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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 06:46

dupuy-mort-france-mali mLes honneurs militaires seront rendus à l’adjudant Thomas Dupuy le mercredi 5 novembre en l’Hôtel national des Invalides, Paris 7e.

Une cérémonie intime d’honneurs militaires réservée à la famille et aux proches sera présidée par le général d’armée aérienne Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, en présence du général de division Grégoire de Saint-Quentin, commandant les opérations spéciales, à l’Hôtel national des Invalides à 10h.

Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 9h30 et 9h45. En cette circonstance, le général de corps d’armée Hervé Charpentier invite le plus grand nombre de nos concitoyens à manifester leur hommage et leur solidarité avec l’adjudant Thomas Dupuy, mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission, par une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le pont Alexandre III, à 9h30.

Engagé au Mali depuis le 2 août dernier, l’adjudant Thomas Dupuy a été tué dans la nuit du 28 au 29 octobre 2014 alors qu’il participait à une mission conduite par la force Barkhane pour neutraliser un groupe armé terroriste dans le massif des Ifoghas, au Mali. Il appartenait au commando parachutiste de l’air (CPA) n° 10 de la base aérienne 123 d’Orléans (Loiret).

Source : Ouest France

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 18:59

dupuy-mort-france-mali mDans le cadre d'une mission de neutralisation d'éléments terroristes lancée dans la nuit du 28 au 29 octobre 2014 dans le massif du Tigharghar dans le Nord du Mali, le sergent-chef Thomas Dupuy a trouvé la mort lors des combats. Deux de ses camarades ont été blessés.

Thomas Dupuy participait à une mission héliportée, appuyée par des avions de chasse et des hélicoptères de combat, dans le massif du Tigharghar, au nord du Mali. Les forces françaises se sont approchées d'un "campement abritant une trentaine d'individus", lourdement armés. Des combats très violents se sont alors engagés dans lesquels "une vingtaine de terroristes ont été neutralisés", a précisé l'état-major des armés. Un des deux militaires blessés a été pris en charge par une antenne chirurgicale avancée, ses jours ne sont pas en danger. Le second, très légèrement atteint, a rejoint rapidement son unité.

Il est le 11e militaire français tué au Mali depuis le 11 janvier 2011 et le premier depuis le basculement de Serval vers Barkhane.

 

 

La biographie du sergent-chef Thomas Dupuy.
Né le 18 mai 1982 à Toulouse, le sergent-chef Thomas Dupuy aura servi la France durant 9 ans et 5 mois. À 23 ans, il intègre l’armée de l’air en qualité de sous-officier. À compter du 30 mai 2005, il suit pendant un an sa formation initiale à l’École des sous-officiers de l’armée de l’air de Rochefort. Il est successivement nommé caporal, le 1er novembre 2005, puis caporal-chef, le 1er janvier 2006 et sergent le 1er mars 2006. Le 28 mai 2006, il rejoint l’escadron des fusiliers commando de l’air, stationné à Dijon, pour y suivre sa formation spécialisée de fusilier commando de l’air.
À l’issue, le 9 octobre 2006, il est affecté au sein du commando parachutiste de l’air n° 30 de Bordeaux-Mérignac. Il est intégré au groupe Rapace puis à la cellule MASA (mesures actives de sûreté aérienne) en qualité de tireur d’élite. Enfin il intègre un module «Récupération de personnel» (Personnel recovery). De février à mai 2007, il effectue une mission au Togo où sa motivation, son très bon esprit d’équipe et son courage, lui ont permis d’assumer ses responsabilités de chef de poste de commandement de la protection et la défense et d’assurer le maintien en condition opérationnel de son personnel.
Le 24 août 2009, il rejoint le groupe action 14 du commando parachutiste de l’air n°10 d’Orléans, puis en septembre 2010, il est affecté au groupe 12C, en qualité de chuteur opérationnel. Du 16 octobre 2010 au 19 novembre 2010, il est déployé à Djibouti. Du 2 décembre 2010 au 27 janvier 2011, il est engagé sur alerte dans la bande sahélo-saharienne au sein du groupement de forces spéciales « CARLIT » en qualité d’équipier groupe action. Il s’est particulièrement distingué en apportant un soutien sans faille à son chef, dans la préparation à l’engagement du groupe, lors d’un saut opérationnel à grande hauteur sur une zone d’opération tenue par des preneurs d’otages, tout cela dans des conditions difficiles et dans des délais extrêmement réduits.
Son comportement exemplaire et ses qualités remarquables de combattant lui ont permis d’être cité en exemple et de lui voir attribuer la Croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.
Calme et réfléchi, le sergent-chef Dupuy était doté de capacités physiques et intellectuelles rares. Cherchant constamment à progresser, il était un spécialiste reconnu dans des domaines aussi variés que l’appui aérien, les transmissions opérationnelles et le saut à ouverture très grande hauteur. Élément incontournable de son groupe, il était un camarade apprécié de tous.
Engagé du 8 juin au 28 octobre 2011 comme chef d’équipe au sein d’un groupe action du groupement de forces spéciales «Jehol» dans le cadre de l’opération Pamir en Afghanistan, il a fait preuve de belles qualités militaires. Il a été pris à partie par des insurgés au cours d’une infiltration derrière les lignes adverses où il a efficacement appuyé le désengagement des éléments amis. Quelques jours plus tard, il est violemment accroché par des rebelles et pris sous le feu, il a parfaitement riposté avant d’être blessé par des éclats de roquette. Ceci lui a valu l’attribution de la Croix de la Valeur militaire avec étoile d’argent et l’attribution de la médaille des blessés.
Le 1er juillet 2013, il est promu sergent-chef. Le sergent–chef Thomas Dupuy était engagé au Mali depuis le 2 août 2014.
Ce sous-officier était titulaire de la Croix de la Valeur militaire avec étoile d’argent et étoile de bronze, de la médaille d’outre-mer agrafe Sahel et République de Côte d’Ivoire, de la médaille d’argent de la défense nationale et la médaille des blessés.

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 08:55

HOMMAGE au lieutenant Edmond CHARREL

(1921 – 2014)

 

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Cet hommage a été lu par le colonel(er) Maurice MICHEL, président des anciens des troupes de Marine 26/07, lors des obsèques d'Edmond CHARREL, le 26 septembre 2014 en l'église de Bourg les Valence. 

