LE MOT DU PRÉSIDENT FNCV Pour le monde combattant, l’année 2008 a été fertile en commémorations programmées et en évènements inattendus bien que prévisibles. Parmi ces derniers, figurent l’image laissée par le combattant volontaire Lazare Ponticelli, dernier poilu de 1914-1918, décédé en début d’année, suivie quelques mois plus tard de la brutale réalité de découvrir qu’en Afghanistan, d’autres engagés volontaires, 90 ans après, faisaient le sacrifice de leur vie. Depuis quarante ans, les Français se sont trop vite habitués à la paix oubliant que, pour en toucher les dividendes, il fallait avant tout se payer un effort de défense et resserrer les rangs face à une forme de terrorisme qui rappelle cruellement la guerre d’Algérie. Et voilà qu’une situation économique désastreuse est venue surprendre une communauté internationale en pleine crise. Le monde n’a jamais été aussi dangereux au moment même où les armées européennes désarment. La conscience universelle doute, à juste titre, du bien-fondé d’une organisation onusienne paralysée et incapable de prendre une décision. Nous sommes en plein paradoxe. En cette fin d’année, à l’examen du bilan de la FNCV, il est réconfortant de constater que les efforts de la plupart des sections pour soutenir les actions entreprises par la fédération n’ont pas été vains. Des perspectives sérieuses d’évolution devraient suivre et porter en 2009, pour le 90ème anniversaire de la FNCV, le fruit de nos espoirs de voir l’attribution de la croix du combattant volontaire étendue aux volontaires des OPEX appartenant aux mêmes catégories que ceux qui l’ont légitimement obtenue lors des conflits antérieurs, ce qui ne sera que leur rendre justice. Mais le vœu le plus cher serait de recevoir l’appui sincère de toutes les grandes associations du monde combattant conscientes du potentiel représenté par les anciens des OPEX. Quelle que soit la valeur des arguments développés par la FNCV, elle a besoin des appuis de leurs dirigeants face au blocage incompréhensible de l’administration du ministère de la Défense. Par ailleurs, le séminaire annuel des présidents et l’exploitation du questionnaire adressé aux sections ont permis de faire un point de situation assez complet d’où il ressort que les atouts de la fédération sont porteurs d’avenir mais que son Fonctionnement est à deux vitesses. Espérons qu’en 2009 ceux qui, de leur propre chef, se désintéressent de l’accueil de la quatrième génération du feu, Sans en mesurer les conséquences, ne resteront pas sur le bord de la route. Heureusement, ils ne sont pas nombreux. La grande majorité a la volonté de s’adapter à l’évolution du monde combattant et, au premier Chef, de persister à améliorer notre communication. J’adresse, teintés d’espoir, mes vœux les plus chaleureux à tous nos compagnons, à leur famille, à tous les amis de la FNCV et en particulier à nos jeunes frères d’armes en mission à travers le monde. Colonel Jacques GAGNIARD