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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 07:20

jebsheim-20150131En janvier 1945, la bataille de Colmar fait rage, dans des conditions météorologiques épouvantables. C’est que l’état-major allemand a mis les moyens pour bloquer l’avancée des forces alliés, américaines et françaises en particulier. Une localité va symboliser l’âpreté des combats : celle de Jebsheim.

Le 26 janvier, le 254e Régiment d’Infanterie de l’US Army (RIUS) fonce sur Jebsheim, qui un des verrous de la poche de Colmar. Là, il se heurte à une forte résistance du 136e régiment de Gerbirgsjäger et à l’artillerie allemande. Il est alors appuyé par des chars du Combat Command 6 (CC6) de la 5e Division blindée (DB) française ainsi que du 1er Régiment de chasseurs parachutistes (RCP), formé au Maroc et qui vient de se relever de lourdes pertes subies lors des combats précédents menés dans les Vosges.

Le chef de corps du 1er RCP de l’époque, le général Jacques Faure, écrit (*) : « Jebsheim est la clé de défense de Colmar et l’Allemand apporte la même âpreté à le défendre que l’Allié à le prendre. La lutte est impitoyable , chaque maison est une redoute, chaque soupirail cache un Panzerfaust. À peine avons-nous pris un îlot qu’un reflux de la vague nous le fait perdre. Pourtant , à la grenade, au poignard, au pistolet mitrailleur, l’avance se poursuit , lente et meurtrière ».

Plus loin, il poursuit : « Les rues sont jonchées de cadavres écrasés par les chars. Les artilleries allemandes et alliées pilonnent sans arrêt les parties du village tenues par l’ennemi. On se fusille d’une maison à l’autre, tandis que les mitrailleuses interdisent les rues et les carrefours par de longues rafales qui balaient les chaussées. Les chars nous apportent une aide efficace en pratiquant dans les maisons des brèches par où s’engouffrent nos groupes d’assaut. Les panzerfaust abandonnés par les Allemands sont immédiatement utilisés par les parachutistes. Des attaques en crochet sont menées par des sections sur les lisières Est du village. Elles permettent de prendre pied dans les maisons dont les défenseurs sont fixés par les attaques frontales des chars. Petit à petit l’ennemi lâche pied. Nous le refoulons dans la partie Sud du village et nous faisons de nombreux prisonniers ».

Mais, le 29 janvier au soir, et malgré une dernière contre-attaque allemande, le village est libéré. « Rien ne donne une idée de ce qu’est alors ce malheureux village de Jebsheim. 500 cadavres allemands en transforment les rues en un véritable charnier. Nous mêmes y avons 300 hommes hors de combat et les Américains au moins autant. Mais nous avons fait 750 prisonniers, et le 254ème R.I.U.S plus de 300. Jebsheim est bien le symbole de la fraternité franco-américaine. Il est aussi le symbole de l’héroïsme dépensé pour enfoncer le front allemand et atteindre la ligne d’où va , maintenant partir l’exploitation décisive », écrira le général de Lattre.

Depuis, les liens entre le 1er RCP et Jebsheim ont toujours été forts. Tous les ans, le régiment envoie un détachement dans cette commune alsacienne à l’occasion de la commémoration des violents combats qui y ont eu lieu.

Mais cette année sera particulière puisque Jebsheim va officiellement devenir la « ville marraine » du 1er RCP à l’occasion des cérémonies commémoratives prévues ce 31 janvier marquant les 70 ans de sa libération.

Il faut dire que, pour le 1er RCP, ces combats de la poche de Colmar prennent une place particulière dans son histoire. Son chef de corps, le colonel Bruno Helluy, dira même, en 2013, qu’elle a « gravé dans l’âme du régiment (…) l’humilité et la foi dans l’avenir » et qu’elle lui a appris « l’abnégation, le courage et le refus de la défaite quelles qu’en soient les conséquences » et que la « victoire était toujours collective, que l’action individuelle, l’héroïsme de certains n’avaient de valeur que par la force du groupe, par la cohésion de la section et l’allant de la compagnie ».

(*) Un hiver en Alsace

 

Photo : Jebhseim en 1945 (c) 1er RCP

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 16:36

SantaExtrait de l'éloge funèbre prononcé par le Général de Monchy, Président de l’UNAALAT.


 

Engagé en 1944, il quitte le service actif après 35 années de service comme colonel, commandeur de la Légion d’honneur pour services de guerre exceptionnels en 1980, puis Grand officier de la Légion d’Honneur en 2003.