 

 

Il est des hommes au destin exceptionnel. Edmond CHARREL était de ceux-là!

Aujourd’hui, rassemblé autour de Ginette, son épouse, et de sa famille, l’ensemble du monde combattant de la Drôme est en deuil, car l’une de ses figures les plus emblématiques, Edmond CHARREL, lieutenant honoraire des Troupes de marine, Commandeur de la Légion d’Honneur, l'homme aux dix-sept titres de guerre, vient de nous quitter à l’âge de 93 ans, après une vie intense et bien remplie, au service, pour une grande part, de notre patrie et de ses concitoyens.

Le colonel Maurice Michel, président de l'Association des Anciens des Troupes de Marine Drôme-Ardèche, m'a laissé l'honneur, en tant que président départemental de la Société des Membres de la Légion d’Honneur, de rendre hommage au lieutenant Edmond CHARREL. Je l'en remercie et l'y associe pleinement dans les mots que je vais prononcer pour retracer, à grands traits, la vie, la carrière et la personnalité du grand soldat que fut Edmond CHARREL.

Cette vie peut se résumer en trois périodes, inégales dans leur durée, mais toutes vécues avec la même intensité, la même volonté et le même courage.

 

         Né le 7 mars 1921 à AIX EN PROVENCE au sein d'une famille de militaires, le jeune Edmond CHARREL passera son enfance et son adolescence dans la région de VALENCE où sa famille s'est installée. Il y suivra toute sa scolarité, les vacances se passant souvent en Ardèche dans la région des BOUTIERES.

En avril 1939, saisi d'une vocation militaire précoce, il s'engage, à 18 ans, à Valence au titre du 504ème Régiment de Chars, dont l'un des bataillons est basé à St Paul Trois Châteaux. Reconnu comme ayant un potentiel de cadre, il est alors muté à l’école des chars du camp de SATORY à Versailles. Il y passera un an, l’offensive allemande en mai 40 venant interrompre prématurément sa formation avant l’examen de sortie. Rejoignant alors son unité comme jeune sous-officier à 19 ans, il connait alors le baptême du feu à Villers-Cotterêts au sein du 44ème Bataillon de Chars de Combat de la 4ème Division Cuirassée, commandée par un certain colonel De GAULLE, bataillon qui perdra 40 chars sur 45 au cours des combats. Le sien sera détruit le 18 juin 1940, alors qu'il était sur la Loire en train de défendre l'un des derniers ponts. "Je n'aurais pas eu à le saboter" remarque-t-il avec une pointe d'ironie.

         Il dira plus tard, avec cet humour particulier qui le caractérise : "Ce fut ma première erreur. J'aurais pu attendre 5 mois dans le confort du cocon familial. Rejoindre ensuite la drôle de guerre où Mistinguett et Maurice Chevalier chantaient la Ligne Siegfried.  J'aurais fait un combattant volontaire très présentable. En fait, je n'étais pour eux qu'un mercenaire payé 0.50 francs par jour."

         Cet esprit, parfois caustique, cache en fait un caractère bien trempé. Faisant sienne avant l'heure la devise du Maréchal de Lattre de Tassigny "Ne pas subir", il prendra son destin en main chaque fois que nécessaire et saura, malgré sa jeunesse, faire des choix qui se révéleront décisifs pour son avenir immédiat à chaque événement marquant.

         L'attaque anglaise de la flotte française, à Mers-el-Kébir, le 3 novembre 1940, fut de ces événements. Traumatisé par cet acte qu'il qualifiait lui-même de trahison, plein de rancœur envers les anglais, Edmond CHARREL se porte volontaire pour se battre contre eux en Syrie et rejoindra la 1ère compagnie autonome de chars, le 22 juin 1941, à ALEP. De mars à novembre 1941, il connaît alors la période difficile des luttes fratricides entre français libres et troupes « légalistes ». Durant cette période, d'autres trahisons, comme la dénonciation de ses parents à la gestapo par un voisin de palier, la découverte sur le terrain d'aviation d'ALEP en Syrie d'avions allemands en train de charger du matériel militaire donné par un général français ou encore la signature des accords de Paris, le 6 mai 1941, par l'amiral DARLAN, le conforteront dans sa décision de poursuivre le combat après l’épisode syrien. Refusant d’être rapatrié en France, il rejoint alors DAKAR et sera affecté au sein d'un escadron blindé de reconnaissance jusqu'en 1943.

         C’est là qu’il apprend, en novembre 1942, le débarquement allié en Afrique du Nord et qu’il opte définitivement pour la France Libre. En 1943 à THIES, au Sénégal, adjudant-chef et chef de peloton,  Edmond CHARREL fait partie des cadres qui mettent sur pied le futur Régiment Colonial de Chasseurs de Chars, Unité de Réserve générale de la 1ère Armée française. C'est au sein de cette unité qu'il va participer au débarquement de Provence, en août 1944, ainsi qu'aux combats de la libération de la France jusqu'en forêt Noire, combats où il sera blessé deux fois. Décoré de la croix de guerre 39/45, il est alors titulaire de six citations, dont une à l’ordre de l’Armée.

         La Victoire étant là, il aurait pu profiter de la nouvelle vie qui s'ouvrait à lui, mais il a choisi de rejoindre, début juin 1945, le corps expéditionnaire français en Extrême-Orient, commandé par le général LECLERC, au sein du Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc, le fameux RICM. Il combattra à HUE contre les viêts et les japonais en février 1946, puis à HAIPHONG en mars contre les chinois de Tchang Kaï-chek et connaitra la guerre de l'opium en 1947-48 sur les frontières de Birmanie et du Laos. Il restera en Extrême-Orient jusqu'en 1949 et vivra douloureusement les événements de la guerre d'Indochine, comme autant de nouvelles trahisons. Cinq nouvelles citations, dont une à l’ordre de l’Armée, viendront étoffer sa croix de guerre des Théâtres d'Opérations Extérieures. 

