redoublent, et désormais c’est une tragique crise humanitaire qui pointe dans un pays où l’avenir apparait plus nébuleux et incertain que jamais…

 

Frédéric Helbert 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 12:04

Chers camarades,

Le-general-Bertrand-Ract-Madoux-un-diplomate-a-la-tete-d-unLe président de la République a arrêté, dans le Livre blanc 2013, la stratégie de Défense et de sécurité de la France. Ce nouveau cap, qui tient compte de la situation économique de notre pays et de la nécessité de redresser ses comptes publics, fixe aux armées un contrat opérationnel adapté à ses ambitions de puissance.

La loi de programmation militaire 2014-2019, qui devrait être adoptée avant la fin de l’année par le parlement, traduira, quant à elle, les orientations de la politique de Défense en termes d’effectifs, d’équipements et de moyens financiers. Ce projet de loi de programmation, auquel l’armée de Terre a été associée, a mobilisé toute mon énergie et celle de mon état-major durant plusieurs mois. Comme je l’ai indiqué récemment devant des sénateurs, il me semble offrir à l’armée de Terre le meilleur compromis lui permettant d’assurer son contrat opérationnel, dans un contexte budgétaire tendu. Il prévoit d’abord de poursuivre l’indispensable modernisation de nos matériels grâce au programme Scorpion. Le lancement de cette opération d’équipements en 2014 est impératif. Il nous permettra d’envisager avec confiance l’arrivée, à partir de 2018, des tout premiers VBMR puis des EBRC, les successeurs du VAB et de l’AMX 10RC. Grâce à l’effort financier consenti par la Nation, l’armée de Terre devrait conserver son niveau actuel d’activité. Je suis donc confiant sur le maintien de la qualité de notre entraînement à venir, et donc sur notre capacité opérationnelle future. Vous connaissez le contrat qui nous a été confié par le nouveau livre blanc. Je vous en avais exposé les grandes lignes lors d’une précédente intervention vidéo. Il porte à 66 000 hommes le volume de forces projetables, contre près de 72 000 aujourd’hui. Il nécessite donc de réduire de l’équivalent d’une brigade interarmes le format des forces terrestres. Dans les prochaines années, plusieurs régiments disparaitront donc progressivement de l’ordre de bataille de l’armée de Terre.

J’ai tenu, vous le savez, à ce que ce sacrifice soit partagé par toutes les fonctions opérationnelles, dans le seul but de préserver la cohérence et l’éventail des capacités de l’armée de Terre. Toutes sont utiles, mais certaines ont déjà atteint un niveau minimum, au risque de disparaître totalement. Les restructurations doivent aussi générer des économies, notamment de stationnement et d’infrastructure. Enfin, la cohérence territoriale des brigades sera améliorée, renforçant ainsi leur cohésion.

C’est sur la base de tous ces critères que j’ai proposé cet été, à nos autorités politiques, un plan de réorganisation, dont la première étape débutera au cours de l’année 2014.

Après une période de réflexion poussée, une décision a été prise que je vous annonce avec tristesse, à savoir la dissolution du 4e régiment de dragons de Carpiagne, régiment équipé de chars Leclerc, qui prendra effet à l’été 2014. Le 1er régiment étranger de cavalerie d’Orange, équipé d’AMX 10RC, sera, quant à lui, transféré à Carpiagne, courant 2014. Enfin, un régiment d’infanterie sera également dissout en 2014 mais son annonce en sera faite un peu plus tard, dès que l’ensemble des parties concernées aura pu en être avisé.

Vous le savez bien, c’est pour moi un véritable « crève-coeur » de voir disparaître ne serait-ce qu’un seul de nos beaux régiments. Chacun d’eux est chargé d’une riche histoire militaire, partagée par tous au sein du régiment et, ces dernières années, leur valeur a été éprouvée, parfois durement, sur les théâtres d’opération extérieurs. J’aurai donc une attention particulière pour que leur patrimoine historique ne sombre pas dans l’oubli et que leur souvenir soit entretenu dans nos rangs. Plus encore, je partage évidemment la déception et l’inquiétude de tous ceux que ces décisions vont toucher, et sans doute meurtrir. Je mesure les difficultés que ces changements vont entraîner pour chacun d’eux et tout particulièrement pour leurs familles. Je leur demande de ne pas céder à l’amertume et de garder la tête haute.

Comme par le passé, je veillerai personnellement à ce que l’armée de Terre marque son intérêt et son attachement à chacun et chacune, militaires comme civils.

Je connais par ailleurs votre impatience à tous et l’anxiété de vos familles dans l’attente des autres annonces de restructuration. En effet, il faudra, l’an prochain, poursuivre ce plan de réorganisation. Quelques autres formations seront dissoutes à partir de 2015 et des ajustements capacitaires seront effectués dans la plupart des fonctions opérationnelles. Je vous communiquerai les décisions qui auront été retenues dès que cela sera possible. Une nouvelle fois, l’effort qui est demandé à l’armée de Terre est considérable, mais il est raisonné. Je sais qu’il intervient après une longue période de transformations, dans un climat économique défavorable. Je mesure aussi les inquiétudes que fait peser la réforme des retraites. Cependant, sachez à ce sujet que le ministre de la Défense a défendu les spécificités du régime de pensions militaires et les droits particuliers auxquels il ouvre. J’ai la certitude que ce nouvel effort n’entamera pas nos atouts les plus solides. La qualité de notre formation et de notre entraînement demeure, préservant ainsi intacte notre capacité opérationnelle à nous engager dans les combats les plus durs. Surtout, je sais pouvoir m’appuyer sur votre dévouement, votre sens du devoir et sur la cohésion de l’armée de Terre, qui n’a jamais fait défaut, même dans les moments les plus difficiles.

Soyez tous convaincus qu’en ces moments, je suis à vos côtés.

Général d’armée Bertrand Ract Madoux

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