 

Né à Sidi Bel Abbès, le 28 décembre 1925, il s’engage dès dix huit ans, pour rejoindre le 5° Régiment de Tirailleurs Sénégalais au Maroc, avant de débarquer en France fin 1944 et déjà une première blessure en sautant sur une mine le 8 mai 1945 au col de Tende en Italie. Puis après 4 mois d’immobilisation c’est le premier grand départ vers l’aventure avec le 22 RIC vers l’Indochine. Ce premier séjour est dur pour un garçon de vingt ans, confronté à un climat harassant, à la dysenterie, au sentiment de solitude dans la région de Cao-Lanh. Il y devient Sergent-chef et Chef de section, il est cité à l’ordre de la division dans des accrochages où il échappe à la mort à de multiples reprises.
Retour en France le 22 juillet 1948, à bord du Pasteur, où se forge sa détermination de servir chez les parachutistes, aussi à l’issue de ses congés, il rengage au titre de la 1ère Demi-brigade de Commandos Parachutistes à Vannes. Reconnu pour ses compétences et son sens pédagogique, il est nommé instructeur au camp de Meucon, puis breveté parachutiste en 1950, il rejoint St Brieuc où il retrouve tous les instructeurs qui comme lui vont s’embarquer à nouveau pour l’Indochine le 28 novembre 1950.
A peine arrivé il plonge dans les combats acharnés, des sauts opérationnels de Thaï-Binh, jusqu’au 14 juillet où il défile devant le général de Lattre.
Puis il repart en opération de pacification en pays Thaï, mais très vite la situation générale s’aggrave et il est engagé dans une série d’opérations dans la région de Hoa-Binh destinées à contrer le harcèlement Viet qui se fait de plus en plus pressant ,malgré les énormes pertes qu’ils subissent .Il souffre du manque de moyens du coté français, malgré l’énergie et le courage de ses hommes qu’il sait galvaniser avec succès. Il est à nouveau blessé le 23 février 1952 ,mais dès le 14 mars, il rejoint Phat-Diem en zone incontrôlée avec de jeunes soldats dont l’adhésion au combat est totale, même s’ils ont le sentiment que la cause, pour laquelle ils se battent, est perdue. Les combats sont violents, les victimes nombreuses. Cette mission en pays thaï, en contact permanent avec l’ennemi sera des plus éprouvante, tentant de le contenir sans cesse avec la peur au ventre d’être fait prisonnier.
Enfin c’est le retour définitif d’Indochine en janvier 1953. Mais très vite, il rejoint Vannes et les sauts d’entrainement. Il décide alors de se porter volontaire pour rejoindre l’Aviation Légère d’Observation afin de retourner en Indochine. Il réussit la sélection et dès février 1954 c’est le stage pilote à Carcassonne sur Stampe, puis il est retenu pour le stage pilote hélicoptère à Issy-les-Moulineaux. L’un des objectifs de l’Armée de Terre des années 50 est d’acquérir un parc hélicoptères pour évacuer les blessés. Mais c’est la chute de Diên Bien Phu le 7mai 1954, à la fin de son stage en aout, sa nouvelle mission ne sera plus l’Indochine.
Aussi on l’envoie en stage montagne aux Deux-Alpes. Affecté au GH1, il continue son perfectionnement en effectuant de nombreuses missions en particulier dans l’est de la France. Mais c’est maintenant au Maroc que la situation flambe et il part avec un détachement de six Bell 47 à Fès. La majeure partie des missions seront des missions d’évacuation, dont les dangers seront tout autant liés au difficile relief du Riff, à plus de deux mille mètres d’altitude à la limite de puissance des moteurs de l’époque, qu’aux actions de la rébellion qui s’enhardit chaque jour davantage. De nombreux blessés lui seront reconnaissants de les avoir ainsi tirés d’une mort certaine.
Il est alors désigné pour suivre le stage de moniteur pilote hélicoptères à Satory début 1956. Quel plaisir pour lui que de suivre ce stage tout en soufflant un peu à Paris ! A l’issue de son stage il est affecté à Saumur, où il ne se contente pas de maitriser l’hélicoptère, mais il vérifie que les principes de l’équitation sont assez voisins ! Les mutations se succèdent avec DAX, puis Le Cannet des Maures pour la transformation sur H-21 plus connu sous le nom de « Banane Volante » et le 26 aout 1957 il entame déjà son premier vol opérationnel à Batna au GH2.
Les deux années qui suivent vont être marquées par de nombreuses opérations qui lui vaudront d’être décoré de la Légion d’Honneur le 14 juillet 1959 et promu officier à titre exceptionnel le 31 décembre 1959. Une récompense et une promotion qui marquent, à 35 ans, la fin d’une déjà longue étape. Car on l’ affecte maintenant au Sénégal pour au moins deux ans. Cette fois ci c’est la connaissance du désert et de ses nomades, sur les traces de l’Aéropostale.
A son retour en métropole c’est l’EAALAT qui l’attend comme chef de cours transformation H21, mais déjà on songe à lui pour repartir à Dakar.
Les mutations se succèdent rapidement, car promu capitaine le 1 juillet 1966 il prend le commandement de la réserve ministérielle H-21 à Rennes, puis la première escadrille Puma à Mulhouse au Galdiv7. Promu commandant il devient commandant de l'escadron Puma du GALCA1 à Phalsbourg.
Mais déjà, il repart pour le Tchad au titre de l’assistance militaire technique où il commande un détachement de cinq appareils dont un canon. La vie s’écoule facile jusqu’à ce que les rebelles tchadiens n’attaquent Abéché début 1977. Face à eux l’ANT est une armée sans ressort et les relations sont difficiles, car la lenteur de décision empêche toute riposte efficace. La situation s’aggrave dans le Nord d’autant que l’ennemi s’est maintenant doté de SAM7. Outre les nombreuses missions de guerre qui vont se succéder, où il sera d’ailleurs blessé, son détachement exécutera le sauvetage extraordinaire d’un équipage de DC4 abattu par deux missiles ce qui lui vaudra la cravate de commandeur de la légion d’Honneur à titre exceptionnel en 1978.