A son retour d’Indochine, en janvier 1949, débute alors pour lui une nouvelle période de sa vie, puisqu'en 1950, dans cette période tourmentée de guerres et de campagnes, il trouve le temps de se marier à Valence en 1949, avec GINETTE, épouse fidèle et attentionnée qui l'accompagnera jusqu'à aujourd'hui pendant 65 ans et à qui des liens très forts l'unissaient.

         Une affectation à Madagascar en juin 1950, au sein d'un Escadron blindé à Tananarive, lui permet d'attendre une opportunité en 1954 pour faire valoir ses droits à la retraite. Mais l'histoire n'attend pas et, l'adjudant-chef CHARREL est rappelé, en 1956, pour participer, en tant que chef de section, à ce qui n'étaient encore que "les événements d'Algérie". Il y sera encore blessé deux fois, en juin et septembre 1656 et sera démobilisé fin 1957 pour jouir d'une retraite bien méritée. Nommé lieutenant dans la réserve, puis lieutenant honoraire, il aura obtenu, durant cette dernière campagne deux citations supplémentaires.

S'ouvre alors pour lui et sa famille, la troisième période de sa vie, professionnelle celle-là, qui sera dominée par la solidarité avec le monde combattant et associatif.

         Sa carrière civile le mènera notamment, pendant une dizaine d’années, dans les bureaux de l’entreprise FOURNIER du groupe MASSEY FERGUSSON à Valence, comme cadre. Beaucoup plus calme que les périodes précédentes, cette vie civile le verra s'investir dans de  multiples associations à caractère patriotique.

         En effet, ne pouvant oublier le passé et voulant témoigner de ces évènements exceptionnels auxquels il a participé, il rejoint de nombreuses associations qui représentent ou témoignent d’une partie de son parcours. C’est tout d’abord l’Amicale nationale du Régiment Colonial de Chasseurs de Chars, dont il sera l’animateur pendant de longues années. Puis il rejoindra les Anciens des Troupes de Marine, les Combattants volontaires, Rhin et Danube, les Anciens d'Indochine, les Anciens d’Algérie, les Retraités Militaires, et bien sur les grands ordres nationaux : Légion d’honneur et Médaille Militaire. Il mettait un point d'honneur à être présent à toutes les cérémonies patriotiques, toujours digne et donnant l’exemple, malgré la souffrance due aux séquelles de ses blessures qui s'aggravaient au fil des années.

 

         Voilà, rapidement retracé, votre parcours, lieutenant CHARREL, parcours exceptionnel s'il en est, vécu intensément, fait de choix difficiles, d’aventures, de risques quotidiens, de moments forts, avec comme seule passion, la France.

Commandeur de la Légion d'honneur, décoré de la Médaille militaire, titulaire entre autres de trois croix de guerre, de la Médaille des blessés et de dix-sept titres de guerre, dont quatre blessures, vous avez combattu pour les armes de la France durant dix années de campagnes doubles, comme vous aimiez à le rappeler, des plaines de Champagne aux ponts sur la Loire, des déserts du Moyen-Orient aux plages de Provence, de la Route Napoléon à la Forêt noire, des rizières d'Extrême-Orient aux confins algérois, contre huit armées différentes. Que dire devant de tels états de service, si ce n'est qu'ils suscitent déférence et admiration.

Aujourd'hui, pour conclure cet hommage après avoir rappelé vos faits d'arme exceptionnels, dont vous étiez légitimement fier, je souhaiterais retenir, parmi toutes les qualités qui vous sont reconnues, deux traits de caractère qui donnent un éclairage particulier à votre personnalité et à votre action passée.

         Indépendant, droit, fidèle en amitié, vous étiez avant tout un homme libre qui, par des choix décisifs, à des moments difficiles où il était plus facile de laisser faire, a conduit sa vie en fonction de ses convictions les plus profondes et de l'amour de sa patrie. Loyal et direct, vous saviez aussi dire les choses, comme l'on dit, à un supérieur comme à un subordonné. Pudique sur vos sentiments, protégé par un humour parfois moqueur, vous étiez un bon vivant, participant volontiers aux rassemblements de cohésion, aimant raconter de nombreuses anecdotes vécues, poussant la chansonnette, connaissant tous les vieux refrains de la vieille coloniale et les airs à succès de l'époque. Vous aimiez les phrases chocs qui frappaient l’auditoire, comme celle résumant votre carrière par cette expression « carrière d’un marsouin, toujours un peu blindé ». Bref, un homme particulièrement attachant.

         Le second trait de caractère que j'aimerais mettre en exergue, car il illustre votre sens de la fraternité d'arme, c'est le soutien et la défense de la mémoire et des droits de nos anciens tirailleurs nord-africains ou sénégalais de l’Armée d'Afrique. Vous avez été profondément marqué par le sacrifice de ces hommes, notamment lors du débarquement de Provence, et il m'a semblé naturel de vous laisser la parole, in fine, pour, je vous cite, "parler d'eux : mes compagnons de tous les combats où pendant 10 ans ils ont combattu partout dans le monde où le drapeau de la France était menacé par des idéologies qu'ils ne connaissaient pas. Parfois, dans l'indifférence nationale, parfois avec votre hostilité et même des malveillances, alors que vous leur devez un peu de votre liberté. Ils s'appelaient Coulibaly, Kono, Mohamed, N'Guen. Nous avions le même âge sur les côtes de France. Nous étions de races, de couleurs, de religions différentes. Sur les côtes de Provence, vous étiez plus nombreux que nous, les "Bons Blancs". Ils n'avaient rien demandé, ils ont beaucoup donné. On a dévalué le prix de leur sang versé. On a grignoté et cristallisé trop longtemps une retraite de combattant que vous leur deviez. Un jour en passant par Draguignan, je suis allé au cimetière, et sur leur carré, j'ai pleuré. C'était le plus bel hommage que je pouvais leur offrir."

 

 

 

         Ces quelques mots suffisent, me semble-t-il, pour connaître l'homme et le soldat vous étiez. Au nom de tous vos amis ici présents, civils et militaires, membres de la Légion d'honneur, médaillés militaires, anciens des Troupes de marine, combattants volontaires, anciens combattants, et en mon nom personnel, je présente à votre épouse Ginette, à vos neveux et petits-neveux, mes condoléances attristées. Ils peuvent être fiers de vous. Vous pouvez désormais reposer en paix en souhaitant que votre souvenir perdure et que vous restiez pour nous tous, et, je l’espère, pour la jeunesse de notre pays, un exemple à suivre ! 

 

                         Général de corps d'armées (2S) Denis Serpollet

 

Bourg lès Valence - le 26 septembre 2014

 

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 08:05
Le lieutenant Edmond Charrel, un combattant volontaire et un grand soldat nous a quitté ce dimanche. Cavalier engagé en avril 1939, sergent à la 4ième division cuirassée commandée par le général de Gaulle, Marsouin à la 1ière Armée en 1944 comme chef de peloton de chasseurs de chars au RICM , puis l'Indochine à partir de 1945 pour terminer la guerre contre le Japon puis lutter contre le vietmin, puis Madagascar, l'Afrique noire et en enfin l'Algérie jusqu'en 1956. Il était commandeur de la légion d'honneur, médaillé militaire, croix de guerre et croix du combattant volontaires, 4 blessures et 17 titres de guerre. Il était un exemple pour les plus jeunes.
Ses obsèques se dérouleront vendredi 26 septembre à 14h30 en l'église de Bourg les Valence.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 08:43

2014 09 22 Portes Ouvertes

ALAT 4456

VOIR PLUS D'INFORMATIONS SUR LES PORTES OUVERTES :  Dimanche 28 septembre, journée portes ouvertes au GAMSTAT de Valence/Chabeuil.

VOIR PLUS D'INFORMATIONS SUR LE GAMSTAT :  LE GAMSTAT, CENTRE D'EXPERTISE DES HELICOPTERES MILITAIRES

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 07:52

harmattan-20110513Madame, monsieur,

Veuillez trouver ci-dessous la lettre de l’ASAF du mois de septembre.

En cette période où les Français sont légitiment inquiets par la confusion politicienne, la situation économique et financière et les menaces qui pèsent sur la France, l’ASAF estime que la Défense constitue, plus que jamais, un atout majeur pour redresser notre pays.

Le numéro 104 de la revue trimestrielle ENGAGEMENT est en cours d’impression. Les abonnés la recevront à partir du 15 septembre ainsi que le nouveau supplément associatif.
Le sommaire de cette revue de 84 pages est sur le site de l’ASAF (www.asafrance.fr).

Bonne lecture

Henri Pinard Legry
Président ASAF

La Défense, une arme pour redresser la France

Les réflexions que suscite l’actualité devraient conduire les responsables politiques de notre pays à accroître les ressources consacrées à la Défense.

Une Défense en situation de rupture

Celle-ci se trouve dans un état de fragilité et de paupérisation que seules la débrouille du système « D » et une certaine fierté des militaires arrivent encore à masquer aux yeux des Français. Pourtant les auditions et les rapports des commissions parlementaires de la Défense sont clairs et mériteraient d’être mieux connus des Français; or, leur contenu est malheureusement trop rarement diffusé par les médias.

50% des matériels indisponibles, des équipements majeurs de 30 à 50 ans d’âge, leur remplacement étant réalisé au compte-gouttes, un niveau d’entraînement en-dessous des normes de l’OTAN, des effectifs insuffisants pour conduire les missions confiées dans de vastes zones d’intervention et assurer des relèves régulières, sans user nos forces de manière accélérée, telles sont quelques-unes des faiblesses de notre armée.
Les opérations extérieures, souvent longues et toujours complexes, exigent du personnel et une diversité de moyens en quantité suffisante que nos armées ne possèdent plus à force de coupes régulières depuis 30 ans. Les nouveaux matériels sont mis en service au mieux 5 à 10 ans après la date initiale prévue et cela en nombre trop réduit. C’est ainsi que, au rythme actuel des livraisons prévu par la loi de programmation militaire de l’hélicoptère de transport NH 90 (29 sur 6 ans), nous aurons encore en 2025 des hélicoptères de transport Puma qui auront 50 ans d’âge !

De tout temps, une France forte s’est appuyée sur une Défense solide

L’analyse de l’Histoire et de l’actualité que devraient faire les responsables politiques de tous bords les conduirait à tirer rapidement la conclusion que le renforcement de la Défense, institution à bien des égards exemplaire, loin d’être un fardeau pour la Nation, est un élément essentiel de sa survie, non seulement en temps de guerre mais également en temps de paix.

Les leçons de l’Histoire

Chacun retiendra des commémorations de 2014 que la France a payé très chèrement son impréparation à la guerre et son refus de se donner les ressources financières nécessaires pour construire un instrument complet et cohérent avec sa politique étrangère. Inversement, seule une armée puissante a permis à notre pays de retrouver son indépendance, son influence et son rang parmi les grandes nations.

La situation internationale

La situation internationale, notamment à l’Est et au Sud de l’Europe, n’a jamais été aussi instable et explosive depuis la fin de la guerre froide.
Comment la France peut-elle ne pas s’impliquer dans des conflits qui se déroulent sur les rives de la Méditerranée, au cœur de pays dans lesquels elle a des intérêts et des responsabilités liées à son histoire ?
Faut-il rappeler que 200 000 Français vivent en Afrique subsaharienne et qu’elle a le devoir de les protéger ou, au minimum, de les évacuer quand ils sont menacés ?
Enfin, peut-elle ignorer le conflit israélo-palestinien alors qu’elle déploie 900 soldats au Liban et qu’en outre, vivent sur son sol les deux communautés religieuses - juive et musulmane - les plus importantes d’Europe ?

La situation intérieure de la France

La France souffre de deux maux qui, s’ils ne se résorbent pas, la conduiront rapidement à la catastrophe : la désindustrialisation et l’implosion de la cohésion nationale. Les deux sont liés dans la mesure où un fort dynamisme économique, créateur de richesses, contribuerait à réduire le chômage et à redonner la fierté, l’ambition et le goût du succès aux Français, bref, à renforcer leur cohésion.
A cet égard, l’industrie de Défense constitue un secteur économique particulièrement dynamique, de haute technologie, exportateur et peu délocalisable. Son développement et l’accroissement des exportations sont liés aux investissements consentis par l’Etat à ce secteur. Pour ceux qui estiment que la France ne doit pas se transformer en marchand de canons, disons simplement que les matériels exportés par la France contribuent largement au développement de technologies « duales », c'est-à-dire ayant des applications civiles, dont bénéficient tous les Français.