Il quitte le service en 1980 après avoir été commandant en second du 6°RHC à Compiègne, mais il ne quitte pas la famille ALAT pour autant. Bien qu’ayant repris des activités comme conseiller militaire chez LOHR jusqu’en 1991, il rejoint le bureau de l’UNA-ALAT. 

Décédé le 21 décembre 2008, il avait 4 filles.

Après ce destin d’exception, le Colonel Diègue Santa était :
-Grand Officier de la Légion d’Honneur
-Médaille Militaire
-Croix de Guerre des TOE
-Croix de la Valeur Militaire
-Médaille de l’Aéronautique
-Médaille d’Honneur du Service de Santé
-Croix du Combattant Volontaire en Indochine

Et de nombreuses décorations étrangères
Il totalise :

-15 titres de guerre
-11 citations
-3 blessures de guerre
-1 blessure en service aérien commandé
-7 780 heures de vol dont 895 de guerre en 937 missions et 104 heures d’EVS avec 345 blessés récupérés

 

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 14:25

Nous publions une tribune du chef de bataillon Patrice Huiban, actuellement stagiaire au Collège interarmées de défense (CID). Saint-Cyrien, officier des Transmissions, le commandant Huiban, 36 ans, a notamment servi en Bosnie, au Kosovo et en Afghanistan. Il s'exprime ici à titre personnel.

papyju

"Ce 8 mai 2010, nous célébrons le soixante-cinquième anniversaire de la victoire des Alliés sur l’Allemagne, victoire à laquelle participa la France. C’est donc l’occasion rituelle de mettre en avant la France qui s’est battue, la France du Vercors et de Bir-Hakeim, la France de de Gaulle, de Jean Moulin et de Leclerc, et plus récemment, l’armée d’Afrique. Pourtant, sur plus de 200 000 pertes militaires (1)pendant le conflit, près de 100 000 soldats morts au champ d’honneur sont systématiquement absents des hommages nationaux. Qui sont-ils ? Ce sont les hommes tombés en mai-juin 1940. Pourquoi n’en parlent-on jamais dans les tribunes officielles ? Comment ont-ils pu démériter alors qu’ils ont donné leur vie ? En fait, ces héros oubliés sont les victimes d’un tabou : celui de cette campagne de France. Plus qu’une défaite militaire, cette période funeste de notre histoire est toujours vécue aujourd’hui par beaucoup comme un effondrement général du pays, un affaissement moral impardonnable. Tout un peuple aurait failli. Cette vision simpliste de cette tragédie, pourtant contredite par les historiens français et étrangers qui se penchent depuis peu sur cette campagne, pèse encore aujourd’hui sur notre cohésion nationale, sur notre confiance en nous. Juin 1940 serait le point de départ d’un déclin inexorable".

"70 ans plus tard, il est temps de rétablir la vérité. Cette interprétation n’est ni plus ni moins qu’une victoire posthume de la propagande de Vichy. Pour le Maréchal, la défaite ne peut être celle des généraux et des stratèges qu’il a cautionnés. La défaite, plus que militaire, serait une défaite morale de tout un peuple, « l’esprit de jouissance l’ayant emporté sur l’esprit de sacrifice ». Ce serait donc le soldat-citoyen et ses représentants civils qui auraient failli et non les grands chefs étoilés. Voilà un bon point de départ pour justifier une « Révolution nationale »."

"Pourtant, l’esprit de sacrifice était toujours là. La moitié des prisonniers français ont été faits après le 17 juin. Par une déclaration enjoignant les troupes de « cesser le combat » avant même les premiers pourparlers d’armistice, le Maréchal a envoyé des centaines de milliers d’hommes en détention en Allemagne. Par ailleurs, 100 000 morts en cinq semaines de campagne, c’est deux à trois fois plus que les pertes moyennes pendant une période équivalente de la Première Guerre mondiale. C’est également un taux de perte journalier largement supérieur à celui des Allemands sur le front de l’Est de juin à décembre 1941. Mai-juin 1940, ce sont des régiments entiers sacrifiés dans les Ardennes puis sur la Somme. Mai-juin 1940, ce sont les villages de Stonne et de Rethel pris et repris près de vingt fois. Mai-juin 1940, c’est également l’armée des Alpes invaincue face aux Italiens épaulés par des unités allemandes. Mai-juin 1940, c’est la plupart des ouvrages de la ligne Maginot qui résistent toujours à la date de l’armistice et ne se rendront que plusieurs jours après. La liste est encore longue. On est bien loin des épisodes de la 7e compagnie, comédie burlesque hélas symbolique pour beaucoup de Français de l’attitude des armées et du peuple pendant cette campagne."

"Alors, à quand un président de la République à Stonne, à Rethel ou sur l’Aisne où la division de Lattre fut invaincue, faisant 2000 prisonniers ? A quand un discours nous rappelant, comme le général de Gaulle l’avait fait en son temps, que la France est tombée à l’avant-garde de la défense de la liberté. Après tout, nous fûmes le premier pays, avec la Grande-Bretagne tardivement ralliée à notre politique de fermeté, à dire « non » à Hitler tout en étant en première ligne avec seulement 300 km de « profondeur stratégique » avant Paris. L’emploi des forces fut certes inadapté à une nouvelle guerre initiée par les forces nazies. Cependant, en dépit des déficiences, il serait plus juste d’affirmer que l’Allemagne avait une guerre d’avance plutôt que la France une guerre de retard. La nuance n’est pas mince car toutes les autres grandes puissances militaires de l’époque avaient la même conception d’emploi des blindés et de l’aviation. Elles ont donc appris « en marchant », grâce aux remparts constitués par la Manche, l’Atlantique ou l’immensité du territoire russe. Par ailleurs, en dépit de ce coup de massue initial et du prestige d’un Maréchal qui a anesthésié pendant au moins deux ans beaucoup de velléités de résistance, la France est revenue progressivement sur les champs de bataille. A partir de 1942 et de l’invasion de la zone Sud, véritable casus belli au regard des conventions d’armistice, le masque tombe. La passivité du Maréchal fit voler en éclat la théorie en vogue du « double jeu » visant  à reprendre le combat le jour venu. Fin 1944, les armées françaises représentent ainsi 500 000 hommes au combat. Ils seront un million, essentiellement volontaires (2), sous les armes au cœur de l’Allemagne en mai 1945. Loin d’être une défaite d’un peuple et d’une civilisation, le printemps 1940 fut essentiellement une défaite de la pensée militaire et une défaite de la volonté de la majorité des dirigeants, en uniforme ou non."

"Au-delà de la vérité historique, l’enjeu est donc de taille car un pays qui doute ne peut affronter l’avenir et ses défis avec toutes les chances de succès. . Comme l’illustre l’évolution de la France en cinq ans de guerre, une détermination politique forte et cohérente peut renverser les situations les plus compromises."

(1) Pertes militaires incluant les FFI. A titre de comparaison, les pertes militaires américaines de 1941 à 1945 se montent à 300 000 tués ou disparus.

(2)  A l’exception notable des citoyens français d’Afrique du Nord pour lesquels une mobilisation générale a été décrétée en 1943. Elle a été encore plus large qu’en 1914 en concernant les hommes appelés ou amenés à être appelés sous les drapeaux de 1924 à 1944

Source : Secret Défense

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 16:03

2014-11-07 11.04.42

 

Allocution prononcée par le LCL(er) Michel BRAULT lors de la cérémonie organisée à la mémoire de l’Adjudant Thomas DUPUY, tué en opération dans le nord du MALI le 29 octobre 2014 .

 

 

 hommage-soldat-036

Ce sous officier appartenait à la 4° génération du feu, celle des opérations extérieures  caractérisées par la complexité  et l’extrême diversité des situations, exigeant de réelles qualités techniques, mais aussi un mental à toute épreuve. C’est cela  que vivent quotidiennement  nos soldats en AFRIQUE.

Ces soldats sont des professionnels que le monde entier nous envie et qui font honneur à notre pays par leur compétence, leur savoir faire et leur savoir être. Ces soldats n’ont donc rien à envier à leurs grands anciens des 2 conflits mondiaux, de l’Indochine ou de l’Algérie.

Aussi, ils ont droit à notre reconnaissance et à l’hommage du pays. Ils ont le droit de ne pas disparaître dans l’indifférence et l’anonymat.

La très grande majorité de nos associations d’anciens combattants, ont soutenu les projets visant  à officialiser et perpétuer leur souvenir: la construction d’un mémorial à Paris, l’inscription de leur nom sur le monument aux morts de leur commune, l’instauration d’une journée nationale du souvenir le 11 novembre pour honorer tous les soldats « morts pour la France » et notamment ceux des missions extérieures jusque là oubliés.

L’étape parisienne lors du rapatriement du corps d’un soldat tué en opération fait aussi partie désormais de cet hommage national. Ce sont les honneurs militaires rendus dans  la cour des Invalides et l’hommage populaire lors du passage du cortège sur les Champs Elysées et le pont Alexandre III.

L’adjudant Thomas Dupuy a eu le droit à ce cérémonial, un hommage national lui a également été rendu sur la base aérienne d’Orléans-Bricy et l’assemblée nationale a observé une minute de silence en sa mémoire. Ce n’est que justice.