Par ailleurs, qui ne voit pas que l’armée est un outil d’intégration et de formation particulièrement efficace de jeunes Français en voie de marginalisation? L’exemple, unique au monde, de la Légion étrangère, comme plus généralement celui des armées, rappelle clairement comment la fierté d’appartenance, l’exigence de discipline, le sens de la mission, le goût de l’effort et du travail bien fait, mais surtout le respect de soi, de l’autre, des règles, des biens et de la France, contribuent à éduquer pour intégrer puis assimiler des jeunes très différents, et souvent vivant en marge de la société, tout en facilitant l’épanouissement de leurs talents au service de la collectivité.

Quand les parlementaires rédigent un communiqué commun dans lequel ils assurent qu’ils vérifieront chaque année la bonne exécution de la loi de programmation militaire (LPM), ils assument les responsabilités que leur ont confiées leurs électeurs. Ils doivent aujourd’hui être convaincus qu’il faut faire mieux que respecter cette loi pour redresser au plus vite un pays malade du déséquilibre mortifère entre les dépenses consacrées aux missions régaliennes qui sont négligées au profit de celles liées aux fonctions administratives et sociales.

LA REDACTION
(www.asafrance.fr)

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 20:59

GAMSTAT affiche 28 sept 2014

INFOS PRATIQUES.

- Les parkings visiteurs (Gratuits) seront sur des terrains privés aux alentours de la manifestation, le guidage sera assuré par un peloton de sécurité L’accès aux parkings de l’aérodrome de Valence/Chabeuil et sur la base seront exclusivement réservés pour l’organisation

- L’accès au quartier se fera à pied par des entrées aménagées au nord et au sud de la base. Les tickets d’entrée seront vendus sur ces deux points d’entrée L’entrée sera payante pour les adultes (cinq Euros) et gratuite pour les enfants de moins de 12 ans. Sur présentation de la carte de membre de l’AAALAT, le titulaire de cette carte bénéficiera d’une entrée gratuite (carte avec vignette 2014).

- A l’intérieur de la base, sur le terrain de football un espace ludique pour les enfants sera aménagé. L’accès à cet espace sera payant et limité aux enfants de moins de 12 ans.  Le droit d’entrée comprend l'utilisation illimitée de l'espace et des structures gonflables ainsi qu’un tour de poney ou de mini-quad. Les enfants restent sous la responsabilité des parents.

- Le moyen de paiement pour les différents stands (buvettes, kermesse, restauration) se fera par des contremarques qui pourront être achetées à divers points de distributions situés aux abords immédiats de ces différents stands. Aucun autre moyen de paiement ne sera accepté.

- Des stands buvettes/restauration seront à la disposition du public, - Un poste de secours pour les urgences médicales et des toilettes seront à la disposition du public  

Dans les hangars 45 & 46, nous pourrons trouver : Dédicace de Bandes dessinées & présentation de photos aériennes ; présentation et vente de produits aéronautiques et optiques divers L’Amicale des Anciens de l’ALAT, l’Entraide ALAT, le Club de philatélie . . . . .  

Horaires : 10 heures, ouverture au public 10h05, passage des aéronefs, départ des activités aériennes 18 heures, fin des baptêmes de l’air et fermeture des portes au public  

Pour info : Des appareils de l’ALAT sont prévus en démonstration dynamique  Les aéronefs en présentations statiques seront stationnés sur le parking aéronautique du GAMSTAT  

L’Amicale des Anciens de l’ALAT sera présente, nous recherchons des volontaires pour :  *

- Tenir le stand de l’Association,

- En renfort sur les buvettes

- Pour relater vos souvenirs et témoigner sur l'utilisation opérationnelle des aéronefs anciens qui seront ou non présentés.

 

Le programme des présentations et les appareils présentés seront communiqués dès que connus

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Italian TTH

Le programme :

 

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 11:35

Le discours que nous reproduisons ci-dessous a été prononcé par le Général Lalanne-Berdouticq (ancien commandant du 3ème REI (Régiment Étranger d’Infanterie) et ancien chef du BDL (Bureau De Liaison) de la FINUL (Force Intérimaire des Nations Unies au Liban), lors de la clôture d'une récente session de l'IHEDN.

Lisez-le attentivement : c'est intelligent, plein de bon sens, brillamment construit et d'une limpide clairvoyance. C'est la vision d'un stratège éclairé, libre de tout dogme et de toute entrave intellectuelle, raisonnablement optimiste mais terriblement inquiet aussi de la lente dérive de la France.

 

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« Après ces dix huit jours inoubliables à travailler ensemble, à vous forger des amitiés dont certaines seront définitives, à voir les choses différemment, voici ce que, comme votreentraîneur et un peu ouvreur de voie, je voudrais vous dire en toute liberté bien sûr et avec mon franc-parler habituel !

« Le monde est complexe et dangereux.

« Il est loin des blocs que nous avons connus des décennies durant, aussi bien que de la fin de l’histoire que l’on nous annonçait voici vingt ans, et encore plus loin de la paix définitive qui aurait permis d’engranger les dividendes de la paix chers à des hommes à la courte vue.

« Ce monde, notre monde, reste dangereux. Comme les prophètes que personne n’écoutait dans les années 1930, je ne cesse de dire que le décuplement des dépenses militaires en Extrême-Orient depuis dix ans devrait nous inciter à mieux surveiller les diminutions insensées que subissent les nôtres. Dans l'Histoire en effet les mêmes causes produisent les mêmes effets et il y a donc tout à craindre des abandons qui se produisent chez nous.

« Mais encore faudrait-il voir le monde comme il est et non comme beaucoup voudraient qu’il soit.

« Méfions-nous du prêt à penser. Il est presque toujours faux et ordonné à des fins peu recommandables.