Mais alors que nous honorons ce soldat, le 10ème tué au Mali, qu’en est-il de notre engagement au SAHEL.

Il y a moins de 2 ans,  nos dirigeants  évoquaient une intervention limitée à quelques mois au MALI, puis toujours pour quelques mois en CENTRAFRIQUE. Or nous voyons bien qu’il n’en ait rien et que notre engagement est appelé à s’intensifier et à s’installer dans la durée. L’opération Barkhane, en partenariat avec les 5 pays de la zone sahélo-saharienne, a succédé à l’opération Serval et le ministre de la défense a annoncé une présence durable de forces Françaises dans ce dispositif de contre terrorisme. Nos unités ont obtenu, dans cette lutte, de magnifiques succès et la communication officielle fait donc l’éloge de nos forces militaires. C’est encourageant pour celles ci. Mais elle oublie le plus souvent de préciser dans quelles conditions extrêmes ces missions sont réalisées et je veux rappeler ce que disent désormais tout haut nos plus hauts responsables militaires.

Nos troupes agissent avec un matériel certes parfois très performant, mais  bien trop rare, comme les avions de transport, et de plus en plus souvent à bout de souffle, certains matériels majeurs datent des années 1970, bientôt d’un demi-siècle. 

Ces missions à très haut risque, sont assurées par des unités d’ores et déjà en surchauffe, en limite de rupture du fait de la fréquence de leurs projections. Qu’en sera-t-il dans quelques mois ou années lorsque les mesures du livre blanc seront toutes entrées en vigueur et que les armées auront perdu les 80 000 hommes qui doivent au total disparaître. ?

C’est pourquoi nous demandons une nouvelle fois aux élus et responsables politiques de tous bords, de prendre la mesure de ce grave problème, de défendre leur armée et de faire preuve de responsabilité lorsqu’il faudra voter les prochains budgets. L’armée ne doit pas être une variable d’ajustement dans le budget du pays, sa mission lui est fixée par la nation et c’est à la nation de lui donner les moyens adaptés et suffisants. Il y va de la vie de nos hommes, de l’indépendance et de la sécurité de la France. Si cela ne pouvait être réalisé, il faudrait alors revoir les ambitions d’intervention de notre pays à la baisse pour tenir compte de cette nouvelle réalité.

Pour terminer je voudrais rappeler que la démarche, entreprise par Yves GUILLOUD, pour sensibiliser nos concitoyens à la mort en opération de nos soldats, est et reste tout à fait pertinente et qu’elle doit être poursuivie.  Elle est  d’ailleurs reconnue et approuvée par les associations patriotiques de nos 2 départements. En effet, elle permet de témoigner localement de notre soutien à nos armées et à leurs familles, de saluer la mémoire  d’un soldat tombé pour affirmer ou défendre les valeurs  et les intérêts de notre pays.  

A la compagne de l’adjudant Thomas Dupuy, à ses proches, aux aviateurs et aux soldats des forces spéciales, nous présentons nos plus sincères condoléances.

Nous pensons aussi à ses 2 coéquipiers blessés lors de l’opération héliportée du 29 octobre, ces blessés que l’on oublie trop souvent et à qui nous souhaitons un prompt et complet rétablissement.

Nous avons enfin une pensée pour le soldat du 1er spahi qui a perdu la vie le 1ier novembre  dans un accident de la route en service commandé et pour le caporal-chef Heiarii MOANA du 126ième RI de Brives-la-Gaillarde, décédé le 5 novembre d’une forme grave de paludisme contracté en république centrafricaine où il avait projeté dans le cadre de l’EUFOR RCA.

 

Vive l’Armée française, vive la France. 

2014-11-07 11.04.34

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 06:46

dupuy-mort-france-mali mLes honneurs militaires seront rendus à l’adjudant Thomas Dupuy le mercredi 5 novembre en l’Hôtel national des Invalides, Paris 7e.

Une cérémonie intime d’honneurs militaires réservée à la famille et aux proches sera présidée par le général d’armée aérienne Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, en présence du général de division Grégoire de Saint-Quentin, commandant les opérations spéciales, à l’Hôtel national des Invalides à 10h.

Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 9h30 et 9h45. En cette circonstance, le général de corps d’armée Hervé Charpentier invite le plus grand nombre de nos concitoyens à manifester leur hommage et leur solidarité avec l’adjudant Thomas Dupuy, mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission, par une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le pont Alexandre III, à 9h30.

Engagé au Mali depuis le 2 août dernier, l’adjudant Thomas Dupuy a été tué dans la nuit du 28 au 29 octobre 2014 alors qu’il participait à une mission conduite par la force Barkhane pour neutraliser un groupe armé terroriste dans le massif des Ifoghas, au Mali. Il appartenait au commando parachutiste de l’air (CPA) n° 10 de la base aérienne 123 d’Orléans (Loiret).