« Non le Kosovo n’est pas meilleur après la campagne qu’y ont conduite les alliés en 1999, montée suite à une incroyable guerre d’intoxication médiatique diabolisant les Serbes et présentant les Albanophones comme des anges persécutés…

« Il en résulta la fondation du premier pays [1] presque totalement mafieux du continent européen, dont la population originelle, serbe, a été sans pitié chassée de chez elle dans le silence des médias ; ses monastères détruits et ses maisons incendiées.

« Non l’Afrique d’aujourd’hui ne vit pas mieux que du temps de la colonisation, à commencer parce que l’esclavage (personne ne le dit) et les massacres ethniques sont repartis de plus belle et que bien des États officiellement constitués sont en faillite aussi bien financière que politique.

« Non la Libye d'aujourd'hui n'est pas meilleure que celle d'hier, puisque au demeurant elle n'existe tout simplement plus, et que son tyran a été remplacé par d'autres, en plus grand nombre.

« Non la démocratie occidentale n’est pas applicable à tous les continents et à tous les pays. D’abord parce que ce n’est pas un système unique (voyez comme la nôtre est différente de celle des États-Unis ou d’Israël, ou bien encore de la Grande-Bretagne) ; ensuite parce que ce système politique ne peut s’épanouir qu’au sein de peuples voyant la personne comme un individu et non comme une partie d’un tout (société personnalistes contre sociétés holistiques)…

« Dans les grandes questions du monde n’oublions jamais de considérer le paramètre démographique. Il est capital et le silence des médias et des analystes sur ces sujets en dit long sur l’aveuglement – qui ne peut qu’être volontaire – de nos élites autoproclamées.

« Ainsi, quel est l’avenir de l’Allemagne, qui aura perdu sept millions d’habitants en 2030 et se verra peuplée en grande partie de ressortissants d’origine turque ? Sera-t-elle-la même ?

« On sait que l’islam confond la sphère publique et la sphère privée en refusant absolument de distinguer "Dieu" et "César". Or, cette distinction est à la base même des systèmes démocratiques.

« Enfin, oublie-t-on qu’une population peut être chassée de chez elle, ou se voir remplacée par une autre, les autochtones se retrouvant alors comme étrangers sur leur propre sol ?

« Sans remonter à la diaspora juive du premier siècle, pensons aux Coptes d’Égypte, aux chrétiens de Turquie et d’Asie (20% de la population en 1900 alors qu’ils sont aujourd’hui 0,02%, soit mille fois moins) ou bien encore aux Serbes du Kosovo, déjà cités (90% de la population en 1900 et moins de 10% aujourd’hui) !

« Hors les idéologues, qui peut être assuré qu’en France, nous sommes à l’abri de tels phénomènes ?

« Refuser d’examiner la question sous couvert de mots en -isme est singulièrement irresponsable.

« Or, entendons nous que l’on pose cette question ? – Non !

« Considérons aussi l’incroyable effondrement démographique de nos voisins Italiens et Espagnols et tentons d’imaginer ces deux pays dans trente ans ! Il n’est de richesse que d’hommes, dit le proverbe.

« Que sera la civilisation occidentale si, dans trois siècles, des touristes visitent nos cathédrales sans que personne ne puisse leur expliquer le sens d’un Christus pentocrator dont ils contempleront la sculpture sur le tympan, ainsi que cela se passe pour les églises de Cappadoce, alors que plus aucun chrétien ne vit aux alentours ?

« Rien n’est définitif dans l’histoire des hommes, pas plus le tracé des frontières que les peuples qui s’abandonnent et doutent d’eux-mêmes.

« Enfin, cessons de nous croire à l’abri des menaces militaires au motif que nous possédons d’admirables sous-marins nucléaires.

« La guerre est bien de retour et le fracas des combats des Balkans, maintenant assourdi, nous rappelle qu’elle peut s’inviter dans des contrées européennes très proches, et pourquoi pas chez nous ? Qui peut ignorer que si tout le monde (tout le monde, sauf nous !) réarme sur la planète, c’est bien pour quelque raison !

« Et l’Europe, direz-vous !

« Fort bien, mais l’Europe n’est sur le plan militaire qu’une addition de faiblesses, vous le savez. Ajouter des faiblesses à d’autres faiblesses n’a jamais constitué une force mais bien une faiblesse plus grande encore ! [2]

« Comme le disait, je crois, Roosevelt au moment de la Grande Dépression, puis au début de l’engagement américain dans la 2ème Guerre Mondiale, "Ce que nous devons craindre le plus au monde, c’est la peur elle-même". Or, l’histoire nous enseigne que les populations qui ont peur de la mort sont celles qui disparaissent de la surface du globe.

« Notre manière d’évacuer la mort de la vie sociale est effrayante en elle-même, car un jour ou l’autre nous devrons combattre pour notre vie, et donc la risquer. Ne pas s’y préparer c’est nous assurer de perdre cette vie à coup sûr.

« Cela s’appelle la lâcheté, qui n’a jamais attendri aucun adversaire déterminé ; jamais, bien au contraire !

« Rappelons-nous avec honte que certaines erreurs peuvent être commises puis recommencées : la République naissante déclara la guerre illégale en 1791 et se trouva en conflit avec l’ensemble de ses voisins deux ans plus tard. En 1928, à la Société Des Nations, cet ancêtre de l’ONU, le Pacte Briand-Kellog déclara la guerre criminelle à la face du monde. Onze ans plus tard aussi bien la France que la Grande-Bretagne étaient acculées à une mobilisation générale dans des conditions désastreuses, pour aboutir à ce que l’on sait : l’occupation de toute l’Europe sauf la Suisse, et aussi les camps de concentration. Nous n’avions pas voulu lire Mein Kampf, non plus que méditer les pensées de Lénine et voir les camps soviétiques, qui mèneraient l’un à Katyn et l’autre à Treblinka ou Sobibor.

« "Le droit sans la force n’est rien, la force sans le droit c’est la tyrannie" disait à peu près Pascal. Souvenons-nous-en.