Source : Ouest France

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 19:39

Le 21 février 2014, à l’occasion d’un discours prononcé au Mont Valérien, le président Hollande a annoncé le transfert des cendres de quatre personnalités censées représenter l’esprit de résistance dans sa diversité, à savoir  Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay.

Ces choix n’avaient jusqu’à présent pas (ou peu) été contestés. Ainsi, pour l’historienne Annette Wieviorka, ils étaient “plutôt bons” étant donné que ces quatre personnalités “dépassent largement le cadre de la Seconde Guerre Mondiale par leur engagement éthique et leur itinéraire et incarnent des valeurs universelles”.

Mais tout le monde ne partage pas ce point de vue, notamment au sujet de Jean Zay, ministre de l’Instruction Publique entre 1936 et 1939 et à l’origine de nombreuses réformes, dont la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans et l’interdiction des signes politiques et religieux à l’école. Cet élu du Front populaire fut condamné en octobre 1940 pour désertion en présence de l’ennemi à la déportation à vie et à la dégradation militaire. En juin 1944, il fut abattu par la Milice de Vichy, comme d’ailleurs Georges Mandel, qui lui, avait une sensibilité de droite.

Co-auteur d’une biographie à son sujet, Roger Karoutchi, conseil régional UMP d’Ile-de-France et ancien ministre, s’est réjouit de l’annonce du président Hollande. et cela d’autant qu’il fait partie du comité pour la “panthéonisation” de Jean Zay. “Lui reconnaître une place au Panthéon, c’est lui reconnaître son rôle de grand républicain mais aussi un signe fort par rapport à la façon dont il a été tué”, a-t-il dit, sur France3.

Seulement, le Comité national d’entente, qui fédére une trentaine d’associations d’anciens militaires, de vétérans et de réservistes, dont, excusez du peu, la Saint-Cyrienne, le Souvenir Français, la Société des Membres de la Légion d’Honneur, la Société Nationale des Médaillés Militaires, la Fédération Nationale André Maginot ou encore l’Union Nationale des Combattants, a dénoncé le transfert des cendres de Jean Zay au Panthéon, sur le fronton duquel il est écrit “Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante”.

“Les trois premiers sont des résistants et répondent à l’objet de cet hommage, il n’en est pas de même pour Jean Zay. Certes il a été interné avant d’être lâchement assassiné en juin 44 mais tant d’inconnus et de célébrités sont morts les armes à la main ou dans des camps d’extermination, après des faits de résistance, que cela ne fait pas de lui un héros”, est-il écrit dans le communiqué diffusé le 13 mars par le Comité national d’entente, qui estime que ce ministre du Front populaire n’a été qu’une victime parmi d’autres.

Mais surtout, le texte, signé par le général (2S) Dominique Delort, président de la Saint-Cyrienne et du Comité national d’entente, fait valoir que le transfert de Jean Zay au Panthéon est surtout une “provocation” en cette année de commémoration du Centenaire de la Grande Guerre. “Elle est immense, elle est inoubliable”, insiste-t-il.

Il est ainsi reproché à Jean Zay d’avoir écrit un poème ayant porté atteinte “au symbole par excellence de notre patrie, de notre pays, de notre nation, le Drapeau”. Et le fait est que ce texte, qu’il n’a pas renié, a de quoi choquer. “Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement, Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes… Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs…” cite le communiqué du Comité national d’entente.

 

“Certains diront qu’à 20 ans il a commis une faute et qu’il était bien jeune mais 20 ans c’est déjà assez vieux pour mourir pour la France pendant la Grande Guerre, la Résistance et la Libération, aujourd’hui lors des opérations extérieures, en Afghanistan, au Mali, en RCA!”, avance le général Delort, au nom du Comité national d’entente, pour qui il est “hautement préférable de transférer les cendres d’un Résistant, d’un Français Libre, d’un Soldat de la 1ère armée, métropolitain ou ‘ indigène’ inconnu, aux côtés de ceux qui sont la mémoire de la France”.

 


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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 08:44

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Published by LCL MICHEL BRAULT - dans DEVOIR DE MEMOIRE
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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 10:13

 

2013-12-13 11.16.57Allocution prononcée par le Col (er) MICHEL Maurice et le LT Col (er) Michel BRAULT  lors de la cérémonie organisée le 13 décembre 2013,  à la mémoire des marsouins parachutistes  tués  lors de l’opération SANGARIS à BANGUI en RCA dans la nuit du 9 au 10décembre 2013.

 

Introduction.

Merci au Souvenir Français de Bourg les Valence, d’ avoir organisé cette cérémonie d’hommage pour nos 2 soldat tués en opération.

Merci aux élus de toutes sensibilités politiques ,.aux associations patriotiques, aux autorités militaires de la garnison d’être là.

Merci enfin à tous ceux qui sont venus là ce matin, pour témoigner leur reconnaissance à ces soldats et leur soutien à leurs proches et au Régiment.

 

Aujourd’hui nous saluons la mémoire de 2 parachutistes du 8ème Régiment d’infanterie de Marine de CASTRES ;Antoine Le QUINIO et Nicolas VOKAER morts au combat , dans la nuit du 9 au 10 décembre à BANGUI.

Les faits.

Dimanche soir, dans le but de controler la zone d’action de leur unité, une section de la 1ère Cie , effectuait une patrouille à pied, vers la sortie nord de BANGUI. Peu avant minuit, la section parvenue à 1200m de l’aéroport a été prise à partie à très courte distance par des individus munis d’armes légères d’infanterie,. L’unité française a ripostè, mais au cours de l’échange des tirs, les 2 parachutistes du groupe de tête ont été grièvement blessés. Ils ont été immédiatement pris en charge médicalement par leurs camarades, avant d’être évacués vers l’antenne chirurgicale avancée sur l’aéroport M’POKO de BANGUI,où ils sont décédés des suites de leurs blessures. Ce sont les premiers morts au combat de cette opération. Bien que poursuivis, leurs agresseurs non identifiés, ne seront pas retrouvés.

 

Cette action française se déroulait dans le cadre légal, en application d’ une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui vient de créer une mission internationale de soutien à la République centrafricaine (la Misca).

Le 11 décembre au soir, le président de la République de retour d’Afrique du Sud  a tenu à venir s’incliner devant la dépouille de nos deux soldats.

Il a déclaré à cette occasion : « Ces soldats ont perdu la vie pour en sauver beaucoup d’autres ». Leur corps devrait être rapatrié en France en fin de semaine. Une cérémonie d’hommage national, en présence du chef de l’Etat,  leur sera rendu lundi à 11h30 aux Invalides selon le cérémonial désormais en vigueur .


Evocation des 2 paras.

Le Marsouin Parachutiste Nicolas VOKAER était né le 11 juillet 1990 à TREMBLAY en France (93). Après avoir suivi des études professionnelles, il obtient à 18 ans un  BEP option vente et action marchande. En 2011, il souscrit un contrat d’engagement pour 3ansdans l’Armée de Terre. Au titre du 8ème RPIMa de CASTRES ;

Dans ce régiment il suit une formation initiale de 6 mois. A l’issue de celle ci , sa hiérarchie estime qu’il est parfaitement apte au métier des armes et qu’il dispose d’un fort potentiel d’avenir.

Le 6 décembre 2011, il est élevé à la distinction de soldat de 1ère classe et il est breveté parachutiste. Il est alors affecté à la 1ère compagnie de combat du Régiment où il occupe la fonction de tireur spécialiste « appui direct ». Le 29 juillet 2012, il obtient le certificat technique élémentaire combat infanterie spécialité « voltigeur » ..

De décembre 2012 à mars 2013, il est désigné avec sa compagnie pour l’opération « Boalie 31 » en RCA en qualité de « tireur spécialiste appui direct ». Le 17 octobre dernier, il est engagé avec sa compagnie dans la même spécialité, pour une mission au sein du 6ème BIMa au GABON.

C’est dans ce contexte que son unité est placée en alerte opérationnelle « Guépard » suite aux graves évènements qui se déroulent en RCA . Le 5 décembre, elle est projetée à BANGUI , dans le cadre de l’opération « SANGARIS » qui vient d’être déclenchée.

C’est au cours de celle ci qu’il trouve la mort au combat à l’âge de 23 ans.

 Nicolas VOKAER était célibataire. Il était décoré de la Médaille de bronze de la Défense et de la Médaille d’Outre Mer avec agrafe RCA. Il avait reçu une lettre de félicitation collective pour services rendus. Il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

 

Le Marsouin parachutiste Antoine Le QUINIO, était né le 10 mai 1991 à AGERS (Maine et Loire).

Ses études avaient été sanctionnées par le bac technique »option pilotage des systèmes de production automatisée. . en 2011, il avait souscrit un engagement de 5 ans en qualité d’engagé de l’armée de Terre. Le 3 novembre 2011, il rejoint le 8ème RPIMa de CASTRES où il suit sa formation initiale pendant 6 mois. En février 2012, il est breveté parachutiste. Il reçoit la distinction de 1ère classe en mai 2012. Il est alors affecté à la 1ère Cie du Régiment avec la fonction d’aide tireur du missile anti char « ERYX ».

Le 26 février 2012, il obtient le Certificat Technique Elémentaire du combat de l’Infanterie , option : combat débarqué ».

De décembre 2012 à mars 2013, il participe au sein de sa compagnie à la mission « BOALIE 31 »en RCA.

Depuis le 17 octobre sa compagnie était en mission au 6ème BIMa au GABON ;

Il y occupait la fonction « d’ aide tireur missile AC. Mise en alerte « Guépard », à la suite des graves évènements de Centrafrique, la compagnie est projetée le 5 décembre sur BANGUI dans le cadre de l’opération « SANGARIS ».

C’est au cours de celle ci qu’il trouve la mort au combat à l’âge de 22 ans.

 Antoine Le QUINIO était célibataire. Il était décoré de la Médaille d’Outre Mer avec agrafe RCA. Il avait reçu une lettre de félicitations collective pour services rendus. Il venait de contacter un nouvel engagement pour une durée de 2 ans. Il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

Commentaire.