« Enfin, je voudrais insister sur le sens des mots. Discutant avec plusieurs d'entre vous pendant la session j'ai une nouvelle fois constaté que les mots n'avaient souvent pas le même sens pour l'un et pour l'autre. Je pense à un échange récent sur le mot République dont mon partenaire me disait que Pour lui la république c'était…

« Or, là est le danger : nous n'avons pas à dire que pour nous un mot veut dire telle chose ;nous devons au contraire nous référer à sa définition exacte sinon plus aucun échange n'est possible. (Voir l'article de Luc Sommeyre :  LE MAL DES MOTS.)

« Reprenant l'exemple de la République, je lui disais que celle-ci se définit par trois critères et seulement trois : un gouvernement collégial qui obéit à des lois et dont le mode de succession n'est pas dynastique. Un point c'est tout !

« La République romaine était-elle démocratique ? Non ! Mais c'était tout de même une République.

« Donc, ne confondons pas les mots les uns avec les autres. Ainsi de la Démocratie [3], qui peut parfaitement trouver sa place dans un système monarchique comme en Grande-Bretagne et ainsi de suite.

« À notre époque où le dialogue semble érigé à la hauteur de vertu et de principe cardinal des relations sociales, travaillons donc à ce qu’il qu'il soit possible au travers de mots employés dans leur juste sens. Nous aurons alors fait un grand pas vers la clarté et de saines relations interpersonnelles.

« J'insiste : cette question de la précision du vocabulaire est absolument essentielle si l'on y réfléchit bien.

« En conclusion :

« Il nous faut chasser l’idéologie, quelle qu’elle soit, de droite ou de gauche. C’est unemaladie mortelle de l’esprit car elle fait voir la réalité au travers de systèmes d’idées, qui sont autant de lunettes déformantes.

« À l’idéologie il faut opposer le principe de réalité qui veut que les choses soient ce quelles sont, que cela nous plaise ou non. Alors on peut agir en espérant ne pas trop se tromper.

« Il n’y a pas de bons camps de concentration (cubains, nord-coréens, chinois) dont on ne parle jamais, et de mauvais, les nazis, dont il faut sans cesse se souvenir.

« Il y a eu et il y a des camps de concentration où des innocents sont morts et meurent encore dans des conditions atroces.

« Il n’y a pas l’antisémitisme, évidemment condamnable, des néonazis, et sa variété excusable, celle des islamistes, qui est passée sous silence.

« Il y a l’antisémitisme (qui d’ailleurs est un antijudaïsme), un point c’est tout.

« Au nom de quoi devrait-on condamner l’islamophobie si l’on ne le fait pas de la papophobieou de la christianophobie ? A-t-on vu un Chrétien chaldéen ou un melchite se faire sauter dans une mosquée d’Irak ? Un seul ? Dès lors, comment mettre sur le même pied les intégrismes ?

« Il existe quand même une différence de nature entre un zélateur d’Al-Qaeda et un Mormon, je crois.

« Distinguer souverainement le bien du mal, ne pas mettre à égalité le bon et le mauvais s’appelle aussi : Liberté.

« Il nous faut être convaincus que la France est et reste une grande puissance. Du moins si elle continue de le décider.

« Aujourd'hui, combien de pays ont-ils une représentation diplomatique dans le monde comparable à la nôtre ? Un seul.

« Combien de pays disposent-ils de sous-marins lanceurs d’engins totalement conçus, fabriqués, maîtrisés par leur gouvernement national dans le monde ? Trois, et pas la Grande-Bretagne.

« Combien de pays disposent-ils de porte-avions de premier rang à catapulte avec une flotte aérienne adaptée, moderne et entraînée ? Deux.

« La France est au premier rang de toutes les grandes négociations mondiales, elle dispose d’un siège de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU, ses avions volent dans tous les cieux de la planète. Elle est au premier rang de la technique, de l’art, de la littérature.

« Elle est au premier rang des pays possédant un patrimoine multiséculaire, admirable et entretenu.

« Elle est au premier rang de certains travaux de recherche, elle inonde une partie du monde de son rayonnement culturel, artistique, commercial, d’influence, et ce depuis neuf siècles sans discontinuer !

« Quand la France parle, on l’écoute, parfois on la jalouse et on la brocarde de temps en temps, mais on l’écoute et son message est souvent reçu.

« C’est un fait.

« Cependant… restons modestes et cessons de donner des leçons au monde entier, car, comme d’autres, nous n’avons pas que des qualités. Le blanc de notre drapeau n’est hélas pas immaculé. Nous avons aussi de graves défauts : nous sommes souvent arrogants, légers, hâbleurs, désunis, insupportables.

« Nous voulons répandre les Droits de l’Homme sur le monde, mais nous avons inventé le génocide sous le terme de populicide, puis l’avons mis en œuvre en Vendée en 1793. Nous sommes (avec raison) pour la tolérance religieuse, mais… des Dragonnades de Louis XIV [4] aux baptêmes républicains de Carrier à Nantes ou aux lois d’Emile Combes en 1905 [5], nous savons aussi persécuter nos concitoyens pour leurs convictions religieuses…

« Cependant et tout bien considéré, soyons fiers de ce que nous sommes, mais avec mesure.

« Soyons fiers de notre héritage multiséculaire, en ayant conscience de ce que nous sommes les débiteurs insolvables des richesses léguées par nos ancêtres.

« Nous ne pourrons jamais rembourser cette dette, qui nous oblige.

« Mais soyons aussi convaincus que cet héritage est fragile et peut s’effondrer en quelques années, voire quelques mois si des événements dramatiques venaient à se produire et auxquels nous n’aurions pas fait face à cause de notre impréparation, de notre inconscience, ou par inconsistance ou imprévoyance.

« Voyez comme s’est écroulé l’Ancien Régime en quelque semaines [6], ou encore le Tsarisme, le Communisme, la Vienne impériale, sans parler des Empires romain, moghol, khmer ou aztèque…

« Ce formidable patrimoine, notre patrimoine (matériel et immatériel) est fragile et se trouve entre nos mains.

« Alors restons vigilants et combattons les idées dangereuses pour l’avenir, tout en travaillant d’arrache-pied à l’unité de notre nation, qui en a de jour en jour plus besoin.

« Nous savons de mémoire séculaire, depuis Bouvines pour le moins, que la France unie est victorieuse des défis.

« Désunie elle se dissout et, qui sait, pourrait disparaître.