 

Ces 2 jeunes paras ont droit à notre reconnaissance et à l’hommage du pays. Ils ont le droit de ne pas disparaître dans l’indifférence et l’anonymat. Ils ont le droit que l’on perpétue leur souvenir et leur exemple.

C’est ce qu’ont demandé et obtenu nos associations d’anciens combattants, avec l’hommage national rendu à Paris lors de leurs obsêques, avec l’hommage collectif à tous les soldats morts pour la France le 11 novembre et avec l’inscription de leur nom sur le marbre de nos monuments.

Tout cela est désormais compris et je pense admis par nos concitoyens.

 

Mais si nos hommes continuent à se comporter magnifiquement sur les multiples théâtres d’intervention, à se donner sans compter jusqu’au sacrifice suprême, comme nous le rappellent encore Le QUINIO et VOKAER,  ils sont en droit d’attendre de ceux qui les envoient au casse pipe, je parle des responsables politiques, qu’ils leur donnent les moyens pour conduire à bien leurs missions à haut risque, dans un environnement complexe et toujours différent.

Malheureusement la récente adoption par le Parlement, du nouveau livre blanc,  qui décide des moyens financiers à consacrer à la Défense pour les prochaines années ne va pas du tout dans ce sens. Il n’ont jamais été aussi bas avec 1,5% du PIB. Nous ne pouvons que le déplorer. Certes la situation économique impose à notre pays des économies drastiques, mais il ne faut jamais oublier qu’en fin de compte c’est le soldat sur le terrain qui paie l’addition.

 

Ce n’est pas le moment ni le lieu de dénoncer les décisions prises par nos gouvernants.  Puisque la décision a été prise , une nouvelle fois dans l’urgence d’engager nos soldats, pour éviter une véritable guerre ethnique et religieuse, nous devons être à fond derrière eux. C’est une évidence.

Nous devons cependant constater que nous venons  d’engager 1600 soldats , dans un pays plus vaste que la France pour y rétablir la sécurité, pour protéger sa population et pour garantir l’acheminement de l’aide humanitaire. Or ce pays se trouve sans gouvernement reconnu,  sans structures légales et administratives, sans institutions et  dans l’anarchie la plus totale.

Pour réaliser tout cela la France est bien seule et ses moyens sont bien limités. Quant à la durée de l’intervention, certains responsables ont parlé de quelques mois comme si l’on pouvait prévoir à l’avance l’évolution d’une situation que nous ne maitrisons pas. L’exemple du Mali et là pour nous le rappeler.

Nous disons donc notre vive inquiétude et notre préoccupation quant à la suite des évènements en Centre Afrique.


Conclusion.

 

Pour terminer, je voudrais à nouveau redire , que la démarche entreprise  et poursuivie à l’initiative d’Yves GUILLOUD pour sensibiliser nos concitoyens à la mort en opération de nos soldats est nécessaire et exemplaire. Elle est désormais reconnue par le monde associatif patriotique de nos 2 départements . En effet, elle permet de témoigner localement de notre soutien à nos armées. Notre cérémonie de ce matin sera envoyée comme nous le faisons chaque fois au Régiment, et par lui aux familles endeuillées . Cela sera notre modeste mais sincère contribution, et nous l’espérons, un peu de réconfort dans le drame que vivent actuellement 2 familles françaises qui pleurent leur fils.

 

 

Antoine et Nicolas, que Saint Michel vous gardent auprès de lui , et protège votre famille
Nous présentons nos condoléances les plus sincères à vos familles et à votre glorieux régiment qui a déjà payé un lourd tribu lors des missions au service de la France. Cet événement douloureux illustre une nouvelle fois la définition par le Mal Lyautey  des Troupes de Marine « l’arme de tous les héroïsmes et de toutes les abnégations ». 

2013-12-13 11.19.00

2013-12-13 11.19.06

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 16:29

morts-de-deux-soldats-francais a la uneYves-Henri GUILLOUD président du Souvenir Français de Bourg-lès-Valence.

Le Colonel Maurice MICHEL président Drôme-Ardèche des Troupes de marines.

Le Lieutenant-colonel Michel BRAULT président Drôme des Combattants volontaires de Drôme-Ardèche  et de l'Amicale des Anciens de l'ALAT Rhône-Alpes

Vous prient de bien vouloir honorer de votre présence la Cérémonie d'Hommage aux deux soldats tués au combat dans la nuit de lundi à mardi à Bangui Centrafrique, opération Sanguaris,

- le soldat Antoine Le QUINIO

- le soldat Nicolas VOKAER

deux militaires français  du 8ème RPIMA de Castres.

 

le vendredi 13 décembre 2013 à 11h00 au carré militaire du cimetière Gay Lussac de Bourg-les-Valence. Formation du cortège à 10h50 au square du Souvenir Français à l'entrée du cimetière.  Présence des drapeaux.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 06:57

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