« Cela ne se doit pas. »

 

Général Alexandre Lalanne-Berdouticq

 

 

NOTES du Général Lalanne-Berdouticq :

 

[1] Grand comme un département de chez nous : 10 000 km2 et un million d’habitants…

[2] Dix estropiés au départ d’un cent mètres olympique ne feront pas un champion !

[3] Dont la caractéristique essentielle est que le siège de la souveraineté se tient dans la personne du peuple, qui délègue ou non son autorité à des mandataires (démocratie directe ou indirecte).

[4] Contre les Protestants.

[5] Contre les Catholiques.

[6] Il a succombé à des crises multiples et simultanées : économique avec des dettes abyssales et une fiscalité inopérante et injuste, une défiance du peuple dans ses élites qui ne le représentaient plus, l’incapacité du système à se réformer et un pouvoir impuissant qui refusait de voir la réalité. Comparons avec aujourd’hui…

 

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:21

mali-helico-puma mAu Mali, une guerre peut en cacher une autre...

Dans le nord du pays, chacun mène la sienne : la France combat les groupes armés terroristes (GAT) et le gouvernement de Bamako affronte les séparatistes touareg. Tout le monde fait semblant d'être embarqué dans la même affaire, mais il arrive un moment où la contradiction éclate au grand jour. Depuis samedi, nous y sommes.

La visite du Premier ministre Moussa Mara, 39 ans, dans la ville de Kidal, a en effet viré au drame humain et politique, à la suite d'affrontements avec les miliciens du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), une organisation touarègue. Difficile à confirmer, le bilan serait de plus d'une trentaine de morts, dont deux préfets, quatre sous-préfets et huit militaires maliens. Une trentaine de fonctionnaires ont été pris en otages par le MNLA, qui aurait perdu plus d'une vingtaine d'hommes - chiffre qu'il conteste. Le Premier ministre Moussa Mara a dû se réfugier dans un camp de l'armée malienne au nord-est de la ville, avant de demander l'assistance de l'armée française pour assurer sa protection. Le MNLA assure contrôler désormais l'agglomération de Kidal et ses 25 000 habitants, à 1 200 kilomètres de la capitale Bamako. Moussa Mara a vivement réagi, déclarant que « la République du Mali est dorénavant en guerre » contre le MNLA, alors que dans un entretien téléphonique avec son homologue IBK, François Hollande apportait son soutien aux autorités du pays, en condamnant ces « violences inacceptables ».

L'Elysée ne pouvait pas faire moins, mais la dégradation soudaine de la situation inquiète sérieusement Paris. Comme l'Opinion le révélait dès janvier dernier, la lune de miel entre la France et le nouveau pouvoir malien, issu du succès militaire de l'opération française Serval, n'a pas survécu à l'enlisement du processus de «réconciliation nationale» entre le pouvoir et les populations du Nord. La signature de l'accord de défense entre la France et le Mali a été repoussée à plusieurs reprises, même si elle pourrait intervenir à l'occasion de la visite du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, dimanche et lundi prochains. Semaine après semaine, les autorités françaises constatent un fait désagréable : elles n'ont pas le même objectif stratégique que le gouvernement malien.

Pour Paris, la priorité est de détruire les Groupes armés terroristes (GAT), c'est-à-dire les différents mouvements djihadistes (Aqmi, Mourabitounes, Mujao...) qui opèrent dans cette vaste zone désertique. Avec l'appui du renseignement américain, l'armée française s'y emploie avec de vrais succès, comme la mort de «Barberousse», un lieutenant de Mokhtar Belmokhtar.

Bamako mène une autre guerre, qui remonte aux premiers jours de l'indépendance du Mali, pour assurer la souveraineté et l'intégrité de son territoire. Son ennemi, ce sont les mouvements autonomistes ou séparatistes, actifs dans tout le nord du pays habité par des populations différentes (Touareg, Maures, Arabes, Peuls...). Une première rébellion avait été écrasée dans le sang en 1962-64, mais une autre génération a pris le relais à partir de 1990. Depuis lors, aucune solution politique durable n'a été trouvée et malgré les accords de Ouagadougou en juin 2013, les événements de samedi montrent qu'on en est toujours loin. Sur fond de rivalités et de peurs ancestrales entre populations, Bamako défend un vision très jacobine de l'Etat malien, alors que le nord, qui s'estime négligé par le pouvoir, rêve de son propre Etat baptisé Azawad. C'est un dialogue de sourds.

Paradoxalement, pendant de longues années et jusqu'à l'effondrement de l'Etat en 2012, l'ancien président ATT au pouvoir à Bamako, était beaucoup plus tolérant avec les groupes djihadistes, comme Aqmi, auxquels il avait concédé un véritable sanctuaire dans le nord. Souvent d'origine étrangère, les djihadistes y ont fait souche en passant des alliances complexes avec les populations et les mouvements locaux. Mais durant la reconquête du Nord par l'armée française, au premier semestre 2013, le MNLA s'était tenu à l'écart des groupes djihadistes, contrairement à d'autres organisations, comme Ansar Dine. La France avait même envoyé quelques officiers de liaison auprès de lui, le laissant finalement se réinstaller à Kidal, tout en appelant à un dialogue politique. Aujourd'hui, celui-ci est dans l'impasse et la stratégie française au Mali ne se porte guère mieux.

 

Source : Jean Dominique Merchet - L'Opinion

 

 

 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 20:24

 

VALENCE Trois jours de fête avec les Spahis 

1rsLa population est invitée à vivre trois jours de festivités à l’occasion du centenaire du premier régiment de Spahis. Avec en point d’orgue notamment, jeudi 26 juin à 20 h 30, place des Clercs à Valence, l’aubade de la fanfare des Spahis. Samedi 28 juin, de 9 h à 15 h 30 : présentation de tableaux historiques sur les boulevards valentinois et la place de la Liberté : parades en costumes d’époque et défilés à cheval. Samedi à 22 h 30, parc Jean-Perdrix à Valence, prise d’armes nocturne et feu d’artifice.

Et sur les deux jours, samedi 28 juin de 14 h à 19 h et dimanche 29 juin de 10 h à 19 h, les traditionnelles portes ouvertes à la caserne Baquet.